Beelzebub tomes 2 et 3

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Après un premier tome engageant, foutraque à souhait, on retrouve Tatsumi Oga et son rejeton diabolique dans la suite de leurs aventures avec ces deux nouveaux volumes. L’occasion d’avancer un peu dans l’histoire ? Pas réellement, mais l’esprit est toujours là.

Alors que ses liens avec Baby Beel se renforcent à chaque bagarre et démonstration de force, Tatsumi Oga a décidé de ne plus se battre afin de se libérer de ce fardeau. En effet, s’il lui paraît trop faible, Beel se détournera de lui pour aller chercher un nouveau tuteur. Le plan est simple. Sauf que bien sûr, au lycée Ishiyama, il semble impossible d’éviter les emmerdes, et encore plus impossible pour un caïd dans son genre de ne pas y répondre.

Un jour, alors qu’il se balade dans un parc avec Baby Beel, il fait la connaissance d’Aoi Kuneida, jeune fille discrète qui promène son petit frère. Avec ses lunettes, sa casquette et ses couettes, elle semble bien empruntée et un peu sous le charme. Il va la recroiser le lendemain, sans la reconnaître car débarrassée de son « déguisement ». Elle n’est autre que la Reine, chef des Red Tail, redoutable combattante crainte de la grande majorité des garçons du lycée. Une idée germe alors dans l’esprit d’Oga : et s’il lui proposait tout simplement d’adopter Baby Beel ?

Ryûhei Tamura continue de nous abreuver de situations cocasses, de quiproquos et de grand n’importe quoi. Dans ce registre, pas de doute, l’auteur a de belles armes, et c’est ce qui fait le charme du titre. Une chose étonne tout de même : la relative absence de Beelzebub. En effet, alors qu’il est quand même au centre de l’intrigue et nécessairement présent à toutes les pages, le personnage semble à peine exister autrement que comme élément de décor ou simple objet.

Et globalement, c’est le reproche que l’on pourrait faire au titre : si on s’amuse relativement bien, l’intrigue principale (enfin qui devrait l’être) n’avance pas, pour ne pas dire qu’elle n’est qu’un leurre. Et le troisième tome vient confirmer la crainte de voir le titre tourner en rond : on s’y ennuie un peu, on se lasse petit à petit des redondances et des ressorts scénaristiques déjà recyclés. Reste que la fin du tome laisse augurer (enfin !) un rebondissement dans l’histoire.

Les craintes formulées à la lecture du premier tome se sont confirmées dans les deux suivants : si l’humour est toujours présent, il s’étiole par manque de scénario. Espérons que le cliffhanger final donnera lieu cette fois-ci à un vrai développement de l’intrigue, d’autant que les atouts du titre sont nombreux !



Scénario & Dessins : Ryûhei Tamura - Editeur : Kaze Manga - Série en cours - 3 tomes. 
BEELZEBUB © 2008 by Ryuhei Tamura/SHUEISHA INC.





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3 commentaires:

  1. c'est du Shounen Jump non sportif, c'est normal que la trame principale n'avance pas. C'est un reproche qu'on peut faire à One Piece, Death Note, Hokuto no Ken ect ...

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  2. Je suis assez d'accord avec toi. C'est toujours aussi fun, débile et jouissif. Mais l'intrigue n'avance guère, même si quelques éléments sont glissés d'ici delà. Déception aussi pour babybeel, qui est presque secondaire.

    Mais perso, je prend du plaisir à lire ça. J'aime quand c'est con et fun. C'est le cas ici.

    PS : ca me fait penser qui faut que je sorte ma critique aussi du tome 3

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  3. Je suis conscient que c'est probablement un véritable choix de la part de l'auteur, mais je trouve qu'il se coupe du coup de possibilités qui amèneraient un peu plus de variété dans les situations. De ce point de vue, comme tu le dis Kameykoo, baby beel est vraiment en retrait et c'est bien dommage!

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