Zettai Karen Children - Takashi Shiina

. . 4 commentaires:
C’est déjà bien rodée que nous arrive en France Zettai Karen Children de Takashi Shiina. Démarrée dans le Shônen Sunday en 2005 (et toujours en cours à ce jour), la série compte déjà 29 volumes au Japon. Kana, comme souvent, nous propose une sortie groupée des deux premiers.

Le monde voit augmenter le nombre de personnes dotées de perceptions extrasensorielles (PES), à tel point qu’ils ont déjà pu les catégoriser, de niveau 1 (faible) à niveau 7 (les plus doués et les plus rares). Le gouvernement japonais a développé une section spéciale d’intervention, composée d’Espers (c’est le nom donné à ces humains hors normes) et dédiée aux missions d’urgence.


Parmi ces Espers, trois sortent du lot : Kaoru, Aoi et Shiho. Déjà car elles sont de niveau 7 (les trois seuls humains de l’archipel nippon), et surtout parce qu’elles ont dix ans ! Difficilement encadrées par le lieutenant Kôichi Minamoto, elles sont autant utiles qu’incontrôlables. Véritable enjeu : qu’en grandissant elles continuent de servir le Bien, point sur lequel les prédictions sont plus qu’hésitantes…

Le principe de la série, proche de l’esprit d’un Detective Conan, réside en une succession de courts chapitres mélangeant action et humour, avec un fil rouge qui permettra de faire durer l’histoire. Le divertissement est plutôt au rendez-vous, avec pour point d’orgue cette relation ambigüe entre les jeunes filles et leur tuteur.

Les pouvoirs, vite expliqués et vite mis en pratique, deviennent très rapidement annexes. Une fois que l’on a compris la complémentarité des trois gamines (psychokinésie, téléportation et psychométrie), les missions tournent en rond. Les ressorts humoristiques suivent également cette trajectoire : Kôichi s’énerve, Kaoru l’explose dans un mur, etc. Cette impression, déjà ressentie après deux tomes, n’est pas vraiment de bon augure pour la suite…

Ces petites histoires se lisent bien, on sourit et on se prend vite d’affection pour ces trois gamines hors normes. Malheureusement, pas grand-chose d’autre à se mettre sous la dent, les missions étant vite expédiées et redondantes. Bien sûr, on pourra toujours arguer qu’il y a un véritable enjeu autour du devenir des fillettes : choisiront-elles le bien ou le mal ? Mais de là à se lire une trentaine de tomes…




Scénario & Dessins : Takashi Shiina - Editeur : Kana - Série en cours - 2 tomes.  
ZETTAI KAREN CHILDREN © 2005 Takashi SHIINA / Shogakukan Inc.




 
Vous avez aimé cette chronique ? Pensez à vous inscrire à la newsletter et/ou au flux RSS pour être informé des prochaines publications.



Get this Related Posts Widget

4 commentaires:

  1. Effectivement le début de la série n'augure rien de bon. Mais une fois le début passé, on se retrouve devant un univers vaste, une immense galerie de personnages attachants, des protagonistes, des antagonistes et une intrigue qui EVOLUENT véritablement et à une trame de fond suivie et intéressante. Une série donc à ne pas sous-estimer en dépit de son ouverture, qui, je suis d'accord, est loin de casser des briques.

    Un pirate qui sait.;-)

    RépondreSupprimer
  2. Le début de l'histoire me semblait relativement intéressant jusqu'à ce que je lise "avec pour point d’orgue cette relation ambigüe entre les jeunes filles et leur tuteur. "
    ...là j'ai laissé tomber...

    RépondreSupprimer
  3. Un peu pareil que monsieur le pirate. La série progresse bien et en ce qui concerne les personnages secondaires, on finis par être plus que servis.

    Je suis assez accro à cette série, un de mes coups de coeur ces dernières années.

    RépondreSupprimer
  4. @Zankaze & lalda: je vous fais confiance et poursuivrai un peu l'aventure alors ;)

    @Faust: "ambigüe" était peut-être mal choisi, on est dans du très léger hein, rien de bien méchant.

    RépondreSupprimer

COUPS DE COEUR DU MOMENT :

un titre ? un auteur ?

REJOIGNEZ-NOUS SUR FACEBOOK

DOSSIERS / GUIDES

ARCHIVES