Lancaster : Les Portes de l’Arctique

. . 2 commentaires:
Jim Lancaster est un Lord, mais pas un Lord issu d’une longue lignée d’aristocrates. Il a été anobli par la reine pour acte de bravoure pendant la seconde guerre mondiale. Oui, la seconde guerre mondiale, car “Les Portes de l’Arctique” nous place en 1959, après quelques flashback d’introduction. 

On commence donc par remonter le temps pour observer le doggerland en 5000 avant notre ère se faire raser par un bien étrange tsunami, puis on saute en 1944 pour découvrir avec quelques sous mariniers allemands un étrange corps pris dans les glaces d’une grotte au fin fond de l’arctique.

Ainsi découvre-t-on un Jim Lancaster revenu à une oisive vie civile avec son meilleur ami Robert Caradine, un français à la langue bien pendue, amateur de femmes et d'alcool... Toute ressemblance avec le célèbre tandem Brett Sinclair / Danny Wilde n’est peut-être pas si fortuite que ça.

Toujours est-il que les deux comparses font vite changer de climat pour passer du soleil de Haïti aux rigueurs du froid polaire : Graham C. Clarke, ami de longue date de Jim les ayant invité à se joindre à une extraordinaire mission scientifique. Il faut dire que le professeur Clarke est un scientifique très versé et reconnu dans la recherche de civilisations perdues, dont l’Atlantide.

On comprend assez vite que la mission en question tourne autour du corps découvert dans sa gangue de glace par les soldats allemands. Clarke, pour mener à bien sa mission s’est entouré des meilleurs scientifiques dans leurs domaines respectifs, un panel couvrant la biologie aussi bien que la paléoanthropologie en passant par l’histoire de l’art.

Toute la portée de la découverte se révèle lorsqu’est énoncé le résultat de la datation de la glace retenant le corps. Le coté action/espionnage du scénario de Christophe Bec ( également auteur de la série Carthago) va alors faire son entrée avec fracas. Une faction ennemie, qui au passage semble bien connaître Lord Lancaster, fera son entrée dans la chasse aux origines de l’Homme qui ne sont peut-être pas si darwinienne que cela finalement.


Les dessins de Jean-Jacques Dzialowski m’ont un peu surpris : si la couverture est superbement réalisée dans le plus pur style des “anciennes” BD avec ce coté un peu vintage du coup de crayon, du traitement des couleurs, de la typographie même, les planches m’ont parues plus modernes et les dessins plus nerveux et anguleux. Le tout restant très cohérent dans les cadrages avec les variations de rythme du scénario. 

Les Portes de l’Arctique est une série en deux tomes d'où un scénario très rythmé qui sait cependant ménager des pauses pour exposer les différents ingrédients clefs de l'aventure et surtout pour nous distiller des informations fragmentaires, nous laissant dans l’attente de la conclusion. Ce premier tome excite notre curiosité et on le ferme avec finalement plus de questions que de réponses...Révélations dans le tome 2 donc.



Scénario : Christophe Bec - Dessins : Jean-Jacques Dzialowski 
Editeur : Glénat BD - Collection : Grafica - Série en cours - 1 tome. 



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2 commentaires:

  1. C'est vrai que les dessins de Dzialowski changent un peu de ce qu'il a fait par exemple dans Groom Lake ou Histoire de pilotes, mais de ce que j'en aperçois ici ça ma l'air quand même très intéressant. L'histoire quant à elle m'intrigue pas mal, je pense que je vais me procurer ces deux tomes pour aller plus loin.

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  2. En effet, je n'avais pas vu qu'il avait participé au premier tome de "Histoires de pilotes". Son style s'adapte un peu à l'ambiance voulue par l'histoire contée mais il y a une constance quand même, un air de famille en quelque sorte.

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