Dernières chroniques :

30.6.09

Soda - Un ange trépasse - tome 1

David Solomon, dit SODA est un flic de la police de New-York. Pour préserver le cœur fragile de sa vieille mère, il lui fait croire qu'il est pasteur depuis qu'il habite à Manhattan.

Maintenant que son père les a quittés, elle vit avec lui au 416 Church Avenue. SODA est contraint de continuer à lui mentir, bien que régulièrement il envisage de lui dire la vérité et d'arrêter le métier. Les vingt-trois étages qu'il parcourt en ascenseur lui permettent de se changer, passant de son habit religieux à son ensemble jean, veste de cuir et Colt Python.


Ce premier album débute avec la poursuite d'une voiture de police par un corbillard réquisitionné par SODA. Alors qu'il escortait Larcey, une jeune femme soupçonnée de possession de stupéfiants, elle profita d'une courte absence de l'officier pour lui fausser compagnie. Maintenant Larcey est dans la nature et il n'y a pas que SODA qui la recherche activement. Un tueur est à ses trousses, apparemment certaines personnes ont tout intérêt à faire taire cette ancienne infirmière...

Philippe Tome (Berceuse Assassine, Spirou et Fantasio) nous présente déjà dans cette première histoire un très bon aperçu de ce que sera la série par la suite : de l'humour, de l'action, des intrigues et des morts violentes. La relation de SODA avec sa mère et le subterfuge qu'il utilise pour la protéger sont souvent source de gags. Il n'est pas rare qu'il doive intervenir contre les truands alors qu'il porte encore son habit de pasteur. L'enquête n'est pas très longue (les albums de SODA sont des "one-shot"), c'est surtout le cheminement de l'arrestation des coupables qui nous occupe ici.

Les dessins de Luc Warnant (qui illustre les deux premiers tomes et sera remplacé ensuite par Bruno Gazzotti) sont assez typiques de la BD belge. Les rues de New-York sont détaillées et chaque figurant a une personnalité propre. L'action est plutôt bien découpée, les angles de vue maîtrisés. L'humour de certaines scènes ressort aussi beaucoup par les illustrations.

Un bon premier album, avec une histoire sympathique bien que moins complexe que les suivantes, mais qui constitue une bonne introduction pour découvrir le personnage.

Néanmoins, les aventures de SODA étant des histoires en un seul volume, il n'est pas forcément nécessaire de commencer par ce premier numéro, la série pouvant être débutée par n'importe quel tome.




Sénario : Philippe Tome - Dessins : Luc Warnant
Editeur : Dupuis - Collection Repérages Dupuis - Série en cours - 12 tomes.

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29.6.09

Bilbo le hobbit - Dixon/Wenzel

Un beau jour, alors qu'il est tranquillement en train de fumer sa pipe devant sa charmante demeure de Hobbit, Bilbo Sacquet reçoit la visite du grand magicien Gandalf. Après avoir échangés quelques mots, le semi-homme invite le vieil homme à revenir boire le thé le jour suivant.

Le lendemain, alors qu'il avait presque oublié leur rendez-vous, ce n'est pas moins de treize nains que voit débarquer Bilbo chez lui, suivis du magicien. Ils lui apprennent qu'ils vont partir pour une chasse au trésor, débusquer un dragon du nom de Maug et qu'ils ont besoin de ses talents de cambrioleur.

Bilbo ne sait pas trop de quoi ils parlent, il n'est nullement un voleur. Mais il se laisse entraîner dans l'aventure, lui qui habituellement, en bon Hobbit, ne quitte jamais la Colline. Il ne se doute pas encore de ce qui l'attend et du nombre de rencontres incroyables qu'il fera en chemin. Il en sortira changé à jamais, s'étant fait de nombreux nouveaux amis et ramenant de son périple des souvenirs et des objets bien plus précieux qu'il ne le pense.

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Cet article est rédigé dans le cadre du dossier multi-blogs sur le Seigneur des Anneaux : Le Cinquième Âge de la Terre du Milieu : Le Seigneur des Anneaux à l’heure du blogging.

Voici donc l'adaptation en bandes dessinées de l'histoire qui est considérée comme le prologue du Seigneur des Anneaux. Dès les premières pages on peut remarquer quelques différences par rapport au livre original, la première étant notre Bilbo qui ne s'appelle plus Baggins mais Sacquet. La traduction française n'est pourtant pas là pour coïncider avec les films vu que la première édition de cette BD est parue en 1991. Mais je ne vais pas commencer à faire la liste des petites différences qui parsèment l'ouvrage, nous ne jouons pas ici au jeu des sept erreurs.

Intéressons-nous plutôt à cet ouvrage en tant qu'oeuvre à part entière.

Cette BD a connu plusieurs éditions française. La première est celle de Comics USA/Glénat (en deux tomes, puis un seul) et elle fut rééditée par Vent d'Ouest à l'occasion de la sortie du film de Peter Jackson. On peut la trouver en deux volumes distincts ou réunis dans un coffret. Ces nouvelles versions bénéficient de nouvelles couvertures dessinées par Eric Herenguel (un habitué du genre Heroic Fantasy puisqu'il est, entre autre, le papa de Krän).



Les textes originaux sont retranscrits par Charles Dixon avec beaucoup de respect et parfois pratiquement mot pour mot. Mais ils sont adaptés au format des bulles qui ne permettent pas autant de bavardages qu'un livre. Ils ont donc été retravaillés afin de mieux convenir à ce média. L'avantage de la bandes dessinées est qu'elle vous épargne les longues descriptions en les illustrant. L'inconvénient forcément, c'est que faute de les imaginer il est plus difficile de se les approprier. Il y a aussi quelques détails en moins, mais qui ne gênent en rien la compréhension de cette histoire. Cette adaptation comporte énormément de texte pour une bandes dessinées. Nous retrouvons, comme dans la version originale, le narrateur qui nous guide tout au long du récit.

Les dessins de David Wenzel ressemblent plus aux illustrations que l'on peut voir dans certains contes pour enfants que dans les BD modernes actuelles. A ce sujet les nouvelles couvertures de Eric Herenguel pour la réédition chez Vents d'Ouest sont un peu trompeuses. Ne vous attendez donc pas à retrouver un dessin aussi moderne une fois le livre ouvert. Malgré cet aspect qui au premier abord pourrait déplaire à certains, on se familiarise assez vite avec ces illustrations joliment colorisées à l'aquarelle.

Ceci est la seule bandes dessinées reprenant l'univers de Tolkien que j'ai pu trouver à ce jour. J'ai d'ailleurs eu la confirmation par Zelphalya (Présidente de l’Association Tolkiendil) qu'il n'en existait pas d'autres à part quelques publications amateurs sur internet. Elle m'a fait part à ce sujet d'un projet de Jérôme Lereculey (dessinateur de L'atlas du Seigneur des Anneaux de Barbara Strachey et de la série Arthur) qui a été avorté à l'annonce de la sortie des adaptations cinéma. Apparemment les auteurs ne pensaient pas pouvoir offrir une vision nouvelle après celle qu'ont apporté les films.

Cette adaptation comblera peut être ceux qui voudraient en savoir plus sur le Seigneur des Anneaux en particulier comment Biblo se retrouva en possession de l'anneau unique et sa rencontre avec Gollum (un très bon moment d'ailleurs que leur jeu des devinettes). Elle est une alternative ou un complément à la lecture du livre, mais n'en délivre pas tous les aspects. En revanche elle constitue un excellent moyen d'initier les plus jeunes au monde fantastique de Tolkien.



Adaptation : Charles Dixon - Dessins : David Wenzel
Traduction : Thierry Cailleteau
- Editeur : Vents d'Ouest - Série Terminée – 2 tomes.

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26.6.09

Peter Pan - Régis Loisel

On ne présente plus Peter Pan. Ce personnage mythique de J. M. Barrie qui ne veut pas grandir et vit au pays imaginaire. Régis Loisel a acquit les droits de l'œuvre pour en écrire la genèse. Cette série en six volumes nous expose donc les origines de Peter, bien avant sa rencontre avec Wendy et ses frères.

Nous sommes à la fin du XIXe siècle. Peter est un jeune garçon comme les autres qui habite à Londres. La pauvreté a envahi le quartier de Whitechapel.

Nous le rencontrons alors qu'il raconte des histoires imaginaires pour faire rêver les gamins de l'orphelinat. Grâce aux bons soins de Monsieur Kundal, Peter mange à sa faim et à même apprit à lire et à compter. Le bon vieux monsieur lui raconte depuis des années des histoires merveilleuses et Peter n'a de cesse de l'écouter et de s'évader dans ces mondes légendaires.

Quand il rentre enfin chez lui le soir, c'est pour retrouver une mère alcoolique et violente, qui n'a guère d'intérêt pour sa progéniture. Un soir, Peter fait la rencontre d'une petite fée qu'il baptise Clochette et qui, avec sa poudre de fée, le fait s'envoler pour le pays imaginaire. Il y rencontrera des pirates et leur capitaine, mais aussi un tas de créatures incroyables, dont celui qui deviendra son meilleur ami : un satyre du nom de Pan.

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Peter Pan est un personnage que j'affectionne particulièrement. Sans doute parce que je dois être un peu atteinte de son syndrome. Ce héros est la personnalisation de l'imaginaire pur et merveilleux des enfants, ce refuge des rêves où tout peut arriver. Le personnage a tellement baigné dans ce monde que plus rien ne l'étonne. Il n'est pas blasé, loin de là, mais son esprit est tellement ouvert que pour lui rien n'est impossible. Et puis grandir c'est si ennuyeux après tout. Quand on perd son innocence le monde se révèle si cruel. Il est aussi un symbole de la peur du temps qui passe, d'ailleurs au pays imaginaire la notion de temps n'existe pas. Monsieur Kundal au début du premier tome nous exprime cette peur dans une bien jolie métaphore.

Cette bandes dessinées répond donc à un tas de questions que pouvait soulever la lecture de l'oeuvre de James M. Barrie : les origines de Peter et de sa jeunesse éternelle, ce qu'est exactement le pays imaginaire, la rencontre avec Clochette mais aussi avec celui qui deviendra le Capitaine Crochet. Ces deux personnages, aussi légendaires que notre principal héros, sont dépeint avec une très grande personnalité fidèle à l'œuvre d'origine. Clochette est adorable mais excessivement jalouse, susceptible et coléreuse. Le Capitaine quant à lui est cruel et n'hésites pas à exécuter les membres de son équipage alors qu'il défaille à la vue de son propre sang. Sa principale obsession quand il rencontre Peter est de réussir à occuper un crocodile qui rôde autour de son navire et l'empêche d'explorer les fonds marins à la recherche d'un trésor. Les dialogues entre le capitaine et son second, Mr Mouche, sont des moments d'anthologie.

Le rapport de Peter avec les femmes est assez particulier. Allez comprendre pourquoi, elles succombent toutes à ses charmes. Mais lui n'en a que faire. Il n'a pas encore l'âge pour s'intéresser à cela. Lui ce qu'il voudrait c'est une maman qui l'aime et le câline. Il porte d'ailleurs à l'image de la mère un amour quasi oedipien. Mais dans leur ensemble les femmes le dégoûte. La majorité de celles qu'il a connu vendaient leurs atouts pour quelques pièces et sa mère n'était pas le meilleur exemple pour rattraper l'image qu'il a fini de s'en faire. C'est une des raisons pour lesquels il déteste les adultes et ne veut pas grandir. Il est à noter que la BD est clairement orientée pour un public adulte/adolescent contrairement à l'œuvre de Disney, cette version est bien plus sombre et parfois cruelle.

Loisel a conçu cette série de 1990 à 2004 et c'est donc tout naturellement que les dessins s'améliorent avec le temps. Mais son style est présent dès le début : les femmes sont plantureuses et les gueules caricaturées. Les personnages légendaires, en particulier les korrigans et les fées, sont très réussi dans leur représentation et le pays imaginaire est magnifique. Vous l'aurez compris cette série est une œuvre majeure dans le monde de la BD Française. De celle qui a le goût du merveilleux, de l'aventure et du rêve.

En bonus voici quelques pages de "L'envers du décor". Un art book du premier tome, qui reprend la conception de la bandes dessinées, du scénario et son storyboard aux planches finales, en passant par l'encrage et la colorisation.




Site officiel : http://peterpan.ventsdouest.com/


Scénario & Dessins : Régis Loisel
Editeur : Vents d'Ouest - Série Terminée – 6 tomes.


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24.6.09

Les Geeks - Un clavier azerty en vaut deux


Pour l'été les
éditions Soleil proposent une série d'albums à 4,95€, une dizaine de titres parmi lesquels l'indispensable tome 1 de la BD "Les Geeks".


Le débat a fait rage il y a quelques jours sur le net sur la définition du terme "geek" quand Larousse a annoncé faire entrer le terme dans la prochaine édition de leur dictionnaire. Ici point de débat, les geeks sont cette culture qu'avait si bien représenté le reportage "Suck my Geek" : des passionnés.

Passionnés par leur ordinateur, internet, les jeux vidéos, les goodies et autres gadgets inutiles donc indispensables, les longs débats sur Star Wars, la bandes dessinées et autres joyeusetés qui occupent le quotidien de cette communauté. Cette liste n'est forcément pas exhaustive tant cette culture est vaste.

Mais revenons à nos amis. Un peu de clichés mais pas trop, Fred et ses potes bossent pour une boite d'informatique et ils s'en donnent à cœur joie. Entre la copine qui a bien du mal à le suivre dans son mode de vie et les potes, certains passages de la vie de Fred vous sembleront forcément familiers si tant est que vous ayez l'âme d'un passionné par les sujets précités. Il faut d'ailleurs avoir un minimum de connaissance dans les termes et habitudes de geek pour comprendre l'humour de certaines pages. Et des gags, ça ne manque pas ! Si vous emmenez cette BD sur la plage, ne vous étonnez pas si l'on vous remarque quand vous éclaterez de rire !

Les dessins sont très modernes et dynamiques. Il y a une foule de petits détails amusant parsemés dans les pages, comme le logo Apple remplacé par une poire, le nom de la boite où ils bossent, les captures d'écrans, les T-shirts...

Le troisième tome de leurs aventures est sorti au mois de mai, si vous ne connaissez pas encore cette BD je ne peux que vous encourager à courir chez votre libraire le plus proche ! Nous sommes tellement nombreux à pouvoir nous retrouver dans au moins une planche de ses nombreux gags qu'au final, cela devrait mettre tout le monde d'accord sur la définition du terme ;o)


Retrouvez les premières planches de chacun des albums sur le site officiel des Geeks


> chroniques des autres tomes


Scénario : Collectif "Gang" - Dessins : Thomas Labourot
Editeur : Soleil Productions - Série en cours – 3 tomes.

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22.6.09

Les éternels - Neil Gaiman/John Romita Jr

Mark Curry est étudiant en médecine et travaille aux urgences. A part les heures épuisantes à l'hôpital et les rêves assez bizarres qu'il fait régulièrement, c'est un gars normal. Plutôt, c'est ce qu'il croit jusqu'au jour où un homme disant s'appeler Ike Harris vient le voir. Celui-ci affirme que Mark est immortel, indestructible, qu'il a été envoyé sur terre par des aliens pour protéger la terre et qu'il a perdu la mémoire mais a en fait un demi-million d'années...

Forcément, un mec qui débarque de nulle part et vous annonce un truc pareil, vous le prenez pour un fou, un fanatique religieux essayant de vous vendre sa bonne parole. Mais quand ce même fou survit miraculeusement à l'explosion d'une bombe et la chute d'un immeuble, on est un peu plus enclin si ce n'est à le croire, du moins à l'écouter. Ce sont plusieurs éternels qui vivent ainsi parmi les humains, ne sachant plus qui ils sont, de où ils viennent et pour quelle raison ils sont là. Mais la terre est en danger et Harris n'a que peu de temps pour les retrouver et leur rendre la mémoire.

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Romita Jr c'est un peu comme Ramos, non pas dans le style graphique, mais dans la façon de départager les gens... il y a ceux qui adorent et ceux qui détestent. C'est en général l'effet que procure un style de dessin avec une forte personnalité. Personnellement depuis que j'ai lu son Daredevil avec Miller "L'homme sans peur" j'adore Romita Jr. Son graphisme s'est en plus amélioré et modernisé depuis. Il est de ceux dont le nom suffit sur une couverture pour que je m'intéresse à l'ouvrage. Alors quand en plus il collabore avec Neil Gaiman (Sandman, Marvel 1602) pour reprendre les aventures des Eternels crées par Jack Kirby au milieu des années 70, la curiosité prend le dessus et donne envie d'en savoir plus sur ces être supérieurs.

Le début peine un peu à se mettre en place, beaucoup de questions, de réponses aussi, mais si l'on n'est pas familier avec les personnages de Kirby cela semble assez confus. La suite devient plus intéressante en même temps que Curry commence à croire aux explications de Harris. L'intervention d'Iron Man et des allusions au recensement des super-héros ancrent cette histoire dans l'univers classique Marvel et sa continuité.

Au final cette histoire en deux volumes se révèle assez bonne, on se demande bien ce qui se trame derrière tout cela et qui a bien pu manipuler ainsi ces êtres divins. Le dénouement offre quelques passages amusants, quand nos Vengeurs tentent d'intervenir et se retrouvent totalement impuissants devant tant de ... puissance (il suffit de voir comment Iron Man se fait envoyer balader par l'une d'entre eux). Je regrette juste que ces personnages ne soient pas plus exploités dans l'univers classique Marvel, ils le mériteraient.

A noter qu'une suite à cette histoire vient de paraître en 100% Marvel, par Charles Knauf et Daniel Acuña.


Scénario : Neil Gaiman - Dessins : John Romita Jr
Editeur : Panini Comics - Collection 100% Marvel.

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Le Seigneur des Anneaux : Dossier multi-blogs


Le Cinquième Âge de la Terre du Milieu : Le Seigneur des Anneaux à l’heure du blogging


A l'initiative de Kameyoko (Fant'Asie), dont vous avez déjà pu lire certaines interventions dans les commentaires de ce blog, une petite poignée de bloggers se lancent dans un grand dossier multi-blogs et multi-thématiques sur Le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien.

Mais ce n'est pas de la BD ? si, si cher lecteur, on y vient ;o)

L'idée est d'exploiter les spécialités de chacun, afin de proposer un éventail de connaissances autour d'un sujet commun. Et il n'est pas des moins ambitieux puisqu'il s'agit de l'œuvre fondamentale du genre Fantasy qui a été décliné dans de nombreux médias et produits dérivés : livres illustrés, films, jeux de rôle, jeux de société, jeux vidéos... autant de sujets qui vous seront proposés chez les différents participants : A Mon Humble Avis, Bulles et Onomatopées, Damonx, Dans la lune, Cinéblog, If Is Dead et Fant’asie.

Voici le planning des festivités, qui se dérouleront du 25 juin au 2 juillet :

- 25 juin 2009 :
Littérature : « La Communauté de l’Anneau » de J. R. R Tolkien sur Fant’asie

- 26 juin 2009 :
Cinéma : « Le Seigneur des Anneaux – La communauté de l’Anneau » de Peter Jackson sur Cineblog

-27 juin 2009 :
Jeux : Les différents jeux de société dans l’univers du Seigneur des anneaux sur AMHA

- 28 juin 2009 :
Littérature : Critique du livre « Les Deux Tours» de J. R. R Tolkien sur Fant’asie
Graphisme : Les illustrateurs ayant travaillé sur le Seigneur des Anneaux sur If Is Dead

- 29 juin 2009 :
Jeux : Les différents jeux de rôles se déroulant dans l’univers du Seigneur des anneaux sur AMHA
BD : L’adaptation de Bilbo le Hobbit en BD sur Bulles et Onomatopées

- 30 juin 2009 :
Jeux : Les jeux vidéos sortis sur le thème du Seigneur des Anneaux sur Damonx
Mythologie : Elfes de Tolkien et Mythologie Irlandaise sur AMHA

- 1er juillet 2009 :
Infos : Biographie de J. R. R Tolkien sur Dans la Lune
Littérature : Critique du Livre « Le Retour du Roi » de J. R. R Tolkien sur Fant’asie

- 2 juillet 2009 :
Littérature : Les nouvelles publications liées au SdA sur If is Dead.

* Plus tard :
Cinéma : Critique des films « Les Deux Tours » et « Le Retour du Roi » à venir sur Cineblog

Les liens vers les articles seront mis à jour au fil des publications.

Retrouvez donc à partir de jeudi les billets de mes confrères sur leur blogs respectifs et rendez-vous ici même, lundi 29 juin pour un article sur ce qui est considéré comme étant le prologue du Seigneur des Anneaux : Bilbo le Hobbit adapté en BD.


Bonne lecture !




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19.6.09

Waow tome 1 - Les Crèvemines

Waow est une bande dessinée qui raconte les aventures de joueurs dans le monde de World Of Warcraft. Inutile de vous dire que si vous ne connaissez du jeu que son nom, vous risquez de ne pas apprécier la BD à sa juste valeur. Mais si les termes noob, GG, instance, HL, AH, loot, mob et stuff vous sont familiers, il y a fort à parier que Waow vous fera passer un très bon moment.

Badorin, humain de son état, est un wawa guerrier d'un level assez élevé. Il parcourt les terres de Razemoth, à la recherche d'ennemis à tabasser. Après une valeureuse bataille, il rentre dans sa ville, à Critempête, où l'attendent les seigneurs du conseil qui ont une quête à lui faire accomplir.

Non, il ne devra pas aller chercher trente cuisses de murloc ou faire une dizaine d'allers-retours entre les villes voisines, cette quête là est la pire qui soit (oui, oui pire que les pré-requis Onyxia) : il va devoir guider Darkill, un jeune noob débutant qui veut devenir guerrier.

Et forcément, cela ne sera pas une affaire facile. Darkill est pressé de monter en level et pour ne rien gâcher il utilise ce langage si cher aux jeunes internautes : le SMS. Une fois remis sur le droit chemin (au sens propre comme au figuré) Badorin commence à lui apprendre les rudiments du pex de la progression dans le jeu.

De la forêt d'Elwynn aux Mortemines en passant forcément par la Marche de l'Ouest et les Carmines on reconnaît aisément les endroits et mobs familiers. Et c'est dans ce premier aspect que cette bande dessinée est agréable. Ensuite les termes et les habitudes de joueurs sont tout à fait fidèles à l'ambiance du jeu. Le Fab est un joueur et ça se voit et c'est ce qui fait toute la qualité de son scénario. Parce qu'il y a des anecdotes qui sentent le vécu et que c'est ce qu'il y a de plus drôle, parce qu'on s'y retrouve et que tout joueur a un jour ou l'autre connu une situation similaire.

Alors si vous avez un peu de temps entre deux quêtes ou en attendant un groupe d'instance, n'hésitez pas à lire Waow. Vous pourriez même retrouver certaines bêtises de débutants que vous-même avez connu, il y a longtemps, un temps qui rend généralement bien des joueurs nostalgiques, celui de la découverte.

Que les non-joueurs qui sont arrivés jusqu'ici et qui viennent d'avoir l'impression de lire un texte en chinois ne s'inquiètent pas, s'ils veulent découvrir l'univers de WoW en parcourant ce livre, un "glossaire pour les noobz" est à leur disposition en début d'ouvrage ;o)



Scénario : Le Fab - Dessins : Kitex - Editeur : Kantik - Série en cours - 3 tomes.

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17.6.09

Les pauvres aventures de Jérémie - Riad Sattouf

Les jolis pieds de Florence

La sortie en salle du film "Les beaux gosses" de Riad Sattouf m'a donné envie de découvrir un peu l'univers de cet auteur, au graphisme qui n'est pas sans rappeler sur certains aspects celui de Lewis Trondheim ou Manu Larcenet. Je ne sais pas trop comment les définir, oserai-je dire que ce sont des styles "naïfs" ? En tout cas ils collent parfaitement à leur scénario, l'humour étant présent autant dans l'histoire que dans les dessins. Je me suis donc procuré le premier tome des "Pauvres aventures de Jérémie : Les jolis pieds de Florence".

Jérémie travaille dans une boite conception de jeux vidéo et en ce moment il flash totalement sur Florence, enfin surtout sur ses pieds en fait... Mais il n'est pas très doué avec les filles (et même pas très doué tout court) et quand elle lui fait des avances il panique totalement.

Résumé rapidement comme ça, c'est vrai que cela fait beaucoup penser au pitch des "Beaux Gosses". Il y a effectivement un fond commun de petites anecdotes et inspirations propres à l'auteur, mais la comparaison s'arrête là. Ici point de lycée et de boutons d'acné, les personnages sont dans la vie active et côté sexe ils n'en sont plus à leur première fois. Par contre le côté looser est bien présent. Tout ce qu'entreprend Jérémie se termine fatalement par une situation qu'il n'avait pas prévu et qui le met dans des positions embarrassantes. Il n'est d'ailleurs pas le seul, son meilleur pote accumule aussi pas mal les mésaventures. Il n'y a que la sœur de ce dernier qui maîtrise sa vie et ses envies... Les filles sont présentées de manière plutôt dominantes et ce sont souvent elles qui mènent la danse.

Beaucoup de situations cocasses (sexe, pétards et quelques lascars), des moments de vie ordinaire et d'autres beaucoup plus loufoques. Si vous avez aimé le film de Riad Sattouf il y a de grandes chances que vous aimiez ses BD. Les aventures de Jérémie se déclinent pour l'instant en trois albums, le dernier datant de 2005. Quand une adaptation de BD au ciné donne envie de découvrir des auteurs, c'est qu'elle a remplie une partie de son rôle...



Scénario & Dessins : Riad Sattouf - Éditeur : Dargaud
Collection Poisson Pilote - Série en cours – 3 tomes.


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16.6.09

Spider-Man - L'autre : évolue ou meurs

Retour sur cet épisode intéressant de la vie de Peter Parker qui nous promettait bien des évolutions, qui malheureusement n'ont pas duré longtemps et ont plutôt sombré dans l'oubli jusqu'à être complètement effacées.

Bien avant "Civil War", "One more day" et "Secret Invasion", avant qu'il n'endosse le costume "iron-spidey" ou ne ressorte le noir, notre ami tisseur a vécu une aventure éprouvante qui se déclina en crossover sous le nom de "l'autre" ("The Other", bien plus classe en anglais je vous l'accorde).

Peter Parker fait des cauchemars, en ce moment tout va trop bien pour lui, il n'a pas l'habitude et à peur que tout s'arrête. Il a rejoint les Vengeurs, s'est marié avec MJ et vit avec elle et tante May dans la Stark Tower. C'est trop beau pour durer et il le sait.

Lors d'un affrontement avec un vilain du nom de Tracer il est blessé et se retrouve soigné chez le docteur Castillo, une spécialiste des soins pour super-héros. A la suite d'une prise de sang de routine, il découvre qu'il est bien mal en point. Les efforts conjugués de Red Richards, Tony Stark, Hank Pym et Bruce Banner n'y font rien, même le Docteur Strange ne connaît pas de remède. Et ce que notre monte en l'air ne sait pas, c'est que Morlun est tapi dans l'ombre et attend son heure...

Parue en kiosque (n°79 à 81 Spider-Man 2ème série), je ne sais si cette mini-série sera un jour reprise en recueil. Elle permet pourtant d'explorer des aspects bien intriguant de l'homme araignée dont on avait déjà eu une introduction lors du run Straczynski/Romita Jr (Tomes 1 et 2 de la collection Marvel Premium repris également dans l'incontournable Spider-Man 8). Straczynski nous avait dévoilé une vision nouvelle et plus mystique des origines des pouvoirs de Spidey et un nouveau vilain redoutable : Morlun. C'est ce dernier qui nous revient dans ce crossover plus fort et déterminé que la dernière fois.

Ce scénario est l'occasion pour le tisseur de se poser pas mal de questions et de faire une introspection de ce qu'il a fait de sa vie, de son couple et de ses pouvoirs qui lui donnent tant de responsabilités. C'est aussi l'exploitation du concept "et si il ne vous restait que quelques jours à vivre, que feriez-vous ?". C'est un Spider-Man désespéré que nous suivons là, à la recherche de la solution qui pourra le sauver. La série nous offre un final intéressant et ambitieux dont on sait maintenant qu'il ne sera pas exploité, mais qui reste malgré tout un moment important dans "l'ancienne" vie de Peter Parker.



Scénario : Reginald Hudlin/Peter David/J.M. Straczynski
Dessins : Mike Wieringo/Pat Lee/Mike Deodato
Editeur : Panini comics - Revue
kiosque.


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15.6.09

Voyageur - 1er Cycle : Futur

Voyageur est une série de science fiction scénarisée par Pierre Boisserie et Eric Stalner. Plusieurs dessinateurs se partagent la conception de ses albums, découpés en 3 cycles de 4 tomes (Futur, Présent, Passé) et un épilogue (Omega). Nous retrouverons au fil des tomes le travail de Guarnido qui illustre l'ensemble des couvertures et l'intégralité de l'album Omega. Les dessins du cycle "Futur" sont réalisés par Eric Stalner, le cycle "Présent" est illustré par Marc Bourgne. Lucien Rollin, Siro, Eric Lambert et Eric Liberge se partagent chacun un tome du cycle "Passé".

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12.6.09

Un monde formidable - Inio Asano

"Les rêves n'existent que lorsqu'on les fait. Si on ouvre les yeux, tout ce qu'il reste c'est la réalité."

Inio Asano aime les destins qui se croisent. "Un monde formidable" est son premier manga il précède donc "le quartier de la lumière" dont j'avais parlé le mois dernier. Ces deux ouvrages partagent presque le même concept. Ici au lieu de se préoccuper des habitants d'un même immeuble, il nous fait accompagner un personnage, puis d'un coup, quand ce dernier en croise un autre, on se retrouve à le suivre à son tour.

Ces différents destins sont autant de chapitres, de petits bouts de vie intercalés. Ce manga donne tout son sens au terme "tranche de vie", ce sont de petits moments, qui ne durent même pas une journée pour la plupart, mais qui marquent profondément leurs protagonistes. Asano décrit des personnages qui se posent tous des questions sur leur avenir et nous fait partager le moment clef qui les a fait évoluer dans les directions qu'ils ont choisies.

L'auteur est cynique dans le choix de ses titres. Tout comme "Le quartier de la lumière" nous présentait des sujets bien sombres, "Un monde formidable" ne respire pas la joie de vivre, mais il n'est pas dépourvu d'espoir. On sent tout le poids de la jeunesse japonaise qui peine à progresser et ne trouve pas sa place dans cette société très élitiste. Les petits boulots qui s'enchaînent mais les ambitions qui se terrent, les rêves qui s'envolent et laissent place au réel, l'incertitude effrayante de ne pas connaître de quoi le lendemain sera fait.

Les rapports humains ne sont pas tendres. Entre le harcèlement et le racket à l'école, les couples qui se font et se défont pour incompatibilité dans leur vision du futur, le jugement des aînés qui ne comprennent pas cet égarement et en oublient qu'ils sont passés par là, la société qui réclame la réussite au prix du bonheur...

Tous ses moments sont banals et passionnants, superficiels et profonds, éphémères et envoûtants...

Comme la vie...comme le monde...




Scénario & Dessins : Inio Asano - Editeur : Kana - Collection Made in
Série Terminée – 2 tomes.

© by ASANO Inio / Shogakukan


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10.6.09

De 7 à 77 ans

Tel qu'était décrit Tintin "Le magazine des jeunes de 7 à 77 ans", il ne devrait pas y avoir d'âge pour lire de la bande dessinée. Chez moi on n'a même pas attendu que je sache lire pour me coller une BD entre les mains. Comme vous pouvez le constater cela laisse des séquelles ;o)

Mais les a priori ont la vie dure. Il suffit de regarder la tête des gens que vous croisez en sortant d'un buraliste avec le dernier Spider-Man sous le bras. On le voit rien qu'à leur regard, ils pensent qu'on a dû l'acheter pour le fiston ou le petit frère, mais que nous n'avons certainement plus l'âge de ce genre de lectures.

Étonnamment ce sont parfois les mêmes qui se ruent dans une salle obscure dès qu'un film de super-héros sort sur les écrans... Comme si le média faisait une différence. Les caissières de la presse où j'achète mes comics s'y sont habituées et c'est maintenant avec un regard complice qu'elles me tendent les sorties de la semaine à peine ai-je franchis le seuil du kiosque.

Mais les super-héros ne sont pas les seuls concernés. J'en parlais encore hier avec un passionné, contrairement à ce qu'on pourrait croire, il n'est pas rare de trouver des personnes de la quarantaine (voir plus...) qui lisent les aventures du Petit Spirou. Eh oui, les "p'tits mickey" ce n'est pas que pour les enfants ! Je ne parle même pas de l'image déplorable qu'a le manga vis-à-vis de certains, qui pensent qu'une fois passé les quinze ans d'âge cette lecture n'est plus pour nous. Nombre de bibliothécaires vous le diront, encore beaucoup de parents ont du mal à ce que leurs enfants lisent trop de bande dessinée et la pense avilissante.

Pourtant, ne parle on pas de neuvième art ? Un dessin ou un texte peuvent être une œuvre à part entière mais si on les unis ils perdent toutes leurs qualités ? Bien sûr je ne généralise pas, certains ont l'esprit suffisamment ouvert pour ne plus faire de distinctions de ce genre. Mais quand même. Quand j'avais 18 ans, je me disais qu'avec le temps cela irait mieux, que les BD se démocratiseraient et que je pourrais les lire tranquillement une fois adulte sans que cela ne paraisse gamin.

Alors oui, cela va quand même de mieux en mieux. Grâce aux films peut être et aussi à la génération "club do" qui devient parent et baigne encore dans cette culture. Peut être qu'un jour ce média sera reconnu à sa juste valeur et que certains titres dignes des plus grandes œuvres littéraires seront enseignées à l'école. Pourquoi pas ?

Et vous ? Constatez-vous aussi parfois un étonnement quand vous apprenez à autrui que vous lisez "encore" de la bande dessinée ? Planquez-vous votre magazine X-Men entre les pages de "l'équipe" ? Mettez-vous une jaquette de livre à votre manga pour le lire dans le métro ?


© Les illustrations de cet article sont la propriété des éditions Dupuis et Panini Comics

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Ultimate X-Men - Marvel Deluxe 2

Ce deuxième recueil en Deluxe des aventures mutantes version ultimate fait suite directe au premier. On y retrouve les numéros 8 à 13 de la revue kiosque, soit les arcs "Tournée Mondiale" et "Comme une odeur de souffre".

Après un premier deluxe qui permettait d'introduire le casting des principaux mutants de l'école de Charles Xavier, celui-ci entre maintenant directement dans l'action, avec du bon et du moins bon, les arcs présentés ici étant assez inégaux.

Autant point de vue scénario que dessins. L'histoire est toujours menée par Mark Millar cette fois assisté de Chuck Austen, mais les dessinateurs se succèdent, ce qui pourra déstabiliser les débutants en comics n'étant pas habitués à ce procédé propre aux BD super-héroïques.

Ainsi les illustrations de Adam Kubert sont toujours aussi belles et détaillées, celles de Kaare Andrews bien que bénéficiant d'une colorisation particulière s'en sortent plutôt bien dans un style largement inspiré du manga, mais les run de Chris Bachalo et Esad Ribic sont un cran en dessous. Ce changement radical de représentation des personnages d'un chapitre à l'autre n'est pas des plus heureux.

L'histoire maintenant : Charles Xavier à écrit un livre pour tenter d'expliquer à l'humanité sa vision de la cohabitation entre humains et mutants et emmène ses étudiants dans une tournée mondiale pour en faire la promotion. L'introduction qui nous présente quelques lignes du livre en question nous permet de se remettre dans le bain et d'apprendre quelques petits détails supplémentaires sur les origines de nos héros. C'est assez bienvenue et agréable.

J'ai trouvé la suite de l'histoire, bien qu'instructive, assez lourde. Nous découvrons que Xavier a un fils caché, malade et aux pouvoirs très dangereux, qui comme par hasard s'échappe à l'arrivée de son papa en Europe. Vous l'aurez compris il va falloir pour nos X-Men le retrouver et le maîtriser, ce qui ne sera pas une mince affaire. Certains des élèves ont des suspicions à l'égard de Xavier dont ils se demandent s'il ne les manipules pas, concept intéressant, mais écarté assez rapidement.

Je ne vous raconte pas en quoi consiste l'arc "Comme une odeur de souffre", cela serait vous dévoiler bien trop de choses... Ah si, je peux néanmoins vous dire que ce sera l'occasion d'introduire le personnage de Kitty Pryde qui vient apporter pas mal d'humour et de fraîcheur bien plaisants à un moment où l'histoire devient assez tumultueuse. La dernière partie de ce deluxe comprend un mini-arc nous présentant le personnage de Gambit. Une petite histoire sympathique, pour un personnage qui ne l'est pas moins.

En conclusion bien qu'inégale cette suite s'inscrit dans la continuité de ce qui a été entamé dans le précédent volume et présente des événements qui auront pas mal de répercussions par la suite.



Scénario : Millar/Austen - Dessins : Kubert/Andrews/Bachalo/Ribic
Editeur : Panini Comics - Collection Marvel Deluxe.

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8.6.09

Girls - Les Frères Luna


Ethan
habite dans le petit village de Pennystown. Tout le monde connaît tout le monde, la vie y est plutôt paisible, mais lui voudrait se taper une fille. Il n'a pas bien accepté la rupture avec son ex et depuis c'est le néant. La dernière qu'il a dragué a l'épicerie où il travaille a clairement refusé ses avances. Dépité, il se saoule à l'unique bar du village avec son pote Merv et fini bien éméché. Sa soirée se termine par un déballage d'insultes à l'égare de ses voisins présents (il nous donne là un bon aperçu des personnalités qui s'exprimeront ensuite au cours de l'histoire) et il se fait vider par le shérif. Au même moment un bruit assourdissant retenti, brise toutes les vitres alentour et la pluie s'arrête brusquement.


En rentrant à sa maison, Ethan tombe sur une superbe fille, nue, blessée et perdue. Un cadeau pareil tombé du ciel ne se refuse pas et il l'emmène chez lui pour lui porter secours. A son grand étonnement elle est très entreprenante, il ne lui en faut pas plus pour passer à l'acte, il n'attend que ça depuis des mois... Le lendemain matin il découvre avec stupeur que la fille a pondu des œufs dans sa salle de bain et que ce sont des clones qui en sortent. Des filles totalement identiques à la première, mais elles sont très violentes et s'en prennent sauvagement aux femmes du village tandis qu'elles essayent de séduire les hommes afin de se reproduire...

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Cette histoire complètement folle va au fil des tomes être une escalade de violence, de bizarrerie et d'angoisse. Quand on croit avoir touché le fond la page suivante joue la surenchère. Le découpage du comic est d'ailleurs plutôt bien fait, et ajoute au suspense avec des transitions intelligentes et des cliffhangers intrigants.

Sur le thème : vous pensiez connaître vos voisins ? c'est la personnalité des gens et leurs différentes réactions face aux événements qui s'avèrent être le concept le plus intéressant de l'histoire. Le genre humain dans toute sa splendeur : bestial, bête, individualiste, sournois. Alors qu'il croyait avoir des voisins sympa, Ethan va découvrir que certains sont des psychopathes, d'autres de gros pervers et pratiquement aucun n'échappant à la règle, on a le droit à tous les clichés psychologiques imaginables. Le scénario est donc le gros point fort de cette série. C'est assez violent, presque tout le temps glauque, parfois drôle ou étonnant.

Par contre pour ce qui est dessins ce n'est pas le même traitement. Ils ne sont vraiment pas ce qui se fait de mieux. Les visages sont très mal faits, on a même parfois l'impression que tous les hommes ont le même faciès et qu'on leur a juste changé de coupe de cheveux, collé des lunettes ou une moustache pour les différencier. La colorisation est très plate et à un peu le même rendu que certaines BD réalisée à partir de captures d'écran d'un dessin animé. Malgré tout cela reste une affaire de goût et le scénario vraiment intéressant mérite largement le détour.


Scénario : Joshua Luna - Dessins : Jonathan Luna - Editeur : Delcourt
Collection Contrebande - Série finie - 4 tomes.

Wikio

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5.6.09

L'auberge du bout du monde - Oger/Prugne

Un petit mot tout d'abord sur la collection Haute Densité de Casterman qui accueille des intégrales de certaines des grandes séries de l'éditeur dans un petit format au prix unique de 16€. Cette collection est d'une grande qualité, autant par les titres proposés que par son édition. Son format est très pratique et n'altère pas la qualité des dessins. La couverture cartonnée est imprimée et recouverte d'une jaquette mate avec un vernis sélectif du plus bel effet. Je n'allais pas bouder le plaisir de posséder certains titres de cette attirante collection, et c'est "L'Auberge du bout du monde" qui est ici le premier que je vous présente.

D'après la préface de ses auteurs, ce récit est basé sur le manuscrit d'un obscur écrivain qui a disparu à la fin du XIXe siècle. Il nous conte l'histoire d'un village Breton et les événements mystérieux qui ont fini par faire qu'il soit déserté de tous ses habitants. Ainsi, nous découvrons en même temps que l'écrivain Edgar Saint Preux le feuilleton des mésaventures de ce patelin, raconté par son dernier habitant, le propriétaire de l'Auberge du Bout du Monde.

Yann et Iréna sont enfants, liés d'une amitié amoureuse, ces deux-là finiront certainement par se marier. Mais voilà, un soir en rentrant de la côte, la fillette et sa mère croisent le chemin de créatures bien étranges. La femme est tuée et la jeune fille disparaît. Au village, où seule l'usine de conserves de poisson fournit du travail à tous les habitants, une étrange malédiction fait disparaître les hommes ou les rend malade d'un mal inconnu. Quand Iréna revient onze ans plus tard elle est muette et possède le pouvoir mystérieux de guérir les animaux. Qu'importe, son père l'aubergiste et son ami Yann sont bien trop heureux de la retrouver pour se poser plus de questions. Ce qu'ils ne savent pas encore, c'est que d'étranges petites créatures accompagnent désormais Iréna et semblent la protéger.

Les 3 tomes qui composent cette histoire sont réuni ici. Ce récit bien mystérieux de Tiburce Oger (Gorn), nous emmène dans la Bretagne profonde du XIXe siècle. Petit à petit nous entrons dans l'intimité du petit village et ses secrets nous transportent tout du long. Mais le gros point fort de cette BD sont les dessins de Patrick Prugne. Le talentueux auteur de "Fol" nous livre ici des planches magnifiques, aux couleurs directes et à la lumière incroyables. Certaines cases sont de vrais tableaux, des cartes postale de la Bretagne empreintes de l'odeur iodée de la mer. Une histoire plutôt classique dans le genre fantastique, mais aux illustrations si belles qu'à elles seules elles justifient cette lecture.



Scénario : Tiburce Oger - Dessins : Patrick Prugne - Editeur : Casterman
Collection Haute Densité - Série Terminée – Intégral (3 tomes).

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3.6.09

Les adaptations de BD au cinéma


Je ne sais pas pourquoi, il y a des histoires que j'apprécie en BD et que je ne saurai jamais regarder en film. Est-ce que je suis meilleur public devant des planches que devant une toile de ciné ? Je crois que oui. Ce média me séduit et me transporte beaucoup plus. Peut être parce que la lecture se fait à mon rythme, que j'ai plus le temps de m'attarder sur ce qui va retenir mon attention. Sûrement aussi parce que la vue du sang m'est moins désagréable en dessin qu'en film. Je sais reconnaître un bon film et ses qualités d'interprétations, de décors, de costumes, d'ambiance. Mais cela m'arrive souvent après avoir vu un film que j'ai beaucoup apprécié, de me dire que je l'aimerai encore plus s'il était en BD. Cela doit être une déformation, parce qu'en général j'entends plutôt l'inverse, de gens qui lisent une BD et en disent qu'elle ferait un bon film.


Oui certaines BD sont de parfaits storyboards et peuvent donner de très bonnes distractions portées à l'écran. Mais je n'ai jamais retrouvé la profondeur d'une BD ou même d'un livre dans une adaptation. Ce n'est jamais aussi complet. Peut être aussi que l'on a un rapport plus intime avec un livre qu'avec un film. J'ai parfois même l'impression que les adaptations rendent grand public certaines histoires que je m'étais appropriées, et d'un coup elles deviennent communes et connues de tous, en tout cas en superficie.

C'est le principal but de ce blog. Essayer de donner envie de lire les BD que j'ai aimés aux gens qui me lisent. Qu'avant ou après avoir vu une adaptation en film ils aient envie d'approfondir le sujet et se plonger dans l'histoire originale. Je ne dis pas que les adaptations sont mauvaises, au contraire si elles peuvent amener des gens vers la lecture c'est très positif. Ce que je trouve dommage en revanche ce sont les gens qui ont vraiment apprécié un film, et en particulier ceux de super-héros, mais n'ouvrirons jamais un comic. Ils passent assurément à côté de quelque chose. Rien que pour l'exemple, l'adaptation ciné de Daredevil ne rend vraiment pas service aux comics de l'avocat sans peur qui sont excellents, mais que beaucoup vont, à cause du film, mal juger.

A la fin de l'année sort "Clones" avec Bruce Willis. J'adore les scénarios fantastiques d'anticipation à la K. Dick et cette adaptation du comic "The Surrogates" me donne vraiment envie. Il est actuellement difficile à se procurer en France (frais de port exorbitants pour le faire importer), mais j'espère pouvoir le lire avant la sortie du film. Apparemment une maison d'édition devrait même en faire bientôt une version française. Dans ce cas les adaptations ciné sont une bonne chose. Si elles permettent que des éditeurs français nous traduisent et fournissent des œuvres que l'on aurait sinon jamais vu de ce côté de l'Atlantique.

Les sites de fans et les forums sont remplis de débats sur les adaptations. Ici n'est pas mon sujet. Je prends toujours une adaptation pour ce qu'elle est : un média différent, dont je n'attends pas les mêmes qualités que son support original. Voilà pourquoi je ne crache pas sur les adaptations ciné. Elles peuvent apporter du bon et il y a même parfois de très bonnes surprises (Iron man en est le parfait exemple). Mais si vous avez vu "Immortel" et jamais lu la trilogie Nikopol de Bilal, ou récemment découvert "Watchmen" et pas encore ouvert le graphic novel, dites-vous qu'il n'est jamais trop tard ;o)



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Partage de lectures bédéphile Franco-Belge, Comics et Mangas
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