Dernières chroniques :

30.8.09

Batman : The Killing Joke - Moore/Bolland

Le Joker s'est évadé de l'asile d'Arkham où il était enfermé. Il fait l'acquisition d'un parc d'attraction abandonné et kidnappe le commissaire Gordon après avoir tiré sur sa fille, Barbara Gordon, la rendant infirme.

Alors qu'il élabore un nouveau plan diabolique et vante les mérites de l'oubli au profit de la folie, nous voyons resurgir des souvenirs de son passé. C'est l'occasion de revisiter les origines du personnage lors de flashbacks en noir et blanc.


Nous découvrons comment il est devenu accidentellement ce vilain haut en couleur au sourire sadique lors de sa première confrontation avec Batman, en tant que Red Hood, dans l'usine de traitement de déchets chimiques. Ce passé nous révèle d'ailleurs un homme tout à fait émouvant, prêt au sacrifice pour subvenir à ceux qu'il aime et contraint de devoir commettre un crime qui scellera son destin et le fera définitivement sombrer.

Toutefois, cette version du passé du Joker ne peut pas être prise à cent pour cent comme telle, le personnage admettant lui-même avoir des souvenirs contradictoires et que "tant qu' à avoir un passé autant en avoir plusieurs versions".

Alan Moore nous offre un récit qui plonge au cœur de la folie, là où l'on en puise l'essence, ce vacillement, cet échappatoire effrayant. La confrontation entre Batman et le Joker est ici bien plus psychologique que physique et le final nous révélant cette "blague qui tue" est tout simplement culte.

Cette nouvelle édition Deluxe (hum...) de ce qui est considéré comme une de meilleures histoires de l'homme chauve-souris bénéficie d'une recolorisation intégrale par Brian Bolland lui-même, trop heureux d'après ses propres dires de pouvoir enfin donner à ce récit les couleurs qu'il aurait aimé lui offrir dès le départ. L'ouvrage est complété par une postface du dessinateur, sa courte histoire "Un parfait innocent" (tirée de "Batman : Black & White" et recolorisée également) et quelques croquis.

Le gros avantage de cette version est donc de passer outre l'aspect criard de l'ancienne édition ce qui permettra éventuellement d'attirer des nouveaux lecteurs. Les dessins de Bolland avec ses traits hachurés ont très bien vieillis et offre donc ainsi un aspect tout à fait séduisant.

Le seul bémol dans tout cela est le rapport prix/nombre de pages, malgré les suppléments bonus, les quinze euros demandés pour un livre aussi fin (bien que de grande qualité) paraissent un peu abusifs.

Mais ne boudons pas notre plaisir, ce récit dans lequel le Joker est le vrai personnage principal est clairement à lire pour quiconque s'intéresse un minimum à l'univers du chevalier noir.



Scénario : Alan Moore - Dessins : Brian Bolland - Editeur : Panini Comics - DC Icons.

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28.8.09

Visite au musée Hergé

Deuxième visite majeure lors de mon petit passage à Bruxelles de cette semaine, le musée Hergé. Bercée par ses personnages lors de ma petite enfance et de mon initiation à la BD, je ne pouvais faire autrement que d'aller découvrir ce tout nouvel édifice ouvert depuis à peine trois mois.

Vous excuserez l'absence de photos et de visuels pour décorer cet article, mais les ayants droit du créateur de Tintin sont très restrictifs quand il s'agit d'utiliser des images leur appartenant (cela a d'ailleurs fait grand bruit dans la presse au moment de l'inauguration, mais là n'est pas notre sujet...).

Situé à Louvain-la-Neuve à 25 kilomètres de Bruxelles, le musée est composé de huit salles principales, abritant plus de 80 planches originales, des photos, documentaires vidéo et audio et objets divers sur l'oeuvre d'Hergé.

Nous retrouvons Totor, Quick et Flupke, Jo Zette et Jocko, Popol et Virginie, mais la majeure partie des expositions est dédiée au reporter le plus célèbre de la bande dessinée. Les salles aux murs blancs et lumières tamisées sont vastes et aérées. Nous suivons la visite avec un petit guide audio/vidéo tactile très bien réalisé qui nous propose de temps en temps des jeux entre deux vitrines.

L'émerveillement que l'on ressent devant ces planches et couvertures originales, réalisées à la mine de plomb et à l'encre de Chine est incomparable. Ce sont les souvenirs d'enfance qui remontent directement au cerveau et on se laisse instantanément emporter dans ce voyage, qui nous fait rajeunir le temps de la visite. C'est aussi le respect et l'émotion d'avoir devant soit quelque chose d'unique et d'inestimable. Un trait devenu très rapidement extrêmement précis, appelé par la suite "la ligne claire".

Les photos personnelles d'Hergé créent aussi une proximité avec cet homme qui nous raconte ses souvenirs de scout, sa passion pour le dessin et son amour pour les chats. L'évolution de ses goûts artistiques et les nombreuses influences de l'auteur nous sont expliquées. Cinéma, actualité et romans d'aventure traditionnels étaient des sources d'inspiration sans fin et quelques parallèles amusants sont ici mis en évidence.

Le thème de la carrière peu connue de publicitaire et de l'atelier Hergé (qui réalisait des dessins de presse et des réclames) occupe une salle entière avec la présentation du journal du Petit Vingtième. Ce journal qui apprit à Hergé les contraintes et exigences de l'impression et l'art d'écrire une histoire en feuilleton.

Une autre salle nous présente les personnages individuellement. Milou, Les Dupont et Dupond, la Castafiore, le Capitaine Haddock, Tournesol mais aussi Nestor, Seraphin Lampion ou Rastapopoulos.

Le laboratoire du Professeur reprend quant à lui les faits scientifiques exposés dans les albums et nous présente une partie de l'énorme documentation que se constituait Hergé afin d'essayer d'être le plus crédible possible. Au milieu de cette salle trône le sous-marin requin du Trésor de Rackham le Rouge, grandeur nature.

L'espace suivant nous présente de nombreux objets tirés des albums, comme un sceptre d'ottokar, une statuette de l'oreille cassée, une boite de conserve du crabe au pince d'or ou encore une bouteille de Loch Lomond le whisky du capitaine Haddock. Plusieurs vitrines nous exposent également toute la documentation relative aux différents pays que notre reporter a parcouru durant ses nombreux voyages.

Les dernières salles sont des rétrospectives de la création du journal de Tintin et des hommages rendus à Hergé par certains grands de ce monde (la photo du Dalaï Lama lisant Tintin au Tibet est assez étonnante).

La visite se termine immanquablement par le magasin de souvenirs, dont les prix sont assez corrects. J'ai pu repartir avec mon petit Milou en peluche et j'étais ravie.

Ce résumé bien qu'assez long ne reprend pourtant que succinctement le nombre de choses à découvrir en ces lieux, mais je ne vous dévoile pas tout, il faut préserver de la surprise.
Au final c'est un très bon moment dans l'univers de ce grand créateur que nous propose ce musée. Et une furieuse envie de se replonger dans les albums du reporter à la houppette une fois rentrés à la maison ^^


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27.8.09

Doubt - Yoshiki Tonogai


Rabbit Doubt est un jeu sur téléphone portable. Chaque participant choisit un lapin et affronte les autres joueurs dans des mini-jeux. Mais un loup est caché parmi les lapins. Lui seul connaît la solution du jeu et il est là pour semer la confusion entre les adversaires. Le but du jeu est de trouver qui est le loup avant qu'il n'élimine tous les participants.

Ce jour-là, cinq joueurs avaient décidé de se rencontrer pour de vrai. Mais l'histoire vire au cauchemar. Ils se réveillent dans un bâtiment clos, l'une des jeunes filles a été assassinée et ils ont chacun un code barre tatoué sur le corps...

Depuis que j'ai lu la preview de l'éditeur dans laquelle il compare l'histoire avec "Saw" et aux "Dix petits nègres" j'attends impatiemment la sortie de ce manga. Pas trop pour Saw, bien que le premier film ne m'aie pas déplu, mais surtout pour l'analogie avec le roman d'Agatha Christie dont je suis fan depuis toute petite. J'adore ce concept du "coupable est parmi nous et nous allons mourir un par un avant de le découvrir"...
D'un point de vue scénaristique cela permet bien des rebondissements et l'on se prend rapidement au jeu de soupçonner tout le monde à tour de rôle au fil des différents agissements.

Le déroulement de ce premier tome est fort bien mené. Comme on pouvait donc s'y attendre on en vient assez rapidement à douter des protagonistes au fur et à mesure que l'histoire avance et une fois qu'ils se retrouvent enfermés le contexte devient vraiment angoissant. Les personnalités sont assez bien décrites, il y a là les différents profils classiques de ce genre d'histoire : le gars un peu naïf, celui qui joue les durs, l'intello, la fille au passé trouble, l'aguicheuse et la bonne copine. Impossible pour l'instant de deviner qui peut bien être notre loup parmi eux. Et c'est de là que le scénario tire toute sa force.

Terminé au Japon, Doubt ne comportera que quatre tomes et s'ils sont tous du même acabit que le premier, nous tiendrons là une bien bonne série. Le sujet aurait souffert à traîner en longueur et il est donc heureux de savoir dès maintenant que ce ne sera normalement pas le cas et que si la construction est suffisamment bien faite le récit devrait être parfaitement rythmé.

Reste à savoir si la suite tiendra ses promesses, en tout cas le début est à la hauteur de ce que j'en attendais. A suivre donc.

> Chroniques des autres tomes


Scénario & Dessins : Yoshiki Tonogai - Editeur : Ki-oon - Série en cours – 1 tome.
© Yoshiki Tonogai / SQUARE ENIX

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26.8.09

MOOF : Museum Of Original Figurines

De retour de deux jours de balade à Bruxelles. Au programme : BD, BD et BD ! (on ne change pas les bonnes habitudes ^^). C'est l'année de la bande dessinée dans la capitale Belge, autant vous dire que les expos ne manquent pas. Mais faute de temps nous nous sommes concentrés sur ce qui nous attirait le plus. Revenue des souvenirs pleins la tête, je vais en partager quelques-uns avec vous. Petite présentation du MOOF. Mais qu'est-ce que c'est que cette bête là ?



Une collection incroyable exposée à Bruxelles.

Paul Tasiaux aimait la bande-dessinée, à n'en pas douter. Le monsieur qui nous a quitté fin 2006 était un incroyable collectionneur de figurines à l'effigie de tous ces héros mythiques de la BD Franco-Belge. 25 ans de passion qui l'ont amené à posséder plus de 3500 pièces !

Situé derrière la librairie Nine city à Bruxelles, ce sont plus de 600 pièces de cette collection privée qui sont exposées depuis le 14 mai dans un musée baptisé MOOF : Museum Of Original Figurines.

Une exposition permanente hallucinante, composée de certaines pièces extrêmement rares, comme cette jarre si connue de Tintin dans "Le Lotus Bleu" représentée grandeur nature et dont il n'existe que quelques exemplaires dans le monde. De Spirou et Fantasio en passant par les Tuniques Bleues et Asterix, les héros légendaires sont tous ici à l'honneur.

Les vitrines thématiques nous dévoilent leurs merveilles de façon très vivante, avec des mises en scènes travaillées par un scénographe de talent et des fresques dessinées sur les murs "à la façon de...". De quoi rendre la visite encore plus envoûtante. Les couleurs vives foisonnent, les lumières sont tamisées et mettent en valeur de manière judicieuse chaque pièce, créant même parfois des jeux d'ombres tout à fait audacieux.

A l'étage se trouvent quelques planches originales dont certaines de Loisel, Will Eisner ou encore Bilal (pour ne citer que ceux là). Une visite réellement incontournable pour tout amateur du 9eme art !


MOOF - 32 Bd Reyers, 1030 Bruxelles - Site officiel



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24.8.09

Je ne suis pas mort - Hiroshi Motomiya

Pour Kenzô Okada, un monsieur proche de la retraite, la vie bascule du jour au lendemain : il se fait licencier et en rentrant chez lui son appartement a été vidé, seule l'attend une lettre de demande de divorce. Sa femme et ses deux enfants ne répondent plus au téléphone.

A l'agence pour l'emploi il comprend que retrouver du travail sera très compliqué pour lui qui ne sait pas se servir d'un ordinateur. Pour combler le tout, un appel à la banque lui apprend que sa femme a retiré tout l'argent de leur compte.


Le voici donc seul, abandonné, sans travail ni argent. Il se rend dans sa ville natale, bien décidé à en finir avec cette vie bien morne. Mais même l'arbre auquel il tente de se pendre à décider de le contrarier et la branche cède sous son poids. Pour Kenzô c'est une révélation. Il n'est pas mort, son heure n'est pas encore venue. Il décide d'attendre que la nature l'emporte et part vivre dans les montagnes, loin de la vie urbaine.

Commence alors un combat pour s'adapter à la rude vie d'ermite. Décidant d'abandonner jusqu'à la médecine moderne, Kenzô subviendra à tous ses besoins par ses propres moyens.

Cette histoire nous enseigne le goût de la vie au travers des choses simples et naturelles. Malgré quelques aspects un peu simplistes, le regard porté sur la société et ses contraintes est assez juste. Ce vieil homme qui n'a plus rien à perdre va au final beaucoup y gagner.

La comparaison avec "Into the wild" est évidente. Mais à part le concept d'abandon total de la société pour un retour à la nature le reste de l'histoire est assez différent. Notre personnage est un vieux monsieur, qui a eu une femme et des enfants. Peu de retours en arrière nous indiquent son passé, mais on comprend assez facilement qu'il ne devait pas être très présent et que son travail occupait tout son temps.

Le combat pour la survie est bien décrit. Les dessins réalistes et les décors très détaillés aident à l'immersion dans cette montagne loin de toute civilisation. L'empathie pour le vieux monsieur nous gagne assez rapidement et au final on se laisse très vite emporter dans cette lecture.


C'est une jolie histoire, humaine et véhiculant de nobles valeurs, un bon one-shot qui mérite que l'on s'y attarde.




Scénario & dessin : Hiroshi Motomiya - Editeur : Delcourt - Collection Akata - One shot.
© by MOTOMIYA Hiroshi / Shueisha


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22.8.09

Manga Shop Lille : Manga No Yume

On continue avec les lieux à hauts risques pour votre compte bancaire. Après Astro City pour les comics, voici l'endroit à ne pas manquer pour tous les amateurs lillois de manga : Manga No Yume.



Situé au 8 rue Georges Maertens à Lille, la boutique a pour objectif de promouvoir la culture japonaise à travers le manga. En plus des titres habituels vous trouverez des séries en VO directement importées du Japon, mais aussi des produits dérivés en tout genre.

Hugues, le maître des lieux, sorte d'encyclopédie vivante du manga, possède une expérience de plus de dix ans passés dans cet univers et lis absolument toutes les sorties, afin de pouvoir conseiller au mieux ses clients. Et cela fait plaisir, car on ne cherche pas à forcément vous vendre le dernier manga à la mode, on prend en considération vos goûts pour mieux vous orienter et finalement cela se révèle diablement efficace car on en ressort très souvent avec un petit achat en plus qui n'était pas prévu...

Un excellent moyen de découvrir des séries qui ne sont pas mises en avant par les grandes enseignes, mais qui pourtant valent largement le détour.

La librairie accueil actuellement une exposition de planches originales de "Wakfu les larmes de sang" de Gregory Charlet (publié chez Ankama). Vous pouvez les apercevoir sur une des photos ci-dessous dans les encadrements jaunes et rouges. Une occasion supplémentaire de passer visiter la boutique !

Update janvier 2010 : Manga No Yume se met au manga d'occasion








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Le champ de l'arc-en-ciel (Nijigahara Holograph) - Inio Asano

Dernier manga en date de Inio Asano (Le quartier de la lumière, un monde formidable) ce champ de l'arc en ciel s'éloigne du style tranche de vie qu'avait beaucoup exploré l'auteur dans ces précédentes œuvres.

Nous sommes ici dans une histoire proche du thriller, avec une psychologie sombre et envoûtante et des personnalités fouillées propres maintenant au style de ce pourtant bien jeune mangaka.


Puzzle constitué d'événements passé, présents et futurs, une lecture attentive est nécessaire au décryptage et à la compréhension de cette intrigue. Et encore, au final, une fois le manga refermé, on se dit qu'une relecture ne serait pas un luxe, afin de saisir toutes les subtilités que renferme l'ouvrage. Asano a bien ficelé son récit et les rapports entre les personnages et leurs personnalités sont extrêmement riches.

Le point central du scénario est un jeune garçon, mal dans sa peau, aux tendances suicidaires. Il arrive dans une nouvelle ville et à l'école une légende urbaine circule : il y aurait un monstre tapit dans les égouts proches du champ de l'arc en ciel et celui-ci apporterait la fin du monde. Dans la classe les enfants ne parlent que de cela et finissent par décider que pour apaiser sa colère un sacrifice serait nécessaire. C'est une petite fille, apparemment à l'origine de la malédiction, qu'ils choisissent de livrer au prédateur. Ils subiront les séquelles de cette lugubre histoire durant de longues années...

Entre rêve et réalité, les sauts dans le temps procurent un sentiment de confusion et la lecture s'en révèle assez fastidieuse. Nombreux sont les retours quelques pages en arrières afin d'essayer de comprendre les rouages de cette trame bien huilée. Nous prenons plaisir à nous laisser balader dans cette histoire et malgré les difficultés de compréhension il est bien dur de reposer le livre avant la dernière page atteinte.

Les dessins sont très détaillés et précis. Les nombreux protagonistes sont facilement identifiables et leurs émotions très habilement retranscrites. Le découpage du récit est exemplaire. Au final cette lecture se révèle comme une véritable expérience, quelque chose d'assez unique, dont on ressort un peu perdu mais satisfait.

Un one shot poétique, intriguant, malsain, psychologique et envoûtant : Asano est définitivement un très grand auteur.




Scénario & dessins : Inio Asano - Editeur : Panini Comics
Collection Panini Manga - One shot.

NIJIGAHARA HOLOGRAPH © Inio Asano 2006.


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20.8.09

Venom : les origines - Spider-Man Hors série n°28


Sorti cette semaine, le Spider-Man hors série de cet été est un numéro assez intéressant qui revient sur les origines de Venom, un des plus effrayants ennemis de Spider-Man.

C'est à sa première et meilleure version que nous avons affaire, à savoir Eddie Brock dont Zeb Wells nous laisse entrevoir la jeunesse. De quoi comprendre un peu mieux d'où viennent la mythomanie et la schizophrénie du journaliste raté.

Les dessins de Angel Medina sont plutôt bons, modernes, dynamiques et bien colorisés. Venom est effrayant à souhait et le sourire d'Eddie fait froid dans le dos.

Un très bon hors série dont il serait dommage de se priver si les origines du symbiote et de son hôte vous intriguent et que vous voulez en savoir plus. Un récit complet à ne pas manquer.

Actuellement en kiosque pour 5,60€.



Scénario : Zeb Wells - Dessins : Angel Medina - Editeur : Panini Comics - Revue Kiosque.


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19.8.09

Comic Shop Lille : Astro City

Histoire de vous faire découvrir autre chose que les grandes enseignes, voici pour vous lecteurs et amis ch'tis les bons plans pour aller alléger votre portefeuille dans des boutiques spécialisées tenues par des passionnés.



Le premier magasin qui nous intéresse ici est
Astro City, LE comic shop Lillois. Ouvert depuis septembre 1998, Astro City vous propose des Comics VO-VF, figurines, statues, Tee-shirts, posters : de quoi combler les amateurs et les collectionneurs. Et si vous êtes novice n'hésitez pas à passer la porte, les vendeurs se feront un plaisir de vous renseigner.

La boutique a déménagé au mois de mars de cette année afin de nous offrir plus d'espace et le nouveau magasin est superbe. Vous pouvez donc maintenant retrouver Fred et Damien au 74, rue de l'hôpital militaire à Lille. Passez leur rendre visite !









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18.8.09

Superman : Identité secrète - Busiek/Immonen

Dans cette mini-série Kurt Busiek (Marvels, Astro City) imagine ce qu'aurait vécu Superboy-Prime s'il avait eu sa propre série et si son univers n'avait pas été détruit lors de Crisis on Infinite Earths. Ce personnage apparut pour la première fois dans DC Comics Presents #87 est un jeune homme tout à fait ordinaire, qui vit sur la Terre-Prime, un monde sans super-héros, à part en bandes dessinées.

Ses parents, Monsieur et Madame Kent n'ont rien trouvé de plus original que de le prénommer Clark, comme le héros de comic Superman.

Le jeune homme souffre des brimades de ses camarades de classe et reçoit chaque année à son anniversaire des cadeaux à l'effigie de celui dont il est l'homonyme. Il en a assez de subir tout cela à cause de l'humour douteux de ses parents et se réfugie dans l'écriture ou les longues balades en montagne.

Mais voilà qu'un jour, Clark découvre qu'il possède les mêmes pouvoirs que le personnage de fiction. Il est capable de voler et son corps est indestructible. Il décide tout naturellement de se comporter en héros et aide les gens en essayant toutefois de ne pas trop se faire remarquer...

Cette série est découpée en quatre parties, se déroulant chacune à un moment différent de la vie de Clark Kent. L'adolescence et la découverte des pouvoirs, l'âge adulte et l'amour, le rôle de père et même une fois la barbe devenue blanche, nous suivons Superman tout au long de sa vie. Son principal ennemi est le gouvernement qui le traque sans cesse. Malgré tout il continue de sauver des gens, ne pouvant se résoudre à ne pas utiliser ses dons pour se rendre utile.

Kurt Busiek étudie une fois de plus le concept super-héroïque en dehors des histoires classiques, en mettant un scène un homme doté de pouvoirs mais avec ses peurs et ses doutes comme n'importe quel être humain. L'identité secrète est presque une obsession, à partir du moment où Clark comprend qu'il mettrait ceux qu'il aime en danger en dévoilant sa véritable identité, il n'a de cesse de protéger ses arrières et éviter un quelconque enregistrement qui pourrait renseigner sur qui il est vraiment.

Les dessins de Stuart Immonen (Nextwave, Ultimate Spider-Man) sont très beaux, avec des aspects crayonnés et une mise en couleur faite d'aplats et de contrastes. Le premier numéro a été édité en France chez Semic tandis que le deuxième est ensuite paru chez Panini.

Une très bonne mini-série pour tous les amateurs de l'homme d'acier mais aussi ceux qui ne connaissent pas son univers, ces épisodes étant complètement hors continuité.



Scénario : Kurt Busiek - Dessins : Stuart Immonen
Editeur : tome 1 : Semic - Tome 2 : Panini Comics.

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16.8.09

Un zoo en hiver - Jirô Taniguchi

Taniguchi (Quartier Lointain) reprend ses souvenirs de jeunesse et nous raconte tout en douceur les débuts professionnels d'un jeune homme qui rêve de vivre sa passion pour l'illustration et être dessinateur de mangas.

Devenu assistant mangaka après avoir quitté un job qui ne lui convenait pas, Hamaguchi poursuit son idéal, allant même à l'encontre des recommandations de sa mère, en choisissant une voie que beaucoup jugent bancale.


Hamaguchi est jeune et assez naïf, il va découvrir beaucoup de choses en venant s'installer à Tokyo et en fréquentant des artistes. Premières cuites, premiers émois mais aussi premiers doutes sur le choix de vivre en faisant ce qu'on aime et les difficultés qu'il faudra surmonter.

Le travail d'assistant mangaka est décrit au sein d'un studio. Ils sont ainsi trois à aider l'artiste à réaliser ses planches et on se rend bien compte de la somme de travail incroyable que représente la publication hebdomadaire d'un manga dans un magazine. A coté de cela, les assistants qui ont l'ambition de créer leur propre manga oeuvrent en dehors des heures de travail, il faudra ensuite réussir à convaincre un éditeur pour être publié et nombreuses sont les déceptions.

Le rythme du récit est assez lent et il ne se passe pas énormément de choses. C'est de la proximité que crée encore une fois Taniguchi qui nous décrit tellement bien les ambiances que l'on se sent transporté à côté des personnages. Comme lors de cette soirée dans le quartier de Shinjuku ou l'on ressent vraiment l'ivresse d'Hamaguchi avec toutes les lumières de la ville tournant autour de lui.

Mais le scénario est très lisse et si vous êtes allergiques aux introspections vous risquez de vous ennuyer. La naïveté du héros aurait pu être exploitée pour ajouter un peu d'humour, mais elle est en fait touchante et c'est comme cela qu'il faut prendre cette œuvre. Comme un témoignage, presque une autobiographie.

Ce n'est pas l'ouvrage le plus passionnant de l'artiste, ni le plus intime. Mais le regard porté sur le monde du manga y est authentique et sans esbroufe. On en ressort avec une agréable sensation, de celles que peu d'auteurs sont capables de procurer. Et rien que pour cela, la lecture en vaut la peine.



Scénario & Dessins : Jirô Taniguchi - Editeur : Casterman - Collection écritures. One shot

© by TANIGUCHI Jiro / Shogakukan


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14.8.09

SOS Bonheur - Griffo/Van Hamme

Il y a des BD dont on entend toujours parler en des termes très élogieux, les qualifiants de "cultes" et "d'indispensables". Puis le temps passe. Et un jour, lors de la balade hebdomadaire à la librairie, on tombe sur une nouvelle édition qui rappelle à notre mémoire tous ses adjectifs si flatteurs. Il est temps de découvrir enfin si toutes ces critiques n'étaient qu'exagérément enthousiastes ou si effectivement nous tenons là un chef d'œuvre.

Le thème tout d'abord. Ecrit à la fin des années 80, les contextes socio-politiques développés ici sont tout à fait visionnaires et le temps les a rendu encore plus d'actualité.

SOS Bonheur n'a vraiment pas à rougir de la référence de 1984 d'Orwell avec lequel certains le compare.

Au cours de six petites histoires nous découvrons le mode de vie des habitants de l'état Providence. Ils profitent de l'assurance médicale unifiée, qui permet à chacun de bénéficier de soins et de médicaments en échange d'un tiers de son salaire et du respect des lois strictes qui le préserveront de tomber malade. Leurs vacances sont organisées par l'état tout au long de l'année, fini les embouteillages et les campings bondés, chacun peut aller changer d'air une fois par an quel que soit son revenu. Ils sont munis d'une carte unique faisant office de carte d'identité, permis de conduire, carte d'allocations mais aussi carte bancaire.La natalité est contrôlée et si vous naissez en dehors des quotas vous serez un "illeg" et n'existerait pas aux yeux de l'état. De même si vous vous faites déregistrés du grand fichier central, c'est la mort civile.

Beaucoup de concepts sont ainsi détaillés intelligemment au fil des récits. Certains sont même en train de pratiquement devenir monnaie courante de nos jours et font froid dans le dos. Derrière cette société où tout a été pensé pour tenter de rendre les gens heureux, le prix à payer très lourd, c'est celui de la liberté. Van Hamme joue avec la paranoïa que déclenche certains fantasmes sur l'avenir qui nous attend et mène avec talent ses personnages dans les méandres de cette société bien inquiétante. Les derniers chapitres réunissent les protagonistes des précédents récits pour offrir une conclusion effrayante et rondement menée.

Le dessin de Griffo ne plaira pas à tout le monde. Il pourrait même en rebuter quelques-uns. En ce temps le dessinateur n'avaient pas encore fait ses armes et semblait plutôt inspiré du style de Bilal époque Métal Hurlent. Malgré cet aspect "années 80" le récit est très lisible et le découpage des planches fort bien pensé.

Cette réédition spéciale en l'honneur des 20 ans de la collection Air Libre regroupe l'intégral de cette série à l'origine publiée en trois tomes. Des interviews des auteurs et des dessins inédits viennent enrichir ce tirage limité à 4 000 exemplaires.

Une belle initiative puisqu'elle m'aura permis de découvrir sur le tard cette BD que je peux maintenant moi aussi me permettre de qualifier de culte.




Scénario : Van Hamme - Dessins : Griffo - Editeur : Dupuis - Collection Air Libre .


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12.8.09

Spider-Man Bleu - 100% Marvel


Cette minie-série reprend une période intéressante de la vie de Peter Parker. Sa rencontre avec son premier amour Gewn Stacy et leur relation avant que le Bouffon Vert ne s'en mêle.

C'est Peter lui-même, se confiant à son magnétophone, qui nous raconte en flashback comment il a eu à faire un choix entre la belle blonde et cette rouquine qui lui faisait de l'oeil, Mary Jane Watson. Nous assistons également à la naissance de son amitié avec Harry Osborn et quelques combats contre certains des vilains les plus populaires de l'univers du tisseur.


Jeph Loeb prend quelques libertés par rapport à l'histoire originale et dans le rôle de certains personnages mais le tout est bien mené et ces écarts ne sont pas trop dommageables.

De leur côté les dessins de Tim Sale donnent un aspect rétro qui reprend parfaitement l'ambiance des Spidey des débuts, les couleurs criardes et les grosses trames en moins. Les styles vestimentaires et coupes de cheveux de l'époque sont de rigueur, on se retrouve vraiment dans le contexte des années de Stan Lee, Steve Ditko et John Romita.

C'est de façon teintée de regret et d'une certaine douleur que Parker se livre ainsi à Gwen à titre posthume. Il lui parle par le biais de son enregistreur et ses confessions sont tout à fait touchantes. Ce récit nous permet de faire une introspection des sentiments amoureux de Peter et il nous montre à quel point Gwen a compté. Un fort bel hommage à la demoiselle.

Cette histoire serait en fait un parfait point de départ pour qui voudrait découvrir les jeunes années de Spidey. Les nouveaux lecteurs étant souvent réfractaires au style graphique des comics de l'âge d'or de notre araignée, ce volume devrait davantage les intéresser.

Bleu est un récit très mélancolique, très beau, qui nous rappelle à quel point les personnages Marvel ont une vie personnelle aussi importante et passionnante que leur vie de héros. Une bien belle façon de revenir sur ce qui fût un des moments les plus importants dans la vie de Spider-Man.

Ce 100% a été réédité avec une nouvelle couverture que vous pouvez voir ci-contre.


"...c'est pour me souvenir d'une femme qui comptait tellement pour moi que je voulais passer ma vie avec elle. J'ignorais qu'en fait, c'était elle qui allait toujours rester à mes côtés."
Peter Parker




Scénario : Jeph Loeb - Dessins : Tim Sale
Editeur : Panini Comics - Collection 100% Marvel.


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7.8.09

Ultimates Marvel Deluxe 1 - Super-Soldat

Ce premier recueil de la série Ultimates en Deluxe ne reprend pas les origines de chaque héros mais s'intéresse directement à la création de l'équipe. Les Vengeurs deviennent donc dans cette version les "Ultimates". En bon début de série, l'histoire introduit les personnages comme il se doit, d'une façon suffisamment intelligente pour que les débutants en comics Marvel se familiarisent avec chacun sans peine. Ce volume reprend les numéros 1 à 4 et 7 à 9 de la série kiosque (les numéros 5 et 6 contiennent un crossover avec les X-Men qui a été publié dans le Ultimate X-Men Deluxe 3).

C'est donc un Nick Fury black (parfait sosie de Samuel L. Jackson) qui se charge de réunir ce beau monde. Captain America a été retrouvé dans son bloc de glace, Bruce Banner ne s'est plus transformé en Hulk depuis un moment mais souffre professionnellement de la concurrence du couple Pym, Tony Stark a toujours son penchant prononcé pour l'alcool, quant à Thor c'est un altermondialiste convaincu qui ne veut pas s'allier de façon officielle à une organisation gouvernementale.

Ce titre en version Ultimate est pour moi le meilleur des quatre (en comparaison avec les Ultimate Spider-Man, X-Men ou Fantastic Four). Il remet dans un contexte moderne une équipe composée de personnages aux personnalités travaillées et profondes. Ce sont avant tout des êtres humains avec leurs faiblesses et défauts et c'est ce qui fait la grande force de la série. Avant de combattre côte à côte nos héros vont devoir apprendre à gérer leurs différents d'ordre personnel.

L'histoire est très adulte, assez psychologique, violente, parfois sombre. Le réalisme des dessins de Bryan Hitch y est pour quelque chose. Le dessinateur est généreux en pleine pages et très fort pour retranscrire certaines émotions d'un simple regard. Plusieurs héros ont bénéficié d'un relooking qui leur fait le plus grand bien, à part peut être l'armure d'Iron Man qui peut sembler un peu trop différente de l'originale mais qui est très bien pensée.

Le scénario de Mark Millar passe judicieusement de passages intimistes aux scènes d'action et offre des moments d'anthologie comme le dialogue avec Fury qui imagine le casting d'acteurs hollywoodiens qui pourraient interpréter nos héros ou encore la scène de ménage entre Giant-Man et la Guêpe.

Une interview des deux auteurs est disponible en fin d'ouvrage. Reprenant les épisodes un par un, elle permet d'éclaircir certains points et de relever quelques petites anecdotes et c'est plutôt bienvenue.

Un excellent début de série, qui a bénéficié d'un fort succès, qualifié par certains de "ce qui se fait de mieux en Marvel ces dernières années". A noter la sortie du 2ème Deluxe le 19 de ce mois en librairie.



Scénario : Mark Millar - Dessins : Bryan Hitch
Editeur : Panini Comics - Collection Marvel Deluxe



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5.8.09

De Cape et de Crocs - Ayroles/Masbou

XVIIème siècle, Venise. Armand Raynal de Maupertuis, gentilhomme français, et Don Lope de Villalobos y Sangrin, son ami espagnol, se retrouvent, par excès de bravoure, embarqué dans une périlleuse aventure.

Armand est un renard rusé comme il se doit, sensible et de bon goût. Il est également poète et aime déclamer ses vers, que cela soit en plein combat ou dans les moments les plus désespérés. Son compagnon le loup, Don Lope, est un fin escrimeur, impulsif, toujours prêt à défendre les plus faibles et aider ses amis, c'est un passionné au sang chaud.

Parcourant l'océan à la recherche d'une île bien mystérieuse abritant un trésor, leurs rencontres sont nombreuses. Ennemis et alliés se joignent à l'aventure qui les mènera bien plus loin qu'ils n'auraient pu l'imaginer, jusqu'à aller faire un détour sur la lune...

Aventure, humour et bons mots, voilà les ingrédients de cette série plus que réussie. Un brin de folie émerge également allant jusqu'à virer au complètement loufoque dans certaines situations. Les cases sont débordantes de détails et les seconds plans sont emplis de fantaisie. L'humour est ainsi présent de manière équitable entre les textes et les illustrations. Les décors sont somptueux, les couleurs chaleureuses en envoûtantes.

Largement inspiré des aventures de cape et d'épées (d'où le titre...) l'ambiance est théâtrale et les allusions à La Fontaine, Molière, Shakespeare et bien d'autres ne manquent pas.

Les premiers tomes sont une mise en bouche exquise et appétissante, mais à partir du tome quatre nous entamons le plat de résistance, copieux et délicieux. Il ne reste plus qu'à espérer que rapidement sorte la suite, le dernier tome (datant de 2007) se terminant sur un cliffhanger assez sadique.

Et afin de vous mettre l'eau à la bouche voici quelques morceaux choisis :

- Un soldat : "Capitan ! Capitan ! On a aperçu le Loup ! Il a pris d'assaut une chaise à porteurs à l'aide d'un cul-de-jatte et d'un lapin !"

- Armand: "Ne sachant m'avouer vaincu
Ni plier sous la déférence,
Si je me courbe en révérence,
C'est pour vous mieux montrer mon…"





Scénario : Alain Ayroles - Dessins : Jean-Luc Masbou
Editeur : Delcourt - Collection Terres et Légendes - Série en cours - 8 tomes.


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3.8.09

Chobits - Clamp

L’histoire se déroule au Japon, dans un futur pas très lointain. Les persocom ont envahi les foyers et magasins, ils servent à faire différentes tâches comme aller sur Internet, envoyer des mails ou autres… Ils possèdent un OS auquel on ajoute les programmes et fonctionnalités voulues. Mais surtout ils ont apparence humaine.

Hideki Motosuwa travaille à mi-temps dans un bar et rêve de s’en procurer un. Malheureusement son budget est loin de lui permettre.

Un soir en rentrant du boulot, il croise un tas d’ordures dans lequel est allongé un de ces robots. Comme il a l’air d’avoir été abandonné par ses propriétaires au milieu des immondices, Hideki décide de le ramener chez lui.

Mais notre jeune héros ne s’y connaît guère en informatique et a déjà bien du mal à trouver comment l’allumer. Après quelques temps d’adaptation et l’aide d’un ami, il arrive à le démarrer. Et là, la merveilleuse créature s’éveille. Seulement elle n’a ni programmes installés, ni système d’exploitation. Comment fait elle pour fonctionner toute seule ? Qui est cette créature qui ne sait dire que "Chii" ? Serait-elle un chobit ?

Chii est adorable et on a très vite envie d’en savoir plus à son sujet. Le déroulement de l’histoire fait inévitablement penser aux thèmes chers à Isaac Asimov "les robots peuvent-ils avoir des sentiments ?, remplacer les humains pour certaines choses ?, a-t-on le droit d'aimer une machine ?" (surtout aussi attachante que Chii), rien d'original me direz-vous mais traité de manière sympathique. Le manga est assez drôle, Hideki se retrouvant dans de nombreuses situations délicates à cause de Chii. Les premiers tomes offrent une lecture distrayante, illustrés des magnifiques dessins du studio Clamp.

Malheureusement il n'en est pas de même pour la totalité du manga. Si le début est prometteur, la suite souffre de longueurs qui font que le récit s'essouffle au fil des tomes. Une fois les concepts de base exploités l'histoire devient répétitive et limite mièvre. Exemple parfait de la série qui traîne en longueur pour en exploiter le succès mais qui fini par y perdre clairement en qualité.

A noter la superbe édition de cette collection. Les jaquettes sont magnifiques en papier légèrement gaufré et chaque tome possède une carte collector et quelques pages en couleur.



Scénario & Dessins : CLAMP - Editeur : Pika Edition - Série Terminée – 8 tomes.
Chobits © Clamp / Kodansha Ltd.


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Partage de lectures bédéphile Franco-Belge, Comics et Mangas
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