07-Ghost - Amemiya / Ichihara

. . 5 commentaires:
Dix ans après une guerre meurtrière qui a vu l’anéantissement du royaume de Raggs, l’empire de Barsburg prospère, formant élites militaires et religieuses. Teito Klein, ancien esclave devenu un jeune homme fougueux, est en passe de réussir son examen de fin d’année à l’école militaire. Il se destine alors à une glorieuse carrière dans ce corps prestigieux.

Mais la rencontre avec son instructeur, Ayanami, va faire ressurgir de lointains souvenirs, et pas des plus réjouissants… 

Visions d’horreur, la mort de son père, le visage de l’assassin, un destin légué, autant d’éléments qui pousseront Teito à se ruer sur Ayanami. Mis aux fers, il parvient tout de même à s’échapper, et dans une fuite chaotique finira par s’échouer à l’entrée du 7ème district, le « Territoire de Dieu », sanctuaire protégé par sept gardiens, les Seven Ghost

Yuki Amemiya et Yukino Ichihara posent dans ce premier volume les bases de leur intrigue et les composantes de l’univers. Si le scénario est pour l’instant sans grande originalité, les « secrets » liés à la naissance et à la nature de Teito ne laissant pas planer de gros doutes, il s’appuie sur un solide background mêlant magie (symbolisée par le « Zaiphon », capacité de transformer les sources de vie en diverses formes) et mythologie. L’effet est d’autant plus saisissant pour des lecteurs européens que l’onomastique du récit emprunte beaucoup aux langues germaniques : appeler le dieu de la mort « Verloren » est en effet riche de sens…

Le dessin, très convaincant, réussit bien la jonction entre shônen et shojo par une continuité graphique qui évite les trop grandes disparités de styles. Les représentations mythologiques sont assez impressionnantes, tant par leur noirceur et que par leur démesure. Il se dégage de l’ensemble une consonance baroque qui renforce la solennité et l’étrangeté de l’univers.

Ce premier tome est donc une belle entrée en matière dans un monde qui emprunte beaucoup aux RPG (on verrait en effet assez bien un Final Fantasy se l’approprier) et laisse d’intéressantes zones d’ombre. En espérant que l’intrigue, qui laisse pour l’instant une impression mitigée, saura se montrer à la hauteur dans les prochains volumes.




Scénario :
Yuki Amemiya - Dessins : Yukino Ichihara
Editeur : Kazé Manga - Série en cours – 1 tome.
07-GHOST © 2005 by Yuki Anemiya / Yukino Ichihara / Ichijinsha Inc.


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5 commentaires:

  1. Voilà exactement le genre de manga qui va me convaincre de me lancer dans une autre série!
    Merci pour l'info!

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  2. "Le dessin, très convaincant, réussit bien la jonction entre shônen et shojo" -> le dessin pue à 10000 lieues le boys' love. C'est graphiquement tout sauf du shônen. D'ailleurs, au passage, ton tag shônen est faux, c'est un josei. Sinon, pour la suite, les allusions homosexuelles sont légions, le genre à faire triper comme pas permis les fujoshi nunuches sur Frau×Teito, Castor×Labrador (argh, l'image mentale), etc. J'en passe, et des pires. Heureusement, l'histoire reste correcte pour faire passer la pilule, c'est déjà ça.

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  3. @Yuki : Pour ce que tu appelles "le tag", il n'y a pas sur B&O de distinction entre le shonen, le Yaoï et le Josei (et les autres genres), pour une simple raison qui est de ne pas entrer dans un nombre de catégories trop complexes pour le lecteur lambda.

    Pour ce qui est du dessin qui "pue le boys love" je pense qu'il faut vraiment être habitué à ce genre pour s'en rendre compte.

    Pour ce qui est du reste de tes références, je n'y comprends rien, mais vu ce que tu as l'air de dire cela ne doit pas être une grosse perte...

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  4. Quitte à ne pas faire de distinction, autant ne pas mettre de tags qui induiraient en erreur, donc.

    "je pense qu'il faut vraiment être habitué" -> Heureusement pour moi, non. Je déteste le boys' love. Il y a beaucoup de similitudes dans les dessins des auteurs de boys' love, c'en est presque caricatural. Limite, ça se repère plus vite que le style d'Eiichirô Oda.

    fujoshi=fan de yaoi (dans le sens péjoratif du terme).
    A×B -> A rentre dans B. Pas besoin de te faire une image, je crois. :S

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