OmS en série - Morvan / Hawthorne

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Ankama a lancé à l’automne dernier une collection baptisée « Les univers de Stefan Wul ». On y retrouvera à terme les adaptations BD des onze romans publiés par Wul de 1956 à 1959, plus Noô (1977). Les deux premières séries sont aussi les plus emblématiques de l’œuvre : Niourk (par Olivier Vatine) qui conte l’errance d’un enfant noir rejeté par sa tribu et en quête de la mystérieuse cité du même nom, et OmS en série (Jean-David Morvan et Mike Hawthorne) qui avait déjà connu une adaptation en long métrage d’animation par René Laloux au début des années 70 sous le titre La Planète sauvage.

 Après le grand cataclysme qui s’est déroulé sur Terre, les humains survivants ont été recueillis par les Draags, êtres faisant 20 fois notre taille, à la peau bleue et aux yeux rouges. Emmenés sur leur planète, Ygam, ils ont été domestiqués et sont devenus, en perdant tout sens d’autonomie et de rébellion, de dociles animaux de compagnie, les Oms.

Un enfant, né en captivité et prénommé Terr, va bouleverser cet équilibre. Toujours près de sa jeune maîtresse, il va apprendre à son insu les leçons que lui prodigue son casque pédagogique. Ce savoir qu’il développe en secret, les parents de la jeune Draag vont s’en apercevoir ; Terr décide donc dans l’instant de fuir. Il sera aidé dans sa fuite par Brave, un Om libéré de sa servitude, et va ainsi incarner le renouveau possible d’une espèce.

Renouvelant le mythe de l’homme redevenu animal, l’histoire d’Oms en série porte en elle de nombreuses thématiques. Elle mise sur l’empathie du lecteur pour ces êtres asservis qui sont encore ses semblables, l’analogie avec leur comportement passé envers les autres animaux, et des réflexions plus profondes sur le devenir des civilisations.

Dans le premier tome, ce Spartacus revisité se met en place efficacement : on avance vite tout en comprenant parfaitement les enjeux et les intentions de chacun. Les dessins de Mike Hawthorne collent à l’image que l’on pouvait se faire des personnages, et empruntent beaucoup à ceux de Topor, sans pour autant atteindre leur charme (mais peut-être n’est-ce là que simple nostalgie ?).

Ce premier tome d’Oms en série introduit parfaitement l’intrigue et définit clairement son univers. On apprécie notamment ce côté un peu suranné des dessins d’Hawthorne, qui rappellent par moment Moebius ou Druillet, et d’une manière plus générale une vision de la science-fiction époque 70/80. On attend la suite avec impatience !





Scénario : Jean-David Morvan - Dessins : Mike Hawthorne
Editeur : Ankama - Collection : Les univers de Stefan Wul - Série en cours - 1 tome. 



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1 commentaire:

  1. Ce premier tome est une tuerie. Il est plutôt fidèle au livre, même s'il y a des petits écarts et les Draags ressemblent beaucoup à ceux du dessin animé, du coup, on reste à fond dans l'ambiance, c'est génial. ;)

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