Sket Dance - Kenta Shinohara

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Gros succès au Japon avec ses 29 tomes, 12 millions d’exemplaires vendus, etc., Sket Dance a débarqué en France début janvier chez Kazé avec le lancement simultané des deux premiers tomes. Une occasion de découvrir pour une somme modique (3,99€ le tome pour le premier tirage) cette comédie lycéenne qui mélange un peu tous les genres.

Teppei Sugihara débarque dans son nouveau lycée, un peu flippé comme on a tous pu l’être un jour de rentrée. Il découvre dès le premier jour l’existence d’un club perdu parmi les autres, à l’acronyme étrange : le SKET. Composé uniquement de trois membres, il ne s’agit en rien d’un club select, mais plutôt d’un club de losers, tout du moins de marginaux.

On y retrouve Bossu, chef et stratège, Himeko, ancienne racaille et combattante de service, et Switch, geek qui ne communique qu’à travers son pc portable et son logiciel de synthèse vocale. Le SKET se pose en « protecteurs de la vie scolaire », en clair ils viennent en aide à qui le demande, quelle que soit la mission : découvrir un tortionnaire, garder un singe domestique…

La série démarre plutôt bien, avec une présentation des personnages assez rapide (l’auteur fait d’ailleurs référence à ces séries qui traînent en longueur dans leurs introductions) et un ton léger. On y découvre une version light des problèmes scolaires, pas franchement graves et plutôt loufoques. Car c’est bien ça qui compte, le burlesque et l’amusement.

Donc un début de série assez agréable, mais qui pose d’emblée la question de ses limites. On sait que la série en est déjà à presque trente tomes et qu’elle est « vendue » comme brassant un peu tous les genres. Or, on ressent déjà à ce stade une certaine lassitude : rien de bien grave, mais le sentiment qu’il sera difficile de se raccrocher à quelque chose, a fortiori quand on est comme moi assez éloigné des préoccupations adolescentes. 

A ce prix-là, ça vaut le coup de tenter l’expérience de SKET Dance. Lecture-détente, pas prise de tête, la série s’adresse néanmoins plutôt à un public jeune (en gros l’âge des personnages mais guère plus), qui pourrait se sentir concerné par les problèmes soulevés. Pour l’instant, Kenta Shinohara se débrouille honnêtement, avec des affaires variées et un dessin certes lisse mais pas désagréable. On a par contre du mal à croire que ça tienne sur la longueur.



Scénario & Dessins : Kenta Shinohara - Editeur :Kazé Manga - Série en cours - 2 tomes.  
SKET DANCE © by Kenta Shinohara / SHUEISHA Inc.



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