Northlanders - tome 2

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Suite et fin du premier diptyque de la saga nordique de Brian Wood, Northlanders. On y suit les traces de Sven, héritier potentiel d’un royaume des Orcades, revenu de Constantinople afin de faire valoir ses droits. Mais avec une société terrorisée par Gorm, l’actuel Jarl, il n’emporte pas un soutien énorme. Réfugié dans les collines, il prépare sa riposte.

De sa retraite dans les collines, entouré des cranes de ses ennemis vaincus, Sven revient sur son enfance et son départ pour Constantinople.

Alors qu’on le croyait parti pour des raisons personnelles, incompatibilité ou goût de l’aventure, on apprend qu’en réalité il fut capturé par des brigands et vendu comme esclave à un navigateur de passage. Son arrivée à Constantinople ne se fera qu’à la retraite de ce dernier, qui le revendra à un riche marchand du port.

De cet épisode on retiendra surtout que sa capture se fit suite à une fugue : suite à une attaque, et alors que son père était en mer, il choisit de vivre plutôt que d’affronter son ennemi. Sa mère le rejeta et il garda en lui une aversion pour cet idéal barbare de mort au combat et de banquet d’Odin. Cette idée qui n’aura cessé de le hanter sa vie durant ressurgira au moment du combat final.

C’était frappant dès le début de l’histoire, Brian Wood a choisi d’ancrer son récit dans une veine assez réaliste, où les sentiments sont durs et les combats âpres. On trucide pour un rien, et en général un coup d’épée suffit. Cependant, on découvre avec ce deuxième volume qu’il introduit une notion très moderne de refus de la tradition et des croyances. Cet aspect rend le personnage de Sven plus complexe, et ses agissements d’autant plus.

Ainsi, alors que tout semble le mener vers son accession au pouvoir, et qu’il prépare habilement le terrain à une victoire sur les envahisseurs, il choisira le renoncement. Définitif. Pas d’héritage, une vie construite de ses mains et qui entend bien le rester.

Le parti pris graphique de Davide Gianfelice réussit encore une fois à rendre palpable la dureté du climat et des combats. Il permet une immersion totale dans ce monde viking et son dénuement.

Sven le revenant constitue un bon diptyque pour lancer la saga de Brian Wood. Une histoire relativement condensée (8 épisodes) mais qui a le mérite de ne pas s’égarer et de donner de suite le ton: dur, réaliste et empli de croyances. Les prochains épisodes se tourneront vers d’autres personnages et d’autres temps de l’ère viking. On expérimentera certainement la suite.



Scénario : Brian Wood - Dessins : Davide Gianfelice
Editeur : Panini Comics - Série en cours - 2 tomes.




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