Notre seul ami commun tomes 2 et 3

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Le premier tome de Notre seul ami commun, sorti début mars, avait été un véritable coup de cœur. On attendait donc avec grande impatience les deux albums suivants (sortis respectivement début avril et début mai), afin de boucler la boucle et de comprendre un peu mieux ce que pouvait bien raconter ces interludes bucoliques sur le cochon garagiste. Ça y est, c’est lu, et c’est une grosse claque.

Le premier volume se terminait par le décès de la mère du personnage, le second se devait de débuter par son enterrement. Ce moment est aussi celui des retrouvailles avec le père, un peu vaines car encore sous le choc. Viendront ensuite les différentes étapes du deuil, la colère d’abord, extériorisée au possible.


Puis la vie reprend ses droits, l’emménagement avec son pote Mouss, l’idylle avec Mary, les potes qui reviennent… Jusqu’à la rechute, inévitable si l’on en croit la psychanalyse, mais imprévisible. Le reste ne sera qu’un éternel recommencement, regain, rechute, etc. Jusqu’au prochain drame.

Si les dessins avaient ce côté cartoon très marqué, on avait vite compris qu’on n’allait pas beaucoup rire. Après avoir lu les trois tomes, on comprend la nécessité qu’il y avait à les sortir à si peu d’intervalle. Car ils composent un tout, indissociable et riche. « Les vrais enterrements viennent de commencer ».


On comprend désormais le rôle de l’histoire parallèle, celle du cochon garagiste. Ces planches, mises bout à bout composent le résumé d’une vie, qui entrera avec fracas dans l’histoire principale. De même les intertitres, tous composés sur le même mode (une vignette et une définition), résument à eux seuls les chapitres qu’ils nomment. Derrière le propos se dessine ainsi une incroyable richesse narrative.

Boris Mirroir a composé avec Notre seul ami commun une grande œuvre, sans aucun doute. Tout y est juste, intelligent. On pense inévitablement au Combat ordinaire de Manu Larcenet, avec lequel il partage nombre de qualités. Ce récit, ce peut être aussi celui du passage à l’âge adulte, le vrai, celui des illusions perdues. C’est dur, mais incroyablement beau.




> Chronique du tome 1


Scénario & Dessins : Boris Mirroir - Editeur : CFSL Ink - Série terminée - 3 tomes.



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