Shikabane Hime - Yoshiichi Akahito

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Il existe bien des façons de mourir, mais pour atteindre l’au-delà, il ne faut avoir aucun regret. Voilà ce que les Shikabane ont en commun : un attachement à la vie ou du moins à un élément terrestre. 

Ces morts-vivants continuent donc de hanter le monde et ses habitants, tuant sans relâche, jusqu’à ce qu’une Shikabane Hime leur règle leur compte une bonne fois pour toutes…
Makina Hoshimura est l’une de ces tueuses implacables. 

Jeune fille assassinée avec sa famille par une horde de Shikabane appelée «Les sept étoiles» et ramenée à la vie par les moines du Kôgonshû (ordre religieux d’inspiration bouddhiste), elle devra éliminer 108 morts-vivants pour pouvoir rejoindre le paradis. Son moine associé, Keisei, assez proche dans l’esprit comme dans le dessin d’Eikichi Onizuka (GTO), fera tout pour aider et protéger sa « Princesse », titre porté par toutes les Shikabane Hime.

Dans ces deux premiers volumes, publiés simultanément par Kazé dans sa collection «Shônen up !», l’intrigue avance vite, confirmant l’impression première d’un bon divertissement, bourré d’action et sans prise de tête. Ce shônen mâtiné de gore privilégie en effet les scènes de combat et une esthétique de la violence au développement de la psychologie des personnages, ce qui constitue à la fois sa force et ses limites.

L’entrée en matière est un exemple de réussite de ce parti-pris : parfaitement maîtrisée et bien rythmée, elle réussit à poser les bases de l’histoire par touches, donnant une impression de fluidité très appréciable. De la même façon, l’omniprésence d’une violence visuelle et psychologique (le «chuchoteur» fout par exemple pas mal les jetons) est particulièrement efficace sur le lecteur et apporte plus au développement de l’histoire que les passages de transition, plutôt barbants.

Car c’est peut-être l’écueil de ce début de série que d’osciller constamment entre le shônen et l’horreur : il y a un décalage trop important entre l’action et le cœur du récit, comme si deux histoires avaient été «plaquées» ensemble. Ce manque de cohérence se ressent également dans le dessin, vraiment réussi dans la partie gore avec un beau travail sur le noir et les mouvements, et extrêmement classique dans les interludes avec les passages obligés par le burlesque qui ne prend pas.

Ces deux premiers tomes, sans être exempts de critiques, présentent donc un agréable divertissement qui gagnerait à aller plus franchement vers le seinen et à laisser de côté la partie enfantine de son imagerie.



Scénario & Dessins : Yoshiichi Akahito - Editeur : Kazé Manga - Collection : Shonen Up !
Série en cours - 2 tomes. 
SHIKABANE HIME @ Yoshiichi Akahito / SQUARE ENIX


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