Batman : The Killing Joke - Moore/Bolland

. . 3 commentaires:
Le Joker s'est évadé de l'asile d'Arkham où il était enfermé. Il fait l'acquisition d'un parc d'attraction abandonné et kidnappe le commissaire Gordon après avoir tiré sur sa fille, Barbara Gordon, la rendant infirme.

Alors qu'il élabore un nouveau plan diabolique et vante les mérites de l'oubli au profit de la folie, nous voyons resurgir des souvenirs de son passé. C'est l'occasion de revisiter les origines du personnage lors de flashbacks en noir et blanc.


Nous découvrons comment il est devenu accidentellement ce vilain haut en couleur au sourire sadique lors de sa première confrontation avec Batman, en tant que Red Hood, dans l'usine de traitement de déchets chimiques. Ce passé nous révèle d'ailleurs un homme tout à fait émouvant, prêt au sacrifice pour subvenir à ceux qu'il aime et contraint de devoir commettre un crime qui scellera son destin et le fera définitivement sombrer.

Toutefois, cette version du passé du Joker ne peut pas être prise à cent pour cent comme telle, le personnage admettant lui-même avoir des souvenirs contradictoires et que "tant qu' à avoir un passé autant en avoir plusieurs versions".

Alan Moore nous offre un récit qui plonge au cœur de la folie, là où l'on en puise l'essence, ce vacillement, cet échappatoire effrayant. La confrontation entre Batman et le Joker est ici bien plus psychologique que physique et le final nous révélant cette "blague qui tue" est tout simplement culte.

Cette nouvelle édition Deluxe (hum...) de ce qui est considéré comme une de meilleures histoires de l'homme chauve-souris bénéficie d'une recolorisation intégrale par Brian Bolland lui-même, trop heureux d'après ses propres dires de pouvoir enfin donner à ce récit les couleurs qu'il aurait aimé lui offrir dès le départ. L'ouvrage est complété par une postface du dessinateur, sa courte histoire "Un parfait innocent" (tirée de "Batman : Black & White" et recolorisée également) et quelques croquis.

Le gros avantage de cette version est donc de passer outre l'aspect criard de l'ancienne édition ce qui permettra éventuellement d'attirer des nouveaux lecteurs. Les dessins de Bolland avec ses traits hachurés ont très bien vieillis et offre donc ainsi un aspect tout à fait séduisant.

Le seul bémol dans tout cela est le rapport prix/nombre de pages, malgré les suppléments bonus, les quinze euros demandés pour un livre aussi fin (bien que de grande qualité) paraissent un peu abusifs.

Mais ne boudons pas notre plaisir, ce récit dans lequel le Joker est le vrai personnage principal est clairement à lire pour quiconque s'intéresse un minimum à l'univers du chevalier noir.



Scénario : Alan Moore - Dessins : Brian Bolland - Editeur : Panini Comics - DC Icons.

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3 commentaires:

  1. C'est bien une des meilleures histoires de Batman, je confirme !
    Donc, j'ai la version moche ? Damn...

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  2. Moche n'est pas le mot, c'est aussi une question de goûts... disons que cette version fait plus "moderne" ;o)

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  3. Il a l'air pas mal du tout ce comic. C'est vrai que Joker est sans doute un des méchants les plus charismatiques de comics. Don c'est bien qu'il ait le droit à un titre comme ça.

    Personnellement, vu que j'ai déjà du mal avec Marvel, je préfère me concentrer sur eux et ne pas entamer DC.

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