Mako - Marty / Beuzelin

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Une petite lecture noire pour ce 1er novembre… Mako, signé Lionel Marty et Boris Beuzelin, vient de sortir et traîne dans le sillage des romans noirs mâtinés d’espionnage et de vieilles puissances. On y retrouve aussi une place de choix pour notre bonne vieille DGSE, mise également à l’honneur en Bulgarie ces jours-ci. La fiction est quand même plus flatteuse…

Mako est le nom de code d’un agent de la DGSE, membre de la mythique section des « loups ». C’est au cours d’une mission top-secrète qu’il sera trahi par son équipier, direction la case prison pendant quelques temps. Son coloc de cellule, Roger, va le mettre sur la piste de ceux qui l’ont doublé, avec un gros coup à la clé.

Dès sa sortie de prison, Mako va donc faire la connaissance de Marie, la sœur de Roger, qui sera chargée de le guider vers sa vengeance et sa future fortune. Enfin, sœur est probablement un bien grand mot…

Le scénario, co-signé par les deux auteurs, démarre très bien. Concis et efficace sur la scène d’introduction, il a le mérite de ne pas s’attarder sur la vengeance (bouclée vite fait bien fait) et de se concentrer sur le cœur de l’affaire. Malheureusement, l’histoire se complique bien vite, et tombe quelque peu dans le burlesque, ce qui n’est sûrement pas l’effet recherché.

On peut en effet reprocher aux auteurs d’avoir voulu trop en faire, peut-être une recherche exagérée du retournement de situation, alors que tous les ingrédients étaient réunis pour une histoire, certes plus classique, mais solide.

Les dessins de Boris Beuzelin sont très réussis, dynamiques, racés. On croit reconnaître quelques sources d’inspirations. Le héros en particulier n’est pas sans rappeler Valérian… La colorisation de Céline Bessonneau leur ajoute un charme indéniable : si certains pourront la trouver froide, j’y adhère totalement. Je trouve le travail assez proche de ce que peut faire le duo Brüno / Laurence Croix.

Mako est un bon polar, un peu caricatural par moments mais réellement efficace. Ce retour aux affaires d’un ancien agent de la DGSE se lit d’une traite et nous embarque dans une ambiance parfois proche d’un James Bond. En plus frenchy, certes, mais l’esprit est bien là !




Scénario : Lionel Marty - Dessins : Boris Beuzelin 
Editeur : Glénat - Collection : Treize Etrange - One Shot.





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