The Zombies that ate the world

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Les Humanos ont lancé récemment la réédition des "Zombies qui ont mangé le monde", parodie foutraque des œuvres de zombies, très en vogue ces derniers temps. Signée Jerry Frissen et Guy Davis, la série bénéficie pour l’occasion d’un format comics et d’une anglicisation de son titre et du nom de l’éditeur. Une bonne occasion de (re)découvrir les aventures de Karl Neard.

En 2064, les morts ressuscitent comme des petits pains, par un phénomène inconnu. Résultat : un accroissement exponentiel de la population qui oblige le gouvernement à prendre des mesures drastiques. Vu que ces morts-vivants ne présentent apparemment aucun danger, obligation est faite aux vivants de cohabiter avec eux.

C’est donc dans une ambiance apocalyptique que se déroulent ces « faits divers crépusculaires » qui rythment la série. A Los Angeles, on voit ainsi les ancêtres sortis de terre réinvestir leurs anciennes demeures, avec les leurs. Mais vu l’état de décomposition moyen des revenants, inutile de dire que les vivants s’en seraient bien passé ! Un homme en a fait son fonds de commerce : Karl Neard, service à la personne, se charge de faire disparaître discrètement les indésirables, aidé de sa sœur Maggie et de son pote Freddy Merckx.

Le point de départ imaginé par Jerry Frissen est tout simplement réjouissant : le retour à la vie de tous les morts ne s’accompagne pas de scènes de terreur, de chairs humaines dévorées, mais simplement d’un ras-le-bol général des vivants qui doivent supporter la puanteur ambiante et l’inutilité chronique des zombies. Chaque chapitre s’attache à ces drames domestiques, un beau-père en décomposition qui squatte le fauteuil, des pro-zombies lynchés par des nostalgiques du Ku Klux Klan,… Le tout dans un humour potache et irrévérencieux.

Mais il y a aussi de belles trouvailles, comme cet homme richissime et gras qui ne s’entoure que de femmes mortes ; son rêve, se payer la dépouille de Franka Kozik, ancienne vedette de séries B. Ou encore ce performer ringard qui décide de se tuer sur scène. Les dessins de Guy Davis sont raccords et soulignent bien cette galère du quotidien ; mention spéciale au personnage de Freddy Merckx, « subtil » mélange entre Eddy Merckx et Elvis.

Une bonne tranche de rigolade par l’auteur de Lucha Libre, qui redonne un peu de légèreté à ces zombies qui, dans l’histoire, sont relativement moins cons que les vivants (ce qui n’est pas l’exploit du siècle, j’en conviens volontiers). En clair, ça vaut grave le détour ; et puis c’est pas que moi qui le dit, il y a aussi Romero, Mignola et Hooper. Si avec ça vous n’êtes pas convaincus…



Scénario : Jerry Frissen - Dessins : Guy Davis - Editeur : Les Humanoïdes associés
Série en cours - 1 tome.


 
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