Dernières chroniques :

30.10.09

Nana - Aï Yazawa - Tomes 16 à 21

Troisième partie de cette série d'articles. Et pour l'instant la dernière puisque nous avons rattrapé la publication japonaise et qu'il faudra donc attendre au moins le mois de mars 2010 pour avoir la suite. Ce n'est qu'une estimation, aucune date n'est fixée, mais vu le rythme des dernières publications c'est à-peut-prêt ce à quoi il faut s'attendre.

Autant il y a quelques tomes j'avais hâte que la série trouve une fin, autant maintenant que certains événements se sont produits et que l'on voit poindre ce qui ressemble à une conclusion je suis redevenue enthousiaste à la lecture de la série.

Comme pour l'article précédent, ce qui suit dévoile des moments clés de l'histoire. A bon entendeur…

Résumé des épisodes 8 à 15 :

Après avoir eu une courte liaison avec Takumi, Hachi (Nana Komatsu) est heureuse et sort avec Nobu. Tout va pour le mieux entre eux et elle commence à appréhender les relations de couple différemment. Mais elle tombe enceinte. Takumi prend les choses en main et impose à Nobu le fait qu'il reconnaitra l'enfant et l'élèvera. Hachi accepte et part vivre avec lui…

Pendant ce temps Nana Ôsaki est complètement perturbée du départ de Hachi de leur appartement commun. Elle est prête à tout pour la récupérer. Sa relation avec Ren est révélée au grand jour dans la presse à scandale. La toute nouvelle popularité de Blast leur permet de passer pro dans une grande major. Nana considère de plus en plus Trapnest comme un groupe rival…

A partir du tome 16 jusqu'au 21 :

Comme précisé dans le précédent article la série souffre de longueurs entre les tomes 14 et 18. L'histoire tourne au ralenti et devient trop convenue, on se demande un peu ou tout cela va nous mener. Mais une fois l'arrivée des "flashforward" à partir du tome 16 la trame de base reprend de plus belle et donne une furieuse envie d'en savoir plus. La série vire lentement vers le drame (et même complétement à partir du tome 20), mais nous retrouvons les émotions fortes et les moments intimistes des débuts.

Plusieurs tomes comportent en leur fin des récits bonus centrés à chaque fois sur un personnage différent et mettant en lumière son passé. Ces bonus ajoutent un background très riche aux seconds rôles (mention spéciale à celui de Takumi qui humanise vraiment le personnage). La série laisse entrevoir ce que donnera son final, les flashforward pourraient presque faire figure de spin off. C'est assez astucieux de la part de Aï Yazawa et vraiment bien construit.

Le plus gros inconvénient de la série est maintenant la lenteur de ses parutions. Mais si Yazawa arrive à la terminer d'ici quelques tomes et dans la forme actuelle, nous tiendrons vraiment là un shojo unique et d'une profondeur fascinante.

Lire les articles précédents :
> Nana - Ai Yazawa - tomes 1 à 7
> Nana - AI Yazawa - Tomes 8 à 15



Scénario & Dessins : Ai Yazawa - Editeur : Delcourt - Série en cours – 21 tomes.

NANA © 1999 by Yazawa Manga Seisakusho / SHUEISHA Inc.


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28.10.09

Chute de vélo - Etienne Davodeau

Nouveau coup de cœur. Je suis contente parce qu'en ce moment j'en ai assez souvent et que les périodes fastes comme ça ne durent pas toujours, alors j'en profite.

Ce n'est pas une nouveauté, mais je n'avais pas encore lu ce one-shot. C'est chose faite et j'espère être suffisamment inspirée pour vous donner également envie de le lire.

Chute de vélo est une métaphore sur la vie. On pédale, on avance, on fonce tête baissée, on se casse la figure, on remonte en selle et on apprend de ses erreurs…puis on pédale et on avance…

Une maman, devenue âgée et ayant perdu son mari il y a des années, est atteinte de cette saloperie de maladie qui fait perdre la mémoire. Deux de ses enfants, leurs conjoints et progéniture se rendent avec la vieille dame dans sa maison, une dernière fois pour les grandes vacances.

Depuis que la mère est hospitalisée l'habitation est inoccupée. Alors ils sont venus retrousser leur manches afin de la remettre en état et ainsi pouvoir la vendre. La vieille demeure sera témoin de plusieurs événements, graves ou légers, drôles ou émouvants.

D'emblée la superbe couverture frappe par sa simplicité et ses couleurs. Il en sera de même tout du long de l'album. Simplicité dans l'histoire de cette famille, assez commune mais si profonde. Et ces couleurs pastels et lumineuses qui reflètent si bien la chaleur ambiante, que ce soit en terme de température que dans les relations humaines.


Les bêtises des enfants, les secrets lourds à porter, la profondeur des sentiments, le temps qui passe, le pardon, les responsabilités… Ce sont autant de sujets qui sont abordés dans ce récit, entre joie et mélancolie.

Des dessins simples mais efficaces pour un scénario qui l'est tout autant. Une bande dessinée qui rappelle qu'il fait bon vivre.




Scénario & Dessins : Etienne Davodeau - Editeur : Dupuis
Collection Air Libre - Récit complet.


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26.10.09

Maliki

Maliki est une jeune fille aux cheveux roses et oreilles pointues. Elle est l'auteur d'un blog BD dont elle est l'héroïne. Ces bandes dessinées reprennent certaines de ses aventures, inspirées de sa vie, de son enfance, de ses rêves. Elle est accompagnée de ses deux chats, Fleya et Fëanor, un frère et une sœur.

Les deux félins sont sujet à de nombreux gags. Fleya est une femelle qui se voit en prédateur intrépide et elle a un fort caractère. Fëanor de son côté est traumatisé après s'être fait marcher dessus quand il était chaton, depuis il a un comportement parfois incompréhensible, mais il est très attachant.

Par la suite plusieurs personnages récurrents rejoignent Maliki, comme Fang une jeune chinoise, Jonn un "ami au fort potentiel d'aventure extraordinaire" et même Savage Ladybird, une double personnalité de la jeune fille qui se transforme alors en cet être surnaturel doté de pouvoirs et d'une queue de chat.

Les dessins sont d'un style plutôt typés manga et ne sont pas mis en page comme une BD traditionnelle. Les planches ne sont pas composées majoritairement de cases. Derrière le crayon, en tout cas en dédicace, c'est le dessinateur Souillon qui s'y colle. Le style graphique de l'auteur a pas mal évolué au fil du temps, preuve qu'il a beaucoup bossé et qu'il n'est pas une feignasse (les lecteurs de Maliki comprendront ;o)).

Les éditions Ankama, comme à leur habitude, ont sorti l'artillerie lourde pour ces albums. Déjà le rapport nombre de page/prix est vraiment sympa. Ensuite on remarque qu'il n'y a plus un espace vierge, que ce soit sur les pages de garde du début ou de la fin. Mais ils ont tout prévu chez Ankama et on retrouve un encart réservé spécialement à la dédicace et ça c'est la classe (oh ça rime !).

Malgré l'aspect hautement kawaii qui se dégage de l'œuvre, Maliki "ce n'est pas que pour les enfants" (un peu comme les biscuits, les jeux vidéos et tous les autres trucs de geek d'ailleurs…) Alors, petits ou grands, ne vous privez pas et découvrez la vie en rose!

Retrouvez Maliki sur son blog, ainsi que dans un très joli coffret collector qui vient juste de se dévoiler sur le site de l'éditeur (sortie prévue en novembre) et qui inclut les trois premiers tomes, un artbook et une planche de stickers. Une sympathique idée pour les fêtes qui approchent.



Scénario & Dessins : Maliki - Editeur : Ankama - 3 tomes.


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23.10.09

L'amour de l'encre et du papier

C'est sous ce titre qui peu paraître un peu désuet à l'heure du "tout numérique" que je veux vous parler d'un sujet qui me tient à cœur : l'imprimerie. Et bien oui, les rotatives, l'encre, le papier, le massicot tout ça quoi… et tellement plus…

Quand on parle de bandes dessinées on parle des auteurs, dessinateurs et scénaristes, parfois du coloriste, de l'éditeur et cela s'arrête souvent là. Et pourtant il manque de nombreux intermédiaires dans tout cela, dont l'imprimeur. Pour que les petits dessins et les belles histoires prennent vie et emplissent les bibliothèques il faut quelqu'un pour "tatouer" le papier avec de l'encre.

A la base nous avons un art, la typographie avec ses caractères en plomb. Puis les premières formes qui permettaient d'imprimer un dessin jusqu'aux procédés plus récents qu'ils soient en creux ou en relief. A une époque les dessinateurs devaient tenir compte des contraintes que l'impression représentait. Le papier "buvard" et son encrage trop profond, les trames manquant de finesse, le noir et blanc ou la bichromie…

Si aujourd'hui on utilise encore la lithographie pour réaliser des créations en tirage limité, c'est l'offset qui a pris le dessus et qui est la technique utilisée pour réaliser nos chers ouvrages reliés. La presse quant à elle est maintenant commandée par ordinateur et de plus en plus rares sont les réglages manuels sur la machine.

On accorde parfois trop peu d'importance au choix du papier, à l'élégance d'un vernis sélectif sur une couverture et même à la qualité de l'encre utilisée. Et pourtant ce sont toutes ses petites choses qui mises bout à bout finissent par créer un objet précieux, collectionné et admiré.

Combien d'entre vous font vraiment attention au travail d'impression ? Ne serait-ce que l'apanage des plus pointilleux que de rendre hommage à cet exercice de précision et de finesse que représente le travail de celui qui fournit le produit final ? Et pourtant si vous avez des exemplaires dans lesquels les cahiers sont montés à l'envers c'est également à lui qu'incombe la faute et non réellement à l'éditeur.

Mais l'odeur de l'encre, le toucher du papier, la qualité de la reliure qui fera que votre livre vivra des années (ou pas…), cette jaquette argentée qui rend si bien… C'est en partie à lui que vous le devez. A celui qui conduit les presses, se préoccupe de vérifier si il n'y a pas de décalage dans la quadri et si l'encrier est toujours bien fourni…

Alors, de temps en temps, quand vous faites craquer un ouvrage tout neuf que vous ouvrez pour la première fois… pensez à lui...



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21.10.09

Clones (The Surrogates) - Venditti/Weldele

Pile une semaine avant la sortie de son adaptation sur grand écran, Delcourt nous sort la version française du comic "The Surrogates". Comme je vous le disais il y a quelques mois, j'attendais avec impatience cette édition.

D'emblée une petite chose me chagrine : l'éditeur a jugé bon d'utiliser l'affiche du film comme couverture. Le but est évident, le lecteur lambda aura plus facilement entendu parler de la version cinéma avec Bruce Willis que du comic et fera donc directement le rapprochement entre les deux médias. Mais cela porte aussi a confusion. On a de ce fait l'impression que le comic est sorti suite au film, alors qu'en réalité il en est l'origine.

En 2054 les hommes et les femmes vivent au travers de clones qu'ils contrôlent sans sortir de chez eux. Nombreux sont les avantages que propose ce nouveau mode de vie : corps de rêve, jeunesse éternelle, monde plus sur, disparition des maladies transmissibles, fin de la discrimination raciale, possibilité de se saouler sans subir les lendemains difficiles… Cela ressemble à une vie de rêve. Mais apparemment pas pour tout le monde et un terroriste a bien l'intention de bousculer ce petit monde trop parfait.

Le récit de Robert Venditti est vraiment bien pensé. Les dialogues sont soignés et le concept exploité au maximum. Comme dans tout bon scénario d'anticipation, nous explorons les conséquences de notre évolution sous de nombreux aspects. Des extraits de journaux, pages internet, petites annonces et publicités intercalés entre les chapitres nous informent sur une foule de détails relatifs à l'histoire des clones.

Le dessin par contre ne plaira peut-être pas à tout le monde. Le trait de Brett Weldele est assez spécial. Personnellement je trouve qu'il sert très bien le récit. Il est colorisé d'une manière assez originale, faite de nuances de tons et de dégradés relevés par des touches blanches. Le découpage est intelligent et l'ambiance vraiment bien rendue.

Voilà un comic que je ne suis pas déçue d'avoir attendu impatiemment et qui rempli tous les espoirs que j'avais placés en lui. Et même un peu plus.



Scénario : Robert Venditti - Dessins : Brett Weldele
Editeur : Delcourt - Collection Contrebande.



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20.10.09

Nana - AI YAZAWA - Tomes 8 à 15


Deuxième billet sur la populaire série de Aï Yazawa. Je pensais n'en faire que deux (le précédent et celui-ci) mais finalement je vais découper encore un peu les articles. Un peu comme si il y avait des arcs dans la série…

Inutile de vous dire que si vous n'avez pas encore lu la série ou les tomes décrits ici, la poursuite de la lecture de ce post vous dévoilera des clés de l'histoire.

Résumé des épisodes 1 à 7 :

Les deux Nana se sont installées dans leur petit appartement. Au numéro 707, cela ne peut être un hasard (Nana veut dire sept en japonais). Les amis de Nana Ôsaki, Nobu et Yasu, la rejoignent à Tokyo et ensemble ils décident de reformer leur groupe, Blast. Afin de remplacer Ren ils recherchent un nouveau bassiste et rencontrent Shin qui malgré son jeune âge se montre extrêmement talentueux et intègre le groupe immédiatement. Quelques temps plus tard Nana et Ren se remettent ensemble.

De son côté, Nana Komatsu découvre que son petit ami pour qui elle avait rejoint Tokyo la trompe. Elle le quitte et est très affectée. Ce ne sera que temporaire, puisqu'elle est sur le point de rencontrer, par l'intermédiaire de Ren, celui qui est son idole : Takumi, le batteur du groupe Trapnest

A partir du tome 8 jusqu'au 15 :

L'histoire est installée, les personnages ont révélé une petite partie de leurs nombreuses facettes. Plusieurs relations amoureuses se sont créées. Dès le tome huit un événement très important dans la vie de Nana Komatsu vient tout bouleverser.

C'est également à partir de ce tome que la narration qui jusqu'ici été effectuée par Nana Komatsu va passer à Nana Ôsaki. Manœuvre assez intéressante de la part de l'auteur, qui nous permet de ce fait de voir l'histoire sous un nouveau jour et d'approfondir les sentiments de cette jeune fille qui semblait assez froide jusqu'à présent. Et il n'en est rien. Des deux Nana nous découvrons que la plus fragile n'est pas forcément celle que l'on croit.

La série aborde de nombreux sujets graves et sérieux : prostitution, drogue, contraception, responsabilité parentale…
La narration nous fait également comprendre que l'avenir qui attend les jeunes gens ne sera pas aussi optimiste qu'on aurait pu l'espérer. On voit clairement qu'un drame va avoir lieu, mais pour l'instant il est assez difficile d'imaginer ce qui va se passer.


Chaque personnage possède sa propre trame scénaristique et les personnalités sont fouillées et approfondies. Les rapports entre les personnages sont vraiment le point fort du manga. Même si certains destins ont tendance à un peu trop s'entremêler.

A partir du tome 14 le scénario commence à souffrir de longueurs. Depuis que les jeunes filles ont quitté l'appartement 707 et que Blast entame une carrière professionnelle, l'histoire n'a plus le ton frais des débuts. Les coulisses de la célébrité apportent leurs lots de mésaventures et de nouveaux personnages apparaissent. Mais le rythme de la trame principale en est altéré.

Ce n'est heureusement que temporaire, quelques tomes plus tard les rebondissements font reprendre à la série tout son intérêt. A suivre dans le prochain article sur les tomes 16 à 21…

Les autres articles :
Nana - Ai Yazawa - tomes 1 à 7
Nana - Aï Yazawa - Tomes 16 à 21




Scénario & Dessins : Ai Yazawa - Editeur : Delcourt - Série en cours – 21 tomes.
NANA © 1999 by Yazawa Manga Seisakusho / SHUEISHA Inc.


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18.10.09

What's Michael ? - Makoto Kobayashi


Attention chat marrant !


Michael est un chat roux. Très joueur, dormeur, farceur, indépendant, têtu, charmeur… très chat quoi !

Composé de petits gags de quelques planches, ce sont pas moins de 300 pages que renferme chaque tome de ce manga.

J'avais hésité à me le procurer, mais devant les nombreux avis positifs recueillis autour de moi j'ai fini par me laisser tenter.

Alors, autant Cats de Hyun-Jun Kang me fait sourire, autant Michael me fait largement éclater de rire, ce qui m'arrive assez rarement en lisant.

Peut-être que c'est moi qui suis particulièrement sensible à l'humour sur les félins, mais je ne crois pas être la seule quand je vois le succès que peuvent rencontrer sur le net les vidéos de "Simon's Cat" (pour ne citer que cet exemple).

Le chat domestique serait-il l'animal le plus drôle ? En tout cas c'est ce que porte à croire les nombreux ouvrages qui lui sont dédiés. Parmi eux Michael tient maintenant pour moi la place en haut du podium. Un véritable anti-dépresseur à lui tout seul.

Cette série est terminée au Japon en 9 tomes, mais je ne sais pas si ils sont de la même épaisseur que cette nouvelle édition de chez Glénat. A ce sujet il est à noter que l'éditeur nous propose ici une réédition, "What's Michael ?" ayant été publié il y a quelques années sous le titre "Michael, le chat qui danse", mais abandonné en cours de route pour je ne sais quelle raison.

En tout cas, si vous aimez les chats et qu'ils vous amusent très souvent par leurs comportements mignons ou agaçants, vous tomberez forcément sous le charme de Michael, à n'en pas douter !




Scénario & Dessins : Makoto Kobayashi - Editeur : Glénat - Série en cours – 2 tomes.
WHAT'S MICHAEL ? © 1997 Makoto Kobayashi / KODANSHA Ltd.

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15.10.09

Code Geass : Lelouch of the Rebellion

Code Geass : Lelouch of the Rebellion est une des adaptations en manga de la série d'animation du même nom. D'autres adaptations sortiront en France, chacune étant basée sur un des personnage central. Code Geass: Suzaku of the Counterattack est prévu normalement pour la fin du mois, toujours chez Tonkam. Il permettra un point de vue totalement différent de l'histoire que vit ici Lelcouch, vu par les yeux de son meilleur ami Suzaku.

En 2010, Le Japon a été envahi par l'empire de Britannia et rebaptisé aréa 11. Les Japonais sont devenus des parias dans leur propre pays. Ils habitent dans des ghettos et même l'histoire du pays a été retouchée dans les manuels scolaires.

Lelouch Lamperouge est un Britannien descendant de l'empereur, sa mère a été tuée et sa sœur privée de l'usage de ses jambes et de la vue lors d'un complot contre Britannia. Depuis Lelouch a juré de se venger de l'empire…

Voici donc un premier tome qui met en place le contexte général de l'histoire et certains de ses personnages. Pour l'instant il est difficile de se faire un avis concret. Surtout que je n'ai pas vu la version anime.

Lelouch possède un certain charisme, les autres personnages notamment Suzaku et Kallen sont intrigants. Mais il n'est pas évident de voir ou tout cela va nous mener…

Pour ce qui est des dessins on reconnait quand même le chara-design des personnages principaux que Clamp avait réalisé pour l'anime. Les traits sont fins, les planches ne sont pas surchargées et les personnages dégagent suffisamment de personnalité malgré leur apparence un peu jeune. Un style plutôt shojo qui dessert une histoire clairement sombre et violente.

Tonkam a mis les petits plats dans les grands et a sorti un premier tome de grande qualité avec sa jaquette argentée du plus bel effet.

Un bon début de série mais qui ne permet pas encore de présager ce que donnera la suite. A suivre donc…



Scénario : Ichirou Ohkouchi/Goro Taniguchi - Dessins : Majiko! - Editeur : Tonkam
Série en cours – 1 tome.
© Majiko! 2006 © SUNRISE/PROJECT GEASS・MBS Character Design © 2006 CLAMP

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14.10.09

30 jours de BD.com

Petit détour aujourd'hui par la BD sans encre ni papier, nos amis les blogs BD et les nombreux talents qu'ils renferment. Ils commencent à être vraiment beaucoup sur la toile et y dénicher les petites perles n'est pas toujours facile.

Pour ça il y a 30 jours de BD. Comme son titre l'indique si bien, chaque jour le site vous propose une histoire en une ou quelques planches à découvrir. Et il y a du vraiment lourd !

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12.10.09

Les Geeks - Hacker vaillant rien d'impossible

Je vous avais parlé de cette série au début de l'été quand les éditions Soleil ont proposé une édition a petit prix du tome 1.

Pour la rentrée les Geeks sont de retour avec un quatrième tome. Et le moins que l'on puisse dire est qu'ils sont loin d'être en manque d'inspiration, les gags pleuvent et sont bien trouvés. Leurs nombreuses passions et l'actu quotidienne font que les sujets ne manquent pas.

Entre Bruce Wayne victime de la crise économique et le projet BOINC nos persos sont en phase avec leur temps, à la pointe, comme tout bon geek qui se respecte.

Les copines par contre n'ont pas beaucoup évolué et ont encore du mal à comprendre et supporter les exubérances de leurs mecs. Il suffirait pourtant qu'elles se mettent à WoW et révisent quelques classiques cinématographiques... L'arrivée d'une vraie petite geekette dans le groupe serait d'ailleurs bienvenue, on a encore un peu trop l'impression que la passion est réservée à la gent masculine.


L'album offre presque une deuxième lecture tellement il regorge de petits détails. Des titres des planches jusqu'au texte "d'avertissement" final, n'oubliez pas de tout lire afin de ne rien manquer. Les arrières plans sont très riches en clin d'œil, affiches de films et goodies diverses et l'on prend beaucoup de plaisir à inspecter chaque case afin de n'en louper aucun.

J'en profite pour faire un petit coup de pub au twitter des auteurs, qui partagent leurs liens et découvertes "geekesques" au fil des jours et offrent une proximité sympa avec leurs lecteurs. Un compte indispensable à follow : http://twitter.com/lesgeeks

Fiers représentants de cette culture (malheureusement ?) de plus en plus populaire, les geeks continuent de nous divertir, pour notre plus grand plaisir !


Mais d'ailleurs et vous ? êtes-vous un(e) geek(ette) ? Rendez-vous à cette adresse pour tester votre niveau de geekitude ;o)


> chroniques des autres tomes



Scénario : Collectif "Gang" - Dessins : Thomas Labourot
Editeur : Soleil Productions - Série en cours – 4 tomes.

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11.10.09

Nana - Ai Yazawa

Nana c'est avant tout l'histoire de deux jeunes filles très différentes, qui n'ont en commun que le prénom.

Le premier tome introduit respectivement les deux Nana et leurs amis. Il met en avant leurs différences. Le look, la maturité, l'expérience en terme de couple et d'amitié, beaucoup de choses les séparent.

Nana Komatsu est assez futile et sort d'une relation avec un homme marié. Pour essayer de s'en remettre elle fait des soirées assez arrosées avec ses amis jusqu'au jour où ceux-ci décident d'aller poursuivre leurs études artistiques à Tokyo et la laissent seule dans leur petit village natal.

Nana Ôsaki est la chanteuse du groupe Blast et sort avec Ren, un des membres. Mais ce dernier veut devenir musicien professionnel et cela implique forcément de déménager pour Tokyo. Il a reçu la proposition d'anciens amis qui ont monté un groupe très prometteur et qui recherchent un guitariste. Il décide de saisir sa chance au détriment de son couple...

Quelques temps plus tard, un jour de neige, les deux Nana se rendent en train à Tokyo pour aller y vivre. Elles se rencontrent par hasard et sympathisent. Assez rapidement et alors que tout les oppose, elles deviennent colocataires et très bonnes amies. Mais la série ne s'arrête pas aux deux jeunes filles, nombreux sont les protagonistes à graviter dans leur univers. Autant de personnalités que d'histoires secondaires à explorer, le tout sur fond de punk-rock.

Le tome 8 marque un tournant radical dans l'histoire, c'est pourquoi j'ai choisi de chroniquer tout d'abord ces numéros, la suite fera l'objet d'un autre article. A noter d'ailleurs que le premier fan book de Nana est numéroté 7.8.

Cette "première partie" (les tomes 1 à 7 donc) nous présente la naissance de la profonde amitié qui va unir les deux Nana. Une amitié passionnelle, limite ambiguë. Nana Ôsaki a une très forte influence sur Nana Komatsu (qui sera par la suite surnommée Hachi, huit en japonais) et elle la fait entrer dans son monde rempli de musique et de mecs au look punk (pour certains plutôt androgynes) tous plus sympa les uns que les autres.

Même si pour l'instant l'histoire est assez bon enfant, la narration (voie off d'une des deux Nana) nous fait comprendre que l'avenir sera plus sombre. Comme à son habitude Aï Yazawa nous transporte dans un récit drôle, romantique et attachant. Mais l'histoire est plus mature que les oeuvres précédentes (Je ne suis pas un ange, Gokinjo, Paradise Kiss…) de par les sujets abordés mais aussi le comportement des personnages.

Les dessins sont dans la pure tradition de l'auteur, personnages aux jambes interminables et au look très travaillé. La dessinatrice se fait plaisir en créant des vêtements et accessoires originaux et chaque personnage possède sa propre garde robe.

Je ne m'étendrai pas plus sur les personnages secondaires et la trame de l'histoire ici afin de ne rien dévoiler à ceux qui n'auraient pas encore lu ce formidable shojo. Cela sera le sujet de l'article à venir sur les tomes suivants.

En attendant, sachez juste que si vous êtes amateur du genre et ne connaissez pas cette série, il serait temps de vous ruer dessus. Elle est devenue incontournable et son large succès commercial est amplement mérité. Nana n'est pas un shojo comme les autres et il a su séduire même les allergiques au genre.

Articles suivants :
Nana - AI Yazawa - Tomes 8 à 15
Nana - Aï Yazawa - Tomes 16 à 21



Scénario & Dessins : Ai Yazawa - Editeur : Delcourt - Série en cours – 20 tomes.
NANA © 1999 by Yazawa Manga Seisakusho / SHUEISHA Inc.


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9.10.09

Magnéto : Le testament

Sorti ce mercredi ce 100% Marvel se concentre sur le principal ennemi des X-Men. Cette mini-série reprend les événements qu'a connu, avant et pendant la seconde guerre mondiale, celui qui allait devenir Magneto, alors qu'il n'était encore qu'un simple enfant juif. Mais ce ne sont pas les origines du mutant, il n'est d'ailleurs à aucun moment question d'homo supérior.

Nous suivons la terrible enfance de Max Eisenhardt (qui deviendra Erik Magnus Lehnsherr plus tard). Des brimades de ses camarades de classes, la traque de sa famille puis son extermination, le menant jusqu'à se retrouver envoyé a Auschwitz, il vécu les pires horreurs imaginables.

Certains moments sont vraiment très très durs et la façon dont est illustrée cette histoire est vraiment bien faite. Parce que ce sont les cases qui en montrent le moins qui en disent le plus. C'est une escalade dans l'abomination de ce qu'ont été capables de faire des êtres humains à d'autres, avec pour seul prétexte qu'ils étaient différents.

Si vous vous attendez à une histoire sur comment Magnéto découvre ses pouvoirs et les premières fois où il les utilise, ce n'est pas dans ce recueil que vous la trouverez. Ici c'est à un enfant tout à fait normal auquel nous avons affaire, il ne sait pas encore qu'il est un mutant. Quelques petits indices nous laisse deviner son affinité avec les métaux, mais sans plus. Le récit ne plaira donc pas à tout le monde, il est vrai qu'il ressemble plus à un témoignage des camps de concentration qu'à une aventure des X-Men.

L'envie de vivre et le courage du jeune homme nous fait ressentir beaucoup d'empathie envers lui et on en vient à comprendre aisément d'où il tient son dégoût pour la race humaine.

Un récit très documenté, poignant et humain, mais dur et très réaliste dont on ne ressort pas indemne.



Scénario : Greg Pak - Dessins : Carmine Di Giandomenico
Editeur : Panini comics - Collection 100% Marvel.


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7.10.09

L'année du dragon - Vanyda/Duprat

Franck est paumé. Entre son amie Kim pour qui il a des sentiments et Bernadette avec qui il bosse au centre pour enfant son cœur balance. Son frère le loge pour dépanner mais cela commence un peu à s'éterniser. Et puis il y a son père atteint d'un cancer. Franck s'inquiète beaucoup pour lui et se questionne sur ce qu'a été leur relation jusqu'à présent.

Mais cette année est la sienne : c'est l'année du dragon, son signe astrologique chinois. Alors, quand Franck rêve ou parfois délire, il s'imagine en grand reptile vert crachant du feu.

Il patauge dans cette vie un peu chaotique, se heurte, tombe et se relève. Après tout c'est son année, il n'y a pas de raison pour que cela ne lui porte un petit peu chance...

La première chose qui m'a plu dans cet album est que l'histoire se déroule dans ma ville, Lille. Dès les premières cases, j'ai pris beaucoup de plaisir à retrouver les endroits familiers et scruter les enseignes des cafés et magasins afin de situer (à peu près) les personnages dans la capitale des Flandres.

Dans cette chronique douce et légère François Duprat (Il fera beau demain) nous décrit des relations entre hommes et femmes, mais aussi l'histoire de ce mec qui cherche à s'affirmer mais ne sait pas trop comment s'y prendre à part en usant d'humour. C'est amusant et touchant.

Les dessins de Vanyda (Celle que..., L'immeuble d'en face) sont très agréables et regorgent de petits détails. On sent clairement son influence manga dans ses traits, ce qui les rend très modernes et assez dynamiques. Les passages où Franck s'imagine en dragon sont eux illustrés par Duprat qui ajoute ainsi une note humoristique à l'ensemble tout en restant très cohérent.

A la fin du tome trois nous retrouvons quelques petits bonus qui nous en apprennent un peu plus sur la façon dont ont travaillés les deux auteurs, leurs sources d'inspirations, des scènes coupées et quelques clins d'oeil. Une initiative sympathique.

L'année du dragon est une jolie histoire, un triangle amoureux en trois tomes avec des personnages attachants. Une agréable tranche de vie.



Scénario : François Duprat - Dessins : Vanyda & François Duprat
Editeur : Carabas - Urban Collection - Série Terminée – 3 tomes.


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5.10.09

Shutter Island - Lehane/De Metter

Nous sommes dans les années cinquante. Un ferry amène deux agents fédéraux sur l'île de Shutter Island au large de Boston. Cet endroit abrite un hôpital psychiatrique où sont internés les criminels les plus violents et instables. Une des patientes s'est échappée et les deux hommes sont chargés de la retrouver.

Pour eux l'affaire devait être rapidement bouclée, après tout l'île n'est pas très grande, notre fugitive n'a pas pu aller bien loin. Ils se rendront vite compte que Shutter Island regorge de mystères et feront une descente inquiétante au cœur de la folie.

Cette BD est l'adaptation d'un roman de Dennis Lehane et fera l'objet du prochain film de Martin Scorcese avec Le beau Leonardo. Je n'ai pas lu l'œuvre originale et c'est la bande annonce du film qui m'a donné envie de découvrir l'histoire au travers de ce roman graphique.

Sur ce point il est important de noter une chose : j'ai beaucoup aimé cet ouvrage et je vous le recommande, mais si vous avez l'intention d'aller voir le film prenez garde, car le fait de connaître la fin changera tout dans la façon d'aborder l'histoire au cinéma. A vous donc de choisir sous quel format vous désirez découvrir les clés de l'intrigue.

Le scénario est intelligent et bien construit. Le seul petit reproche que je pourrai lui faire est que j'ai deviné la fin arrivée à la moitié du récit. Je dois avoir un peu trop l'habitude des rouages de ce genre d'histoires, je ne sais pas si cela sera évident pour tout le monde. Mais cela n'a pas gâché mon plaisir de lecture. La plongée dans la folie et la manipulation est progressive, les personnages sont bien campés, la révélation finale très bien amenée et les indices judicieusement distillés.

Les dessins aux teintes sépias de Christian De Metter sont réalisés sans contours, tout en ombres et contrastes et témoignent parfaitement de l'ambiance sombre et glauque de l'île et de ces occupants. La tension est palpable et j'ai dévoré les cent vingt pages d'une traite.
La collection Rivages/Casterman/Noir propose des éditions au papier épais dans un format très pratique, proche du comic, avec une couverture souple.


Shutter Island tient en haleine et offre une fin fracassante. Du très grand thriller. A découvrir absolument, que ce soit en roman, BD ou au ciné...




Scénario : Dennis Lehane - Dessins : Christian De Metter - Editeur : Casterman
Collection Rivages/Casterman/Noir - One Shot.



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3.10.09

Reset - Tetsuya Tsutsui

"Votre vie est un échec, appuyez sur reset." C'est en voyant apparaître ces mots sortis d'on ne sait où, que plusieurs personnes d'un quartier se sont suicidées ces derniers temps. En plus d'habiter le même immeuble, les victimes ont toutes un point commun : elles jouaient au jeu en réseau "Dystopia".

Dans ce jeu en ligne recréant parfaitement leur quartier, les habitants jouent à se tuer entre voisins, si possible de manière originale et sanglante...

J'avais déjà parlé de Tetsuya Tsutsui pour son excellent manga "Duds Hunt". Ce "Reset" est presque tout aussi bon. Ne vous y trompez pas, il ne s'agit pas d'un sempiternel discours sur les dangers des jeux vidéos, mais plutôt d'une manipulation par un Game Master psychopathe. Et c'est assez bien fait et intrigant pour nous tenir tout du long.

Reset est un one-shot, ce qui pour ce type de récit est un atout indéniable. Pas de longueurs, une histoire bien ficelée en un volume, le genre de manga qu'on aimerait trouver plus souvent.

Les séquences entre monde réel et virtuel sont illustrées de sorte à ce qu'on ne s'y perde pas, les personnages dans le jeu dévoilant de légers polygones. Les dessins de Tetsuya Tsutsui sont très fins et détaillés. Sa maîtrise des angles de vue et du découpage est une fois de plus exemplaire. Les décors sont fouillés et l'on plonge sans mal dans cette histoire un peu glauque mais vraiment bien construite.

En plus Ki-oon a soigné cette édition et comme pour les autres œuvres de Tsutsui traduites en France nous avons droit à un ouvrage de qualité. Beau papier, encrage parfait, jaquette légèrement gaufrée, du beau travail.

Un manga à ne pas manquer, tout comme les autres titres de son auteur.



Scénario & Dessins : Tetsuya Tsutsui - Editeur : Ki-oon.
© by TSUTSUI Tetsuya / Square Enix


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1.10.09

FACTS 2009


FACTS est le plus grand festival comics, science fiction, anime et mangas de Belgique et depuis maintenant 5 ans je me rends à chaque édition.

Lors de cette convention on retrouve de très nombreux cosplayer de qualité, des stands qui regorgent de figurines, statues, jouets, produits dérivés, comics VO, mangas, dvd etc... (de quoi faire exploser sa carte bleue ^^). Il y a aussi des guest stars de séries et films de SF en dédicace et le tout sur maintenant 8000 m2 puisque depuis l'année dernière le festival a déménagé pour jouir de plus d'espace.


Rendez-vous donc à Gand au Flanders Expo, les 17 et 18 Octobre pour cet événement incontournable chez nos amis belges.

Plus d'infos sur www.facts.be


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Notre mère la guerre - Maël/Kris

La boue, le froid et la grisaille, voilà les premières impressions que l'on ressent quand on feuillette cet ouvrage. Ce sont les dessins très fins de Maël, superbement colorisés à l'aquarelle, qui m'ont tout d'abord attirée dans cette "première complainte".
Les couleurs sont intelligemment choisies et reflètent parfaitement l'ambiance et le contexte de l'époque. Au travers de ces tons par endroits transparents, on peut apercevoir quelques fois le grain du papier. Le rendu à l'impression est de grande qualité.


Mais le scénario n'est pas en reste. Les textes de Kris sont réalistes et touchants. Sur fond de première guerre mondiale, nous suivons une enquête policière. L'immersion est totale et l'on s'imagine sans peine aux côtés de ces soldats, que ce soit dans les petits villages de campagnes ou au fond des tranchées. Car l'horreur de la guerre ne nous est pas épargnée. Au contraire, ce récit fort bien documenté nous dévoile en détail ces effrayants moments que vivaient ces hommes envoyés au front.

Aux côtés du gendarme Vialatte, nous poursuivons un meurtrier qui tue des femmes et les abandonnes dans les tranchées, une lettre d'adieu pour seul indice laissé sur les victimes. Aux travers du regard porté par l'enquêteur, nous découvrons le cœur de la guerre, mais aussi les comportements des soldats dans ces situations inhumaines et atroces.

Vialatte est mis à l'écart, "militaire, mais pas soldat", il est considéré comme un tir-au-flanc. Plutôt cultivé et adepte de poésie, notre homme découvre que ce qu'il avait imaginé de la guerre lors de ses lectures est bien loin de la réalité.

Un premier tome très réussit, tout en ambiance et poésie malgré un sujet lourd et douloureux.



Scénario : Kris - Dessins : Maël - Editeur : Futuropolis - Série en cours – 1 tome.


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Partage de lectures bédéphile Franco-Belge, Comics et Mangas
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