Nura, le seigneur des yokaï tome 4

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Après trois tomes entraînants, l’histoire est désormais bien mise en place ; les personnages, les enjeux, le ton. C’est donc avec un entrain certain que j’abordais ce quatrième tome. J’en ressors un peu déçu, et surtout inquiet pour la suite.

Après l’extermination en bonne et due forme de Muchi, yokaï de Shikoku, par Nurarihyon, on se doutait bien que ses congénères ne seraient pas loin. Nurarihyon ne s’y trompe pas non plus, choisissant de disparaître dès son combat terminé ; à quelle fin ? On ne le sait pas encore. Rikuo et ses jeunes acolytes se retrouvent donc livrés à eux-mêmes, alors que le gang des 88 démons de Shikoku sort désormais au grand jour sur le territoire du clan Nura.

Un nouvel ennemi prêt à en découdre ? Pas simplement, car ces 88 démons, emmenés par Inugami, semblent bien plus fins que les précédents adversaires. Misant sur une vraie stratégie guerrière, ils veulent commencer par saper les bases de la puissance Nura, à savoir détruire les Tochigami, ces dieux protecteurs qui constituent le noyau dur du clan. Mais cette stratégie n’est pas leur seul atout. Dans les montagnes du département de Kagawa, un étrange groupe s’apprête à les rejoindre ; vêtus comme des moines, visage masqué, ils ont pour nom « Les sept pèlerins »

On en apprend donc un peu plus sur ces fameux 88 démons, évoqués à la fin du précédent tome. Nom inquiétant, leader charismatique, mais finalement rien de très novateur. L’évènement le plus marquant reste l’absence momentanée de Nurarihyon, dont on imagine qu’il planifie en sous-main la riposte. Le problème : il semble avoir emmené avec lui la légèreté et l’humour qui faisaient tant dans les premiers tomes. Ne restent plus que des apartés, des petites phrases sans trop de saveur.

Avec cet oubli, le récit perd de son charme et se fond dans le commun des scénarios shônen. Principalement concentré sur l’action (tout de même bien menée), Shiibashi délaisse quelque peu l’univers si riche qu’il avait réussi à mettre en place. Son dessin, par contre, progresse, s’affine.

Sans être mauvais, ce quatrième tome de Nura déçoit. Hiroshi Shiibashi, en cherchant à augmenter la tension ambiante, a oublié l’humour et la diversité de ses précédents chapitres. Et malgré un dessin de qualité, on s’aperçoit que le sujet n’est pas suffisamment original pour se passer de ces moments à part. Une crainte donc pour la suite : si l’histoire ne se résume plus qu’à une succession d’affrontements contre des ennemis de plus en plus forts et à l’affirmation du caractère guerrier de Rikuo, Nura risque de tomber dans le banal.


> chroniques des autres tomes


Scénario & Dessins : Hiroshi Shiibashi - Editeur : Kana - Série en cours - 4 tomes.
 NURARIHYON NO MAGO © 2008 by Hiroshi Shiibashi / SHUEISHA Inc.

 
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