29.7.10

Pourquoi les geeks portent tant d'intérêt au comic ?

Sur twitter, le jeudi, certains s'adonnent au #jeudiconfession. Cela consiste à déballer publiquement un truc plus ou moins inavouable en moins de 140 caractères. Si aujourd'hui je devais faire le miens, ce serait "Le comic est le genre que j'aime le moins, je ne comprends pas pourquoi il vous passionne tant".

Effectivement, il suffit de voir le nombre de retweet et commentaires sur les articles du blog consacrés aux comics pour s'apercevoir que le genre est plutôt populaire, surtout chez cette communauté qu'on appelle "Geek". Les adaptations cinématographiques y sont certainement pour beaucoup, mais là encore, quand on sait qu'au final un grand nombre des amateurs de salles obscures n'ouvriront jamais la version papier du sujet, il y a de quoi se poser des questions.

Il n'y a qu'à regarder un peu sur la toile et en particulier sur la blogosphère ciné, pour s'apercevoir que la moindre petite photo, le moindre petit teaser fait un buzz incroyable… Tout le monde relaye la même info à sa sauce, cherchant à profiter de l'éphémère popularité de la news.

Alors bien sûr je ne crache pas dans la soupe. Il y a du très bon dans les comics. J'en lis et en lirai encore. Mais je suis très sélective. Pour plusieurs raisons. On va mettre à part tout ce qui n'est pas comic de super-héros, car là le sujet diffère. Mais quand on prend les aventures de tous ces personnages en capes et collants dans leur globalité, au final que reste-t-il ? Des affrontements, des morts qui ressuscitent continuellement (et donc des énormes incohérences), des crossovers qui n'en finissent plus, des retournements éditoriaux ridicules ("One More Day" pour Spider-Man pour ne citer que celui-là…) et une multitude de titres à suivre si l'on veut tout comprendre et rester "dans le bain".

Si l'on ne lis que cela, après tout pourquoi pas. Mais quand on s'intéresse également au manga et surtout à la BD franco-belge, on se dit qu'il y a quelque chose de pas logique. On reproche souvent à ces deux genres leurs séries à rallonge… Quid d'aventures de Héros qui ne vieillissent jamais et se battent contre les mêmes adversaires depuis des années ?

Le manga a ses amateurs et certains titres arrivent à atteindre une incroyable popularité (méritée), mais de la même manière, des séries qui méritent vraiment de sortir du lot pour leur originalité ou leur poésie restent très underground pour d'obscures raisons. Je pense à des titres comme ceux de Asano, la Cité Saturne, Eternal Sabbath, Planètes… Leur succès n'est pas aussi retentissant qu'il le devrait (en tout cas par chez nous). C'est peut-être une impression ? dites-moi si je me trompe.

La franco-belge est le genre qui est encore le plus occulté malgré ses très grandes qualités, scénaristiques autant que graphiques. Seul de ces genres à proposer de réelles œuvres d'art dans leur forme, on leur reproche également un prix prohibitif (alors qu'un 100% Marvel coûte à peu près le même prix et se lit aussi vite…). Et pourtant pour ma part, il reste mon genre favoris. Je sais que c'est celui qui attirera le moins les foules, mais tant pis si les visiteurs se font moins nombreux sur ces articles, je me dois de partager cette passion (puis google rééquilibre la donne, heureusement). Mais franchement, certains titres mériteraient d'être mieux considérés par le public. Alors je sais, on nous dit que la prolifération de titres en librairie n'aide pas à s'y retrouver, mais c'est aussi un des buts de ce blog de vous orienter dans vos achats au travers de mes impressions.

Mes deux derniers gros coup de cœur en date sont de la franco-belge. Des titres tels que "Secret : L'angelus" ou "Welcome to Hope" mériteraient largement des adaptations sur grand écran pour leur qualité de scénario et leur originalité.

Les comics plus "underground" avec des titres tels que "100 bullets", "Y le dernier homme" ou encore "Fables" peinent à vraiment faire parler d'eux. Il a suffi qu'on annonce l'adaptation de "Walking Dead" en série TV pour que tout le monde se jette dessus…

Alors au final le comic, effet de mode et passage par l'adaptation obligatoire pour intéresser les foules de geeks ? Ou découverte tardive de ce qui se fait de l'autre côté de l'atlantique ?



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28.7.10

"Krim" de Marie et Toshy en prépublication sur Bulles et Onomatopées

"Dans une vieille Europe baroque, dirigée par le commerce, déchirée par les guerres, Krim, une gamine des rue d’Amsterdam tente de survivre en vendant du Spice, une drogue dont elle est, elle aussi, dépendante. Et parce que les 300 grammes qu’elle doit rembourser lui fondent entre les doigts, Krim n’a plus d’autre choix que de disparaître très vite. Mais Krim dérape, dérive, et beaucoup trop de monde s’intéresse à la petite défoncée. Il y a bien plus de 300 grammes en jeu … Il y a le poids des âmes."

"Krim" est un projet d'album des auteurs Damien Marie (Ceci est mon corps, Welcome to Hope, La cuisine du diable…) et Toshy (La métaphore du papillon).

Son scénariste le décrit ainsi : "Roman de piraterie fantastique, un récit haletant et un univers dur dans lequel se débat une héroïne toxicomane paumée et attachante." Connaissant le goût de Damien Marie pour les histoires sombres et prenantes, nul doute que ce nouveau titre sera fascinant.

Les deux auteurs m'ont fait l'honneur d'une prépublication de cet album sur Bulles et Onomatopées en simultanée de leur blog officiel. Vous retrouvez donc tous les dimanche une nouvelle planche ici-même (dans la rubrique "Prépublication").

Prévu pour être un one-shot de 100 pages, ce projet déjà réalisé sur une cinquantaine de pages cherche un éditeur. L'intégralité de l'œuvre ne sera pas publiée sur le net, mais nous espérons que cette prépublication de son début saura vous donner envie d'en découvrir d'avantage et réussira à intéresser un directeur de collection.

Mais tout de suite, voici la toute première planche d'introduction. Et dès dimanche, je vous donne rendez-vous pour découvrir la suite de l'aventure !

Krim : 01




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27.7.10

Décès d'André Geerts : Le petit monde de Jojo est en deuil

La triste nouvelle vient de tomber. Communiqué de presse des éditions Dupuis :

"André Geerts est décédé ce mardi 27 juillet 2010. Les Éditions Dupuis sont extrêmement touchées par cette disparition brutale, et leurs premières pensées vont à sa famille. Jojo, son adorable petit bonhomme à la casquette verte est aujourd’hui orphelin.

L'évocation des menues aventures quotidiennes de cet attendrissant gamin a conquis les lecteurs de tous âges par sa fraîcheur et sa grande sincérité. A 54 ans, André Geerts était resté un grand bambin. Avec Sergio Salma, il lança également la série "Mademoiselle Louise", une pauvre petite fille riche dont les rares apparitions découlent du même filon de tendresse graphique que son charmant Jojo. Maîtrisant aussi bien le noir et blanc que les couleurs, André Geerts s'est construit un style personnel où se mélangent émotion et ironie, amitié et joies simples. Rarement un auteur aura autant ressemblé à son univers : généreux, sensible, timide et modeste.

Mais, au-delà des histoires et des images qu’il nous a laissées et qui continueront longtemps à nous mettre le cœur en joie, c’est avant tout l’homme que l’on regrettera, son extraordinaire esprit d’enfance, sa préoccupation des autres et la chaleur de son accueil vis-à-vis de chacun. Car André Geerts n’était pas seulement un énorme artiste mais également un être d’exception.

Né le 18 décembre 1955 à Bruxelles, André Geerts aurait pu être pâtissier, pharmacien, parolier, joueur professionnel de tennis ou vainqueur du Tour de France. Heureusement pour nous tous, il a préféré se consacrer à la bande dessinée.

Sorti de l’Institut Saint-Luc, comme bien d’autres artistes locaux, il publie sa première planche en 1974 dans LE SOIR-JEUNESSE et envisage une carrière dans le dessin de presse.

C’est le journal SPIROU qui lui ouvre presque aussitôt ses portes, le rodant à l’animation de rubriques (“La Petite chronique vénusienne”, sur scénario de Jean-Marie Brouyère), aux histoires complètes et aux cartoons. Ces derniers seront édités en deux volumes (“Bonjour, monde cruel” et “Bonsoir, monde cruel”) vingt ans plus tard en 1996 et réédités en intégrale en 2008, sans avoir pris une ride.

En 1983, il crée Jojo, la série qui le rendra célèbre, toujours chez Dupuis. Il dessine, sur un scénario de Pierre Le Gall, "Jabert contre l'adversité", en 1990 chez Delcourt Avec Sergio Salma, André Geerts lancera en 1993 la série “Mademoiselle Louise » qui a été éditée d’abord chez Casterman, puis chez Dupuis.

André Geerts a reçu une vingtaine de prix dont
- 1994 : Prix œcuménique de la BD à Angoulême pour le tome 1 de “Mademoiselle Louise” ;
- 1997 : Grand prix de la ville de Durbuy pour “Monde Cruel” ;
- 1998 : Crayon d’or de la ville de Bruxelles attribué par la Chambre Belge des Experts en Bandes Dessinées ;
- 2003 : Grand prix de la ville de Bruxelles attribué lors du festival de Ganshoren ;
- 2007 : Prix des lecteurs jeunesse au festival de Vaison-La-Romaine pour “Jojo vétérinaire”, le 17e album de la série.

Le 18e album de Jojo “Mamy Blues” sortira le 1° octobre."



Toutes mes condoléances à sa familles et ses amis et une pensée aux nombreuses personnes qui, comme moi, ont été bercées par les aventures de Jojo.


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Daredevil Noir - Poker menteur

J'attendais ce Daredevil Noir impatiemment mais un peu inquiète. Le diable de Hell's Kitchen étant mon super-héros favoris, j'avais une appréhension sur son traitement dans cette série Noire. Après un Spider-man convenable, un X-Men décevant et un Wolverine qui relevait un peu le niveau de l'ensemble, Le justicier aveugle ne se présentait pas sous les meilleurs auspices.

Effectivement. S'il est bien un personnage de l'univers Marvel qui correspond à l'ambiance crasseuse et sombre du polar, c'est bien Daredevil. Alors pourquoi cette sorte de "What If " ?

Certes l'histoire remanie quelque peu les origines du personnage. Devenu aveugle à cause du meurtrier de son père (et non suite à un acte d'héroïsme et une substance toxique), mais surtout sorte d'homme de main de Foggy Nelson, n'ayant jamais eu les moyens financiers de suivre des cours de droit et ainsi devenir avocat, le personnage diffère de celui que nous connaissons.

Les autres protagonistes bénéficient également d'un traitement différent, mais je ne vous en dis pas plus… Alors au final qu'en reste-t-il ? La lecture n'est pas désagréable. C'est en partie grâce aux excellents dessins de Tomm Coker que l'immersion se fait instantanément et que l'on se laisse prendre dans cette ambiance toujours aussi obscure qui vaut son titre à la collection.

Le scénario de Alexander Irvine est simple mais efficace, les nobles causes méritent toujours qu'on les défende, en particulier quand elles ont l'apparence d'une charmante demoiselle et le goût de la vengeance au nom d'un père assassiné froidement.

Cela suffit-il à concurrencer, où tout du moins proposer quelque chose de différent, que ce qui se fait déjà avec le diable rouge ? Malheureusement non et une fois le comic refermé on se demande un peu si l'exercice était vraiment nécessaire.

Le lecteur occasionnel trouvera là une distraction agréable et une édition au rapport qualité/prix très convenable. Le passionné achèvera le volume rapidement et se retournera vers la série classique, après tout déjà bien assez noire comme cela.




Scénario : Alexander Irvine - Dessins : Tomm Coker - Editeur : Panini Comics
Collection Marvel Noir - Récit complet.



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26.7.10

Dengeki Daisy - Kyousuke Motomi - tome 3

A cause du comportement étrange de Kurosaki, Teru a décidé de déménager pensant qu'elle dérange le jeune homme. Riko lui a proposé une colocation et grâce à elle la jeune fille retrouve très rapidement un nouveau logement… juste en face de chez Kurosaki ! Le beau gosse aux allures de bad boy s'en voit rassuré, il ne sera pas trop éloigné de sa petite protégée.

Ce tome trois est un numéro de transition. Il consolide les sentiments que les deux personnages principaux ont l'un pour l'autre et accentue encore le côté dangereux qui tourne autour de Teru via les personnes enquêtant sur un éventuel legs de son informaticien de frère.

On passe donc de scènes touchantes à des scènes plus orientées "suspense" et l'humour est toujours disséminé par petite dose au fil du récit.

Dans la troisième partie du manga, Teru part en vacances à la mer avec quelques amis et sous la protection de Riko. Le souvenir qu'elle va ramener à Kurosaki va devenir un élément clé et amener un tournant décisif dans l'histoire, le secret de l'identité de Daisy étant très largement menacé…

C'est donc une nouvelle approche des relations de ce couple original qui nous attend dans les prochains tomes. Signe d'une évolution nécessaire afin de ne pas tourner en rond, ce retournement de situation promet du changement et de nouvelles ambiguïtés à venir.

Dengeki Daisy poursuit sur sa très bonne lancée en nous proposant un shojo frais et attachant avec des personnages charismatiques et plutôt matures.


Sortie du tome 4 prévue pour le 9 septembre.



> chroniques des autres tomes


Scénario & Dessins : Kyousuke Motomi - Editeur : Kazé Manga - Série en cours – 2 tomes.
Dengeki Daisy © 2007 Kyousuke MOTOMI / Shogakukan Inc.



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24.7.10

Welcome to Hope - Marie / Vanders

Hope. Bled paumé, ville minable du Kansas au nom cynique. Le seul espoir que peut caresser la plupart de ses habitants serait celui d'avoir l'opportunité de la fuir. Mais ça, Scott ne le sait pas encore quand il y débarque un peu par hasard, dans l'espoir de se refaire d'une partie de poker qui l'a laissé les poches vides et la gueule amochée.

Cody lui en revanche le sait trop bien. Depuis qu'il a dépanné la belle Norma et qu'elle lui a offert ses faveurs, ce looser n'a plus qu'un rêve : s'enfuir avec elle coûte-que-coûte. Et effectivement, autant d'obstination va lui couter très cher…

Comme l'indique si bien le titre du premier tome de cette trilogie, "Deux droites parallèles", nous suivons tour à tour le cheminement de Scott et de Cody. Ils vont tous les deux s'enfoncer dans un abîme incroyable de noirceur, de cruauté, de violence et d'inhumanité.

Cette série est un de mes coups de cœur. Les trilogies franco-belge proposant des scénarios aussi glauques et poisseux sont trop rares. Pour ce titre, le scénariste Damien Marie a exploité tout ce qu'il a d'influences venues du roman noir et du comic, en particulier l'utilisation de la voix off, empruntée au génial Franck Miller.

Et cela fonctionne à merveille. Si les auteurs américains sont de très bons conteurs d'histoires noires et sordides, Marie se réapproprie leurs codes à sa sauce et restitue un récit qui n'a rien à envier aux maîtres du genre. Son découpage de la narration est habile, et l'on passe d'un protagoniste à l'autre avec facilité.

Ce ping-pong audacieux nous fait quitter chaque personnage sur une sorte de mini cliffhanger. A chaque fois que quelque chose va se passer, nous partons suivre le deuxième personnage. Et l'auteur use d'ellipses plus ou moins longues que comble la voix off afin de nous restituer les faits et ne souffrir d'aucun temps mort. Un tempo parfait.

Petit avertissement toutefois. Quand je parle de sordide j'emploie le mot au sens propre du terme. Nous sommes ici en présence de ce que l'espèce humaine peut compter de pire. Dans la ville de Hope c'est l'individualisme qui règne et chacun est prêt à poignarder son voisin dans le dos pour son propre intérêt. Ajoutez à cela la passion locale pour les combats de chiens, un duo de frangins complètement tarés et cannibales, un shérif véreux, des filles prêtes à écarter les cuisses à la moindre occasion et vous aurez un rapide aperçu de l'ambiance qui y règne. Âmes trop sensibles s'abstenir, "Welcome tout Hope" est tout sauf politiquement correct.

Et même si Damien Vanders n'illustre pas les pires scènes du scénario, votre imagination saura remplir les blancs pour représenter l'horreur de certaines situations. Le style du dessinateur a évolué depuis "Règlement de contes" (des deux mêmes auteurs). Ses personnages autant que sa ville restituent parfaitement l'ambiance et le contexte. Ses couleurs sont très justes et l'on ressent sans peine la chaleur ambiante, la moiteur des bars enfumés et le gout de la terre boueuse.

Une série terminée en trois volumes, qui devrait particulièrement ravir les amateurs de comics noirs à la Sin City. A découvrir si ce n'est déjà fait !



Scénario : Damien Marie - Dessins : Damien Venders - Editeur : Bamboo
Collection Grand Angle - Série Terminée - 3 tomes.



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22.7.10

Zep - Exposition : Le portrait dessiné (Lausanne)


Zep, le papa de Titeuf mais également des très bons albums à thèmes que sont "L'enfer des concerts", "Les filles électriques" et "Happy sex" a l'honneur d'avoir une exposition lui étant entièrement consacrée à Lausanne en Suisse.

Du 19 juin au 10 octobre nos amis Suisses ainsi que les frontaliers pourront découvrir l'univers de l'auteur au détours de ses travaux les plus connus mais également d'œuvres plus personnelles.

Pour ceux qui ne pourront pas s'y rendre et dont je fais partie, voici une petite vidéo récapitulative.






© Zep, 2010, affiche originale de l’exposition Zep, le portrait dessiné, pour le mudac et BD-FIL


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L'île de Hôzuki - Kei Sanbe - tome 3

Troisième et avant-dernier tome de L'île de Hôzuki. La course-poursuite au travers de l'île se prolonge. Ce nouveau volume sera également l'occasion de nouvelles confrontations entre les enfants et les professeurs et quelques morts seront même à déplorer. Si les enfants avancent prudemment vers le versant de l'île opposé à l'école à la recherche d'un bateau, les mystères, eux, restent assez obscures.

Nous auront toutefois le droit à une hypothèse assez terre-à-terre concernant la présence d'un fantôme sur l'île, procédé audacieux qui pourraient permettre un certain volte-face au moment de la conclusion.

Mais rien n'est certain et il est encore impossible pour l'instant de s'imaginer ce que pourra donner cette fin, prévue donc pour le prochain tome. Les personnages sont tous fidèles à la première apparence qu'ils avaient donné et les enfants qui continuent à être aussi débrouillards que précédemment font passer les adultes pour des impulsifs violents, sans scrupules mais assez maladroits au final.

Malgré le peu de révélations ce troisième opus se lit sans relâche. Le rythme est parfaitement dosé et la tension suffisamment intense pour que l'on se laisse entrainer sans le moindre ennui. Petit plus sympathique, nous retrouvons à la fin du manga une séquence flashback de quelques pages sur le passé du professeur Kuwadate à l'époque où il était collégien. L'occasion de confirmer que l'enseignant le plus inquiétant de l'île a effectivement des penchants aussi pervers que ce que nous avions pu découvrir dans le tome 1.

Le suspense accumulé au fil des tomes a accentué les ambitions au sujet de cette fin, espérons que le tome 4 saura ravir nos attentes.


Chronique des autres tomes


Scénario & Dessins : Kei Sanbe - Editeur : Ki-oon - Série en cours – 3 tomes.
© Kei Sanbe / SQUARE ENIX CO., LTD.



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21.7.10

La cuisine du diable - Marie / Karl T

New-York, Little Italy, 1931. Anthony Poucet a treize ans et ses parents sont assassinés sous ses yeux. Ils étaient boulanger et leur seul crime était la présence du bras droit de l'Ogre, le chef de la mafia locale, dans leur boutique. Anthon' va devoir maintenant s'occuper seul de ses six frères, mais ce n'est pas tout.

Anne, son amour, sa raison de vivre, a disparue. Elle est en réalité allée habiter contre son gré avec sa grande sœur Candice et son nouveau mari, celui que l'on surnomme 2B, un magnat du business en train de construire un projet ambitieux : l'Empire State Building.

Mais sous son image lisse d'aristocrate, 2B cache certains secrets inavouables, comme cette pièce attenante à sa chambre et dans laquelle sa propre femme n'a pas le droit de pénétrer…

L'ogre et sa mafia italienne, 2B et ses politiques véreux, les gangs d'Irlandais, de Chinois… Dans cet immense melting-pot que représente la ville, voulant à tout prix sauver Anne et ses frères, Anthon' va jouer de ruse et de finesse pour manipuler tout ce petit monde et s'infiltrer dans leurs règlements de compte, quitte à se laisser engloutir tout entier dans la cuisine du diable…

Sept frères nommés Poucet livrés à eux-même, un ogre, les initiales de 2B, la sœur Anne, la pièce interdite… Les plus perspicaces d'entre vous auront reconnu certaines similitudes avec de célèbres contes de Charles Perrault. Le tout sur fond de prohibition et de guerres de puissantes familles qui ne sont pas sans rappeler les classiques du cinéma que sont "Il était une fois en Amérique" ou "Le Parrain". Cet audacieux mélange donne un aspect original à cette histoire qui ne se contente donc pas d'être un récit de plus sur la mafia new-yorkaise.

Damien Marie, dont je vous ai déjà vanté les qualités pour l'excellent "Ceci est mon corps", mène son récit tambour battant. Le scénario est sombre, violent, habile et devrait ravir les amateurs de polars à l'ambiance rétro. Côté dessins, Karl T réalise un travail classique mais efficace et la plongée dans les rues de New-York est immersive.

Cette série existe en deux éditions. En quatre albums distincts (à l'origine deux diptyques) et sous la forme d'un intégral (collection "les intégrales" de Vents d'Ouest). Le format de l'intégral est tout à fait séduisant. Quasiment de la taille d'un comic, les planches réduites n'en sont pour autant aucunement endommagées et son petit prix le rend particulièrement attractif (15€ pour plus de 190 pages).

Un prix tout doux pour une série de grande qualité, deux raisons pour ne pas hésiter à franchir le pas et déguster la cuisine du diable.



Scénario : Damien Marie - Dessins : Karl T - Editeur : Vents d'Ouest
Collection Les intégrales - Série Terminée.




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19.7.10

Pluto - Urasawa - tome 4

La fin du tome précédent nous laissait envisager une montée en puissance de violence avec l'apparition du mystérieux Pluto. Après avoir encore une fois joué avec nos sentiments dans un chapitre émouvant et attendrissant, l'action se met en marche et la sensation de danger augmente progressivement.

Aucun des protagonistes de l'histoire n'est invulnérable et Urasawa n'hésite pas à nous le rappeler. Les quelques révélations de ce tome ne suffisent pas à se faire une idée plus précise des enjeux qui se trament, tellement l'auteur s'amuse à nous balader d'une piste à l'autre et à nous faire supposer une chose et son contraire.

A ce jeu-là Urasawa est très fort, il l'a déjà prouvé par le passé, mais Pluto est clairement une ascension dans le travail de l'auteur qui nous propose des scénarios de plus en plus tortueux et sophistiqués avec toujours son panel de personnalités riches et profondes.

Si la poésie du précédent volume s'est ici absentée, c'est pour mieux refléter le message délivré dans ce nouvel opus, qui nous parle de sentiments, d'amour mais surtout de haine et des désastres qui pourraient arriver si les robots se mettaient à trop ressembler aux humains, avec tous les défauts que cela comporte.

Ce quatrième tome de Pluto ne déçoit donc pas et comme les précédents volumes, il se lit d'une traite. Le nombre d'événements et d'informations présents par numéro rassure sur le fait que le développement de la série en huit tomes sera suffisamment complet et riche pour répondre à nos attentes.

Sortie du tome 5 prévue pour le 1er octobre.


Lire les chroniques des autres tomes.



Scénario : Osamu Tezuka / Naoki Urasawa- Dessins : Naoki Urasawa
Editeur : Kana - Collection Big Kana - Série en cours – 4 tomes.
© PLUTO volume 1 by Naoki URASAWA / Studio Nuts, Osamu TEZUKA,
Takashi NAGASAKI, Tezuka Productions




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16.7.10

[Figurines BD] Ah si j'étais riche !

On va imaginer deux secondes que la bédéphile que je suis gagne au loto. Bon pas forcément le gros jackpot genre maison, piscine, Mercedes et tout le tralala, mais juste de quoi dépenser sans compter en figurines issues de la bande dessinée.

Petit tour d'horizon des premiers objets qui viendraient remplir mon panier. (Comme nous sommes dans le registre du fantasme on va imaginer que les produits en quantités limitées ne sont pas épuisés ^^).

(cliquez pour agrandir)

Buste J. Blacksad (Attakus) - 49€
(Blacksad - Diaz Canales / Guarnido)


Thorgal (Attakus) - 59€
(Thorgal - Rosinski / Van Hamme)


Clochette "Fleur" (Attakus) - 150€
(Peter Pan - Loisel)


G'wel & J'on (Attakus) - 139€
(Le grand pouvoir du Chninkel - Rosinski / Van Hamme)


Soda (Attakus) - 280€
(Soda - Gazzotti /Tome)


Horus Monochrome (Attakus) - 189€
(La trilogie Nikopol - Bilal)


Iron Man Mark IV (Hot Toys) - 179,99 US $


War Machine (Hot Toys) - 179,99 US $


Daredevil (Bowen Designs) - 299,99 US $


Iron Spider-Man (Sideshow Collectibles) - 299,99 US $


Batman Returns : Bat-Cowl
(Hollywood Collector' Gallery and Toynami Inc.) - 499,99 US $


Batmobile (Hollywood Collector' Gallery and Toynami Inc.) - 1 999,99 US $


Bon avec tout ça, il faudrait que je gagne une deuxième fois au Loto pour cette fois acheter une grande maison pour tout ranger et exposer… La prochaine fois je m'attaquerai aux figurines issues de mangas et jeux vidéo ^^


Si l'envie de craquer vous prend, vous pouvez retrouver toutes ces figurines chez Attakus ou sur le site américain Sideshow Collectibles.

Et pour les amateurs qui auraient envie de s'en mettre plein les yeux, rendez-vous au musée MOOF de Bruxelles, qui regorge de centaine de merveilles de ce genre sur le thème de la BD franco-belge.



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15.7.10

Shi Ki - Ono / Fujisaki - tome 2

L'hécatombe continue dans le petit village isolé de Sotoba. Et pendant que les morts s'accumulent, le Bronze et le médecin du village enquêtent mais demeurent complètement impuissants.

De son côté, le jeune Natsuno se sent de plus en plus observé par Megumi, alors que celle-ci est bien morte et enterrée. Une nuit, alors qu'il est allé se réfugier chez un ami pour tenter de trouver le sommeil, il a une vision horrible qui pourrait bien se révéler être la cause de tous ces décès.

Ce deuxième tome continue dans la lancée du premier. Nous nous éloignons cette fois du mystérieux château et ces habitants pour nous attarder davantage sur le village et l'inquiétude grandissante de ses habitants. Personne n'est à l'abri de succomber à ses étranges symptômes qui se développent et tuent de manière extrêmement rapide.

Mais pour l'instant, à part la vision de Natsuno et le soubresaut final, l'histoire n'avance que très lentement, nous laissant tout le temps nécessaire pour faire monter la pression et l'inquiétude. Les trois personnages principaux sont de plus en plus investis et touchés par les événements, nous les suivons indépendamment les uns des autres et les différentes approches qu'ils proposent offrent des points de vue intéressants.

Le Bronze enquête, tiens le registre des morts et semble suspecter une intervention d'origine surnaturelle. Le médecin, plus scientifique et pragmatique étudie de son côté les différents symptômes et cherches à les relier entre eux afin d'obtenir l'aide du ministère de la santé. Natsuno quant à lui subit les événements et offre un point de vue plus proche des ressentiments des villageois.

Nul doute que le fameux château et ses habitants reviendront sur le devant de la scène rapidement. Ils font partie intégrante du mystère et le peu que nous savons à leur sujet ne fait qu'aiguiser un peu plus notre curiosité. Le troisième tome devrait nous plonger au cœur d'une intrigue plus orienté fantastique à la limite de l'horreur.

A noter pour les amateurs, la diffusion de la version animée de Shi Ki vient de débuter sur le site de Kzplay et le premier épisode est visible gratuitement à cette adresse.


> Chroniques des autres tomes



Scénario : Fuyumi Ono - Dessins : Ryu Fujisaki
Editeur : Kazé Manga - Collection Shonen UP ! - Série en cours – 2 tomes.
SHI KI © 2007 by Fuyumi Ono, Ryu Fujisaki / SHUEISHA Inc.



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Blog de partage de lectures bédéphile Franco-Belge, Comics et Mangas
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