Dernières chroniques :

30.5.09

Festival Balade des Bulles - Faches Thumesnil

Organisé par l'association "Passion BD", le Festival Balade des Bulles à Faches Thumesnil (59) qui a lieu ce week-end en est à sa quatrième édition. Afin de s'associer à la thématique de Lille XXL le festival de cette année met en avant les pays de l'Est Européen.

Des expositions, des dédicaces, des stands et pas mal d'animations sont au programme. Rendez-vous salle Jacques Brel, une très belle salle de concert spacieuse et agréable, ainsi qu'à la médiathèque M. Yourcenar.

Arrivés peu après l'ouverture nous remarquons qu'il y a déjà beaucoup de monde qui s'empresse de rejoindre les stands qui accueilleront les auteurs. Bien qu'annoncée tardivement la venue de Grzegorz ROSINSKI (Thorgal, Le Grand pouvoir du Chninkel...) a attiré les amateurs et apparemment certains se sont levés de bonne heure.

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29.5.09

Blacksad : Arctic-Nation

Deuxième numéro de Blacksad. On retrouve notre matou à l'imperméable et le dessin est toujours aussi somptueux. Pas de doute depuis la publication du premier album Blacksad a remporté un vif succès et est devenu une valeur sûre, ce deuxième tome vient renforcer cet avis.

Voilà notre héros amené dans une bourgade pour les besoins d'une enquête. Une fillette a disparue et l'institutrice fait appel à ses services afin de la retrouver. Dans ce quartier sinistré, auquel on donne le nom de "The Line", deux bandes rivales se font une guerre raciale.

D'un côté les blancs, les "Arctic Nation" de l'autre les "Black Claws"... les noirs. Pas de bol pour notre détective, il est noir au museau blanc et ne plaît de ce fait à aucun des deux camps. Les "Arctic Nation" ont les faveurs des riches et des puissants, le chef de la police est un des plus fervents défenseurs de leur cause.

Dès le début de ses investigations, Backsad s'entiche d'une sorte de fouine, Weekly, un journaliste venu enquêter sur les événements du quartier, qui s'avère être un allier utile pour fureter discrètement. Le plus étonnant dans cette affaire c'est encore la mère de la fillette qui ne porte pas plainte. Que cache elle et pourquoi ? Tout le monde se renvoie la balle mais aucun n'a l'air vraiment clair. Il se trame des choses bien au-delà d'une simple disparition d'enfant dans cette enquête...

Ce deuxième album rempli tous les espoirs que j'avais mis en lui. Son prédécesseur bénéficiait d'un dessin magnifique, d'une ambiance envoûtante, mais d'un scénario un peu plat. Voici ici une histoire bien plus aboutie et qui a su tirer des leçons de sa première expérience. Nous nous retrouvons là avec un très bon thriller, fait de révélations, rebondissements et parsemé de quelques cadavres.

Bien malin qui devinera le twist final. Le concept de la lutte raciale entre les animaux est très bien utilisé. Cela va jusqu'à les humaniser à un point qui nous fait oublier au bout d'un moment que ce ne sont pas des hommes. Impressionnant.


A venir prochainement la chronique du tome 3 : Âme Rouge



Scénario : Juan Diaz Canales - Dessins : Juanjo Guarnido
Editeur : Dargaud - Série en cours – 3 tomes.

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28.5.09

Bullet Points : Trajectoires en vol

Ce 100% Marvel est basé sur le concept du "What if..." ces sortes d'uchronies de la maison aux idées. Ça tombe bien j'adore ça remettre en cause plein de choses. L'histoire qui nous occupe ici commence par une balle tirée 24 heures plus tôt qu'elle ne l'aurait due. Et de cette balle loin d'être innocente vont découler de nombreux événements qui ne se seraient pas passés ainsi, dans un autre temps.

Straczynski entame son récit en nous montrant des exemples historiques de balles qui ont changé le cours de l'humanité : de l'assassinat de l'Archiduc François-Ferdinand à celui de Martin Luther King, en passant par Gandhi et Kennedy.

Deux guerres mondiales, un conflit musulmans-hindous toujours d'actualité, l'escalade de la guerre du Vietnam et de nombreuses émeutes et tensions raciales sont les résultats de ses meurtres. A chaque fois, l'histoire a basculé en quelques secondes pour ensuite changer le cours de millions de vies.

Sur la terre 616, c'est à la vieille de la première injection de son sérum de super-soldat que le Docteur Erskine est abattu par un nazi. Victime collatérale, Ben Parker, jeune marié en service, meurt sur le coup. Captain America n'aura jamais l'injection qui fera de lui le héros que l'on connaît. Mais on ne change pas ainsi la nature des gens et c'est sous l'énorme et imposante armure de l'iron man, un projet militaire, que Steve Rogers défendra sa patrie.

Quelques années plus tard, le jeune Peter Parker, orphelin élevé par sa tante, est en manque de repères. Il n'a pas eu de figure paternelle à la maison pour le remettre dans le droit chemin et il sèche les cours, a des accrochages avec la justice et un grand manque de discipline. Un jour lors d'une virée dans le désert avec des copains, ils se retrouvent en panne d'essence. Allant chercher des secours, Peter se retrouve au mauvais endroit, au mauvais moment, en plein milieu d'une zone de test de la bombe gamma...

Ajoutez les participations de Red Richards, Bruce Banner et Tony Stark (ainsi que quelques autres petites apparitions) tous confrontés à un avenir différent de celui qui les attendait. Ici pas d'histoire de continuité, il suffit simplement de connaître un tout petit peu les personnes précitées pour profiter pleinement des changements et allusions à l'histoire originale. Straczynski a bien ficelé son scénario, tout se recoupe très logiquement. Les dessins de Tommy Lee Edwards sont assez réalistes et matures. Ses traits sont un peu grossiers, mais cela a son charme. Ses couleurs sont un peu "passées" ce qui ajoute à l'immersion dans les passages rétros. Une mini-série agréable, qui nous rappelle que quelles que soient les circonstances, on ne change pas le fond d'un héros.



Scénario : J. Michael Straczynski - Dessins : Tommy Lee Edwards
Editeur : Panini Comics - Collection 100% Marvel.

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26.5.09

Blacksad : Quelque part entre les ombres

Un polar avec des animaux en guise de personnages ? Après tout pourquoi pas. En plus c'est le grand Régis Loisel qui préface le premier album, faisons lui confiance. Tiens, il nous fait remarquer que le dessinateur de Blacksad, Juanjo Guarnido est animateur chez Disney. Ok je comprends mieux l'utilisation du bestiaire. Je tourne la tête pour commencer la lecture de la première page... et là...
Que c'est beau ! La première chose qui me séduit c'est la colorisation, je tourne quelques pages vite fait pour voir si tout est de la même substance : la suite est encore plus jolie. Des couleurs pastels et sépias,des décors fouillés foisonnants de détails. Retour à la première page, l'eau à la bouche, j'entame pour de bon cette lecture.


Notre personnage principal est un chat, un détective avec sa parfaite petite panoplie imper, clope et franc parlé. Son ancien amour, une actrice de renom, vient d'être assassinée et il a été invité sur les lieux du crime par un Berger Allemand flic qui ne possède pas le moindre indice. Forcément le doux parfum de la belle lui resurgit du passé, forcément notre matou en fait une affaire personnelle.

Début d'histoire somme toute assez classique, voyons la suite... Je m'attarde longuement sur les planches, chose que je fais déjà d'habitude mais ici plus que de raison. Je me demande comment l'ami Guarnido colore ses planches. A de nombreux endroits on dirait de l'aquarelle. Et puis cette idée d'utiliser des animaux se montre vite très audacieuse. En plus de nous indiquer rapidement la personnalité qu'ils représentent, on a là un étonnant panel d'expressions animales utilisées de façon très parlantes. On en viendrais même à se dire que ces animaux-là sont bien plus représentatifs dans leurs émotions que s'ils étaient des humains.

Et puis ce Blacksad, quel bel homm... beau chat ! Un indépendant, charmeur, têtu et roublard, un félin quoi ! Son enquête et sa résolution sont assez convenues, mais ils ont l'odeur et la texture des vieux films noirs. Un gros intérêt pour moi qui ne voit plus la fin de certaines série à rallonges : les histoires de Blacksad sont des one shot. Nous excuserons donc ce scénario un peu léger pour ce premier volume, car malgré tout la lecture en est quand même forte agréable et rien que pour le dessin, cela vaut largement le détour !


Scénario : Juan Diaz Canales - Dessins : Juanjo Guarnido
Editeur : Dargaud - Série en cours – 3 tomes.

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25.5.09

Ultimate X-Men - Marvel Deluxe 1

Ceci est le premier recueil en Marvel Deluxe des Ultimate X-Men, regroupant les numéros 1 à 7 de la revue du même nom, comprenant deux arcs complets : L'homme de demain et Retour à l'arme X. Pour plus d'informations sur ce que sont les séries Ultimate je vous invite à lire la partie sur ce sujet dans le dossier "guide pour débuter en lecture de comics Marvel".

Les sentinelles créées par les humains pour chasser du mutant sont sans pitié et les exécutent en pleine rue sans sommation. Ils sont la réaction aux attentats commis et revendiqués par Magneto à New York et Washington. Et ce n'est peu dire que d'affirmer que la race humaine ne veut plus de ceux qu'elle considère comme des monstres et compte bien s'en débarrasser.

Pendant ce temps, Jean Grey recherche des nouvelles recrues à intégrer à l'école du Professeur X. Leurs intentions sont pacifiques, ils luttent pour la paix entre humains et mutants. L'introduction nous présente assez rapidement les principaux protagonistes : le Fauve, Tornade, Colossus et Iceberg rejoignent assez vite le petit groupe mené par Cyclope.

De son côté Magneto est dans son refuge en terre sauvage. Il pensait que son ancien ami Charles Xavier était mort. Il comprend en voyant une intervention des X-Men à la télévision que celui-ci est bien vivant et a des projets qui risquent de vite lui mettre des bâtons dans les roues. Il envisage donc de faire appel à Wolverine, un tueur professionnel de sa confrérie pour régler cette affaire.

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Les dessins de Adam Kubert sont magnifiques. Très modernes dans leur mise en couleur et leurs cadrages dynamiques. Tout est mis en œuvre pour nous en mettre visuellement plein la vue.

Côté scénario Mark Millar (Civil War, Ultimates, Ultimate Fantastic Four...) nous sert des dialogues modernes, drôles et pleins de réparties. L'action n'est pas en reste est on est très vite emporté dans cette nouvelle version mutante. La psychologie des personnages est bien étudiée et il y a un bon nombre de rebondissements.

En plus de se battre pour leurs idéaux (qui au début sont plus ceux de Xavier que ceux des nouvelles recrues qui ne cherchent principalement qu'à fuir les sentinelles) les X-Men subissent la haine raciale que leur voue les humains. Il y a beaucoup de petites anecdotes disséminées au fil des pages, comme l'élaboration des exercices de la salle des danger par McCoy, les soldats de l'Arme X qui se servent de Wolverine et de son pouvoir guérisseur pour se défouler, ou encore l'origine du handicape de Charles Xavier. Au sujet du Professeur X il est d'ailleurs à souligner sa personnalité dans cette série Ultimate. Il est très froid et déterminé et n'hésite pas en employer ses pouvoirs sur ses élèves dans certaines situations.

Le but avoué des séries Ultimate et de faire un reboot des histoires classiques afin d'attirer de nouveaux lecteurs venus principalement des salles obscures. Et il est fort bien atteint. Comme pour les autres séries ultimate il y a certaines libertés scénaristiques par rapport aux histoires originales du monde classique. Mais les personnages et leurs pouvoirs sont les-même. Cela à le double avantage de pouvoir séduire aussi bien les débutants en histoires mutantes que les lecteurs avertis à la recherche de nouvelles aventures. Cette série est idéale pour découvrir le monde des X-Men qui subissent dans leur version classique une continuité très lourde et difficile à aborder pour un néophyte.


Scénario : Mark Millar - Dessins : Adam Kubert
Editeur : Panini Comics - Collection Marvel Deluxe.

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24.5.09

Larme Ultime - Shin Takahashi

Shûji et Chise montent la côte qui mène au lycée. Ils sont ensemble depuis peu de temps et ne savent pas trop comment s'y prendre…c’est la première fois pour tous les deux qu’ils sortent avec quelqu’un. Après des débuts un peu difficiles commence à s’installer entre eux de la complicité et des sentiments grandissants. Ils décident de communiquer au travers d’un cahier commun et coucher ainsi sur le papier tout ce qu’ils ont tant de mal à se dire en la présence de l’autre.

Un jour, alors que Shûji se balade en centre-ville avec ses copains, il croit d’abord vivre soudainement un tremblement de terre. Sortant dans la rue, il s’aperçoit qu’en fait, il ne s’agit pas d'une secousse sismique, mais d’une attaque aérienne. C’est une armée qui attaque le Japon.Soudain, un avion bien plus rapide et puissant que les autres arrive, les balayes tous sur son passage, puis finit sa course quelques pâtés de maisons plus loin. Shûji curieux et attiré, se rend sur les lieux. Il ne peux croire ce qu’il y découvre... cet avion, c’est Chise ! Son corps a été utilisé par l’armée afin de créer l’Arme Ultime. En situation de danger, elle se transforme en une arme puissante et redoutable.

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Malgré ce que pourrait laisser croire ce résumé il ne s'agit pas là d'un shonen avec des combats de robots et de la baston à tout va. Les scènes d’action sont mises au second plan. Ce qui compte ici, ce sont les émotions. Aussi bien pour Chise que pour Shûji. Chacun des personnages est à égalité, on suit autant les sentiments de l’un comme l’autre. C’est très profond, très touchant, humain. Mais nous ne sommes pas dans un shojo manga et les thèmes abordés sont plutôt violents. On se pose beaucoup de questions sur la guerre et sur ce qui pousse les gens à commettre des horreurs pour une cause qui n'est pas toujours la leur. On tombe dans une spirale de tristesse qui par moment est vraiment très lourde.


Ce manga à beaucoup de succès et il est devenu un classique. Mais il y a des longueurs ennuyantes et j'ai eu parfois du mal à garder toute mon attention durant cette lecture au rythme très lent. Les dessins de Shin Takahashi qui peuvent paraître un peu brouillons au début se révèlent au final très beaux et expressifs. Ils aident beaucoup à ressentir les sentiments des protagonistes sans qu’il faille forcément de longs discours.

Au bout de ses sept tomes on en ressort assez ému mais aussi un peu morose. Personnellement c'est un titre que j'ai apprécié de lire une fois, mais que je ne prendrai pas de plaisir à relire, l'atmosphère s'en dégageant étant trop pesante à mon goût, l'histoire ne laissant présager aucun espoir. A noter que ce seinen comportes certaines scènes qui le réservent à un public adulte.



Scénario & Dessins : Shin Takahashi - Editeur : Delcourt - Collection Akata
Série Terminée – 7 tomes.
SAISHU HEIKI KANOJO by Shin TAKAHASHI
©2000 by Shin TAKAHASHI / Shogakukan Inc., Tokyo



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22.5.09

Un Pacte avec Dieu - Will Eisner


En 1978, à 61 ans Will Eisner, un des fondateurs du comic américain, papa de "the Spirit" raconte ses souvenirs des années 30 dans "A contract with God" (publié en France sous les titres "Un Bail avec Dieu", "Le Contrat", puis enfin "Un Pacte avec Dieu".) C'est un des albums qui ont marqué l'histoire de la bande dessinée américaine. Le premier graphic novel. La première fois aux États-Unis qu'une BD aborde des thèmes adultes dans une forme littéraire sans passer par la prépublication dans un périodique. Ce recueil de quatre nouvelles est aussi le premier volume de ce qu'on appellera "la Trilogie du Bronx", les deux suivants étant "Jacob le cafard" (1986) et "Dropsie avenue" (1995).

Quelque chose est paradoxale avec "Un Pacte avec Dieu". Comme le souligne Scott McCloud dans son livre "Réinventer la bande dessinée" : c'est alors qu'il donne enfin ses premières lettres de noblesse et révolutionne le comic américain qu' Eisner emploie le terme graphic novel de peur de déprécier son oeuvre en la qualifiant de bande dessinée. Cette nouvelle forme éditoriale inspira de nombreux auteurs dont Alan Moore et Franck Miller ou encore Art Spiegelman.

Ce roman graphique nous narre quatre nouvelles dont les habitants d'un immeuble du Bronx sont les principaux protagonistes. Parfois il n'y a qu'un dessin illustrant un texte puis d'autres pages reprennent la construction traditionnelle avec ses cases et ses bulles. Nous découvrons ainsi l'histoire tragique de Frimme Hersh qui, à la mort de sa jeune fille, rompt le contrat qu'il avait effectué avec Dieu. Un épisode de la vie d'un chanteur de rue qui croit avoir trouvé la route vers son Eldorado. Les derniers instants d'un concierge qui subit la manipulation d'une gamine de dix ans. Les seules vacances de l'année d'une famille et de quelques célibataires, à la recherche du bon parti, qui quittent quelques jours la ville pour la campagne.

Les immeubles que dessine Eisner sont des personnages à part entière de ces histoires. On plonge au plus profond de l'ambiance du Bronx. Le métro aérien, les femmes qui étendent leur linge entre les bâtiments, les escaliers de secours si typiques à ces constructions New-Yorkaise. Mais aussi la pauvreté, la promiscuité et la connivence entre voisins. Il retranscrit avec talent la vie telle qu'elle était dans ses quartiers d'immigrés. Comme il le définit lui-même dans sa préface : "Ces histoires sont toutes véridiques. Seules la narration et la peinture des personnes et événements en font de la fiction".


Scénario & Dessins : Will Eisner - Editeur : Delcourt.

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21.5.09

Fantastic Four : 1234 - Morrison/Lee

A Manhattan il fait une chaleur étouffante et un ouragan grossissant dans l'atlantique présage une sacrée tempête. Pendant que Red Richards c'est enfermé pour réfléchir, le reste de la famille Fantastique s'ennuie. Johnny sort sa conquête du moment et Jane se sentant délaissée par son mari cherche le réconfort auprès de son amie Alicia Masters. Ben quant à lui se lamente dans le labo quand un des robots de Fatalis, qui a été à moitié disséqué par Red afin de l'étudier, se met à lui parler.

La Chose ne voit pas le piège et fonce tête baissée dans le plan de leur ennemi juré. Et ce dernier est bien résolu à en finir avec cette famille qui contrecarre ses projets depuis trop longtemps.

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19.5.09

Le combat ordinaire - Manu Larcenet

Le combat ordinaire c'est celui d'une vie. Celle de Marco, un photographe fatigué de prendre des clichés de la misère humaine et lassé de cette thérapie qu'il fait depuis huit ans et ne le mène à rien. Il a abandonné la ville pour la campagne, pensant résoudre ses problèmes d'angoisse qu'il a depuis tout petit.

Mais il n'y a qu'avec son chat ou avec son frère avec qui il partage ses délires qu'il se sent bien. Le rapprochement avec la nature lui est bénéfique, mais les angoisses n'ont pas disparues pour autant. Le malaise qu'il éprouve est profond.

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18.5.09

Paradise Kiss - Ai Yazawa

Yukari est une élève plutôt studieuse. Un jour elle se fait aborder dans la rue par Arashi, un jeune au look punk et Isabella, un homme travesti en femme. De peur et d'étonnement elle s'évanouit.

Elle se réveille un peu plus tard dans une cave transformée en atelier de couture, une jolie fille aux cheveux roses, Miwako, penchée sur elle. Remise de ses émotions, elle apprend que ces personnages originaux sont des élèves en stylisme de l'école des arts Yazawa et qu'ils voudraient faire d'elle leur mannequin pour le défilé de la fête de leur établissement.

Yukari les prend pour des marginaux excentriques et refuse leur proposition un peu violemment. Elle quitte l'atelier et dans sa précipitation perd sa carte de lycée. Plus tard, rejoignant l'atelier, Georges le leader du petit groupe découvre la carte de Yukari. Voyant sa photo il se dit qu'elle ferait un mannequin idéal. Ses amis lui expliquent qu'ils lui ont déjà proposé, mais que celle-ci considère leur activité comme des enfantillages et a refusé. Persuadé qu'elle ferait le modèle parfait pour leur marque "Paradise Kiss", Georges va tout faire pour convaincre Yukari de les représenter.

Georges est très grand, très beau et il est très sur de lui. Quand il débarque à la sortie du lycée en costume et Jaguar pour rencontrer Yukari, elle ne peut lui rester indifférente et décide de le suivre. A cet instant et lors de la soirée qui va suivre, elle comprend que sa vie va basculer au contact de ces artistes passionnés qui ont tant à lui apporter. Une nouvelle voie s'offre à elle et elle s'y engouffre avec quelques craintes, mais aussi le ressentiment que plus rien ne sera jamais comme avant.

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Avant tout je dois vous prévenir tout de suite : je suis une grande romantique et les sentiments que décrit Ai Yazawa dans ses mangas font toujours ressortir mon côté fleur bleue. Les premiers émois de l'adolescence, la passion naïve de la jeunesse, les questions et les doutes, toutes ces émotions sont si bien retranscrites dans ses histoires qu'elles me ramènent toujours plusieurs années en arrière. Et un livre qui a le pouvoir de vous faire rajeunir c'est précieux. Peu de shojo me font cet effet. Yazawa a ce talent particulier qui nous fait nous attacher à ses personnages dès les premiers chapitres. Ils ont tous des personnalités très fortes, souvent originales et cachent tous au fond d'eux une très grande sensibilité.

Le style graphique et les thèmes abordés sont typiques du shojo (décors casi-inexistants, petites fleurs, personnages très beaux et très fins, romantisme exacerbé, questionnement sur l'avenir...) ce qui n'empêche pas les mangas de Yazawa d'être lus et admirés autant par les garçons que par les filles. Je pense que cela doit venir du fait que tout le monde peut se retrouver dans ses histoires, les protagonistes étant nombreux et aux personnalités multiples et variées.

J'ai lu Paradise Kiss après avoir découvert Nana et avant Gokinjo (série sortie au Japon avant Paradise Kiss qui raconte la jeunesse de la grande soeur de Miwako et la création de sa marque de vêtements Happy berry.) On y retrouve le style propre à Yazawa qui, très attirée par la mode, habille toujours ses héros de manière très stylée et les dessine longs et fins. Un graphisme qui ne pourra pas plaire à tout le monde, mais dont personne ne pourra nier l'originalité. Ce shojo déborde d'humour et d'émotions. Le monde du stylisme y est décrit de façon très "clean", pas d'histoire de drogue ou d'anorexie par exemple. On est dans un univers de lycéen et tout est assez bon enfant. Ce qui n'empêche pas les propos et les inquiétudes des personnages d'être plutôt matures.

Cette histoire procure un agréable moment de lecture qui ne se laissera pas oublier si facilement. C'est aussi une très bonne introduction à l'univers de Ai Yazawa, Paradise Kiss étant "seulement" en cinq tomes, plus accessible donc que Nana, la série la plus populaire de l'auteur, qui en est à ce jour à son vingtième numéro et n'est toujours pas finie (mais que je conseille fortement également).



Scénario & Dessins : Ai Yazawa - Editeur : Kana - Série Terminée – 5 tomes.
©2000 by Ai Yazawa / SHODENSHA Publishing Co, Ltd. Tokyo

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15.5.09

Marvel 1602 - Neil Gaiman/Andy Kubert

Ce récit se déroule dans un univers parallèle à l'univers classique des super-héros Marvel. Bien loin de l'Amérique et des grattes-ciel. Nous sommes au XVIIe siècle, sous l'inquisition Espagnole dans notre bonne vieille Europe.

Cela fait une semaine que la météo inquiète le continent. Orages, coups de tonnerre, éclairs, mais pas de pluie. Certains pensent que c'est le signe de la venue de l'apocalypse. Nicholas Fury, au service de la Reine d'Angleterre, est chargé de sa protection. Le médecin de sa majesté, Stephen Strange lui apprend que le trésor des Templiers est en route pour Londres et lui demande une escorte afin de protéger ce butin si convoité.

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13.5.09

NYX - Marvel Graphic Novels

Kiden a vu son père, policier de son état, mourir sous ses yeux quand elle était petite. Adolescente, elle reste traumatisée par ce drame, se réfugie dans la drogue, les boites de nuit et les études sont le dernier de ses soucis. Rebelle, elle se retrouve confrontée aux bad boys du lycée qui cherchent clairement l'affrontement avec elle. Et forcément elle ne se laisse pas faire.

Un jour où leur différent les amènent à se battre dans un couloir de leur établissement, elle découvre qu'elle est une mutante qui possède le pouvoir d'arrêter le temps.

Si elle touche quelqu'un le temps reprend son cours, mais elle blesse la personne de façon démesurée. Hector, le chef de la bande, se retrouve ainsi avec le bras cassé alors que Kiden n'a fait que le toucher du bout du doigt.

Avide de vengence, il va jusqu'à introduire une arme au lycée, c'est alors qu'a lieu un accident lorsque Kiden évite la balle en arrêtant le temps et que sa professeur est la victime du coup de feu. Se sentant coupable, Kiden fugue de chez elle.

Dans la seconde partie du récit, elle rencontrera d'autres mutantes adolescentes (dont Laura Kinney aka X-23, une mutante dotée de griffes comme Wolverine et que l'on retrouve en tant que membre de X-Force dans Astonishing X-Men). Ensemble elles devront unir leurs pouvoirs pour échapper à une bande de gangster à leurs trousses.

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Cette histoire est assez sombre et ce n'est pas parce que ce sont des demoiselles qui sont à l'honneur que les événements seront cléments. Découvrir à l'adolescence que l'on est un mutant n'est pas forcément chose facile. Surtout quand on ne maîtrise pas encore ses pouvoirs et les situations qui en découlent. Le récit ne ressemble pas à une histoire de mutants à la X-Men, pas de vilains ni de Sentinelles ici, mais la loi du plus fort et la survie coûte que coûte.

Quesada donne un côté thriller à son scénario, mais il n'arrive pas à rendre ses héroïnes suffisamment intéressantes pour que l'on se soucie de leur sort. Elles sont sympa, jolies mais, à part Laura Kinney qui ne dit pas un mot et dont on se demande dans quelles circonstances elle a acquis ses griffes en adamantium, les autres personnages manquent un peu de profondeur. La faute peut être à un récit un peu court en seulement deux volumes dans cette version Graphic Novels.

Les dessins de Joshua Middleton pour le premier volume sont très beaux, aux couleurs pastels. Les phases d'arrêt du temps sont très bien faites. Je regrette qu'il n'ai pas assuré le dessin du second volume, les dessins de Robert Teranishi étant un cran en dessous à mon goût.

Marvel à réédité récemment cette histoire dans un Marvel Deluxe, qui comporte également la mini-série "X-23 : Innocence Lost" qui raconte justement les origines de Laura Kinney.



Scénario : Joe Quesada - Dessins : Joshua Middleton/Robert Teranishi
Editeur : Panini Comics - Collection Marvel Graphic Novels - 2 tomes.

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11.5.09

Guide pour débuter en lecture de comics Marvel - Part 2 - Librairie

Cet article fait suite à la première partie du Guide pour débuter en lecture de comics Marvel. Retrouvez ici les titres librairie idéaux pour s'aventurer dans l'univers des super-héros Marvel.

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9.5.09

Neverland - Stephane Piatzszek/Nicolas Sure

Betty est confortablement en train de lire sur son balcon en compagnie d’une plante très rare et exotique offerte par son oncle quand son amie Laura sonne chez elle afin de lui emprunter sa connexion internet.

De retour sur le balcon, la plante a disparue. Le lendemain en se rendant au commissariat pour signaler le vol, Betty croise dans la rue une affiche publicitaire pour un engrais illustrée avec sa plante. Elle est abasourdie, il y en a partout dans la rue, sur les bus, dans le métro.


Elle décide d’aller à l’agence publicitaire pour essayer de comprendre et tombe sur le patron de la boite qui lui propose de faire une émission de télé-réalité pour retrouver sa plante. S’apercevant lors de la coupure pub que l’émission est une supercherie et qu’elle a été dupée, elle quitte le plateau. Dans les couloir du métro, sur le chemin du retour, une bande de quatre jeunes faisant du vandalisme anti-pub l’enlèvent. S’en suit une course poursuite avec la police dans les rues de Paris.

Arrivés dans leur vieille maison délabrée peuplée de chats, ils lui expliquent que celle-ci appartient à leur famille de longue date et qu’un géant de la pub veut la racheter pour la démolir afin de construire un musée de la publicité. Mais ils ont un plan pour faire échouer l’affaire et garder leur domicile…

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Le titre de cette fable et le tourbillon de folie dans lequel est emportée Betty n’est pas sans rappeler les mondes de l’imaginaire à la Peter Pan ou une certaine Alice aux pays des merveilles. Sortie de sa petite vie casanière par une série d’événements loufoques, elle va se retrouver de l’autre côté du miroir, là où l’on dénonce les méfaits et abus des médias (en l’occurrence la TV) et de la publicité. Tout y passe : les émissions bidons et truquées, la déformation de l’information au journal télévisé, les reporters censurés, l’abrutissement du public, l’avidité de l’argent au prix de la qualité, le monde télévisuel y est traité sans pitié et avec beaucoup d‘humour. Comme le souligne Stephane Piatzszek dans une mini interview à la fin du livre : on n'a pas oublié la petite phrase d’un dirigeant de chaine privée qui expliquait vendre "du temps de cerveau disponible entre les pubs"…

Les dessins de Nicolas Sure sont magnifiques et très stylés. (vous pouvez agrandir un peu la planche si contre pour mieux admirer). Ses couleurs sont très douces et agréables. Il nous transporte dans cette histoire rocambolesque avec talent.

Beaucoup d’humour, de réalisme, de pertinence et de sincérité, enrobés dans un joli emballage…que demander de plus ? Un one-shot à dévorer sans hésiter !



Scénario : Stephane Piatzszek - Dessins : Nicolas Sure
Editeur : Quadrants - Collection Azimut - One-shot.

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6.5.09

Genshiken de Kio Shimoku - tome 1

Sasahara Kanji adore les séries animées et les jeux vidéo de baston. Fraîchement arrivé à l'université il cherche un club à intégrer et découvre le Genshiken ou "club d'étude de la culture visuelle moderne".

Sa curiosité le pousse à entrer dans le local du club où sont réunis les membres, de vrais otaku fans de fanzines, cosplay, mangas, jeux vidéos et bien d'autres choses lié à cette culture japonaise. Après un petit test ils décident d'accueillir Sasahara parmi eux.

Il va découvrir bien des aspects du monde des otaku qu'il n'imaginait même pas. L'initiation commence et il s'intègre très rapidement au petit groupe...




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J'avais vu l'animé NHK qui traite des hikikomori et j'avais bien apprécié la description de leur univers et l'approfondissement psychologique sur ce style de vie. Quand on m'a conseillé Genshiken en me disant que c'était dans le même genre en plus drôle, je me suis procuré le premier tome.

Et bien à vrai dire je suis un peu déçue. J'ai eu du mal à me familiariser avec les personnages et je n'ai pas vraiment trouvé ça amusant (on m'avait pourtant promis de bonnes tranches de rire).

Certes cela ne décrit pas trop mal les otaku et leur différente passions, les habitudes telles que les achats en boutiques spécialisées, les figurines, la recherche de la dernière édition spéciale, le cosplay et tout cet univers, mais je n'ai pas accroché...

Si parmi vous certains connaissent, vous pourrez peut-être me renseigner : faut-il que je persévère parce que la suite vaut le coup ? Que je le vois en animé ? Dois-je plutôt me pencher vers Tokyo Toybox ou la version manga de NHK ?



Scénario & Dessins : Kio Shimoku - Editeur : Kurokawa - Série en cours - 8 tomes.
© Kio Shimoku / Kodansha Ltd.



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5.5.09

L'envolée Sauvage - Laurent Galandon/Arno Monin

L'histoire de Simon, petit orphelin Juif dans la France de 1941. Il vit à la campagne en zone occupée, il aime observer les oiseaux et les poèmes. Les autres enfants se moquent de lui et quand le maire et instituteur du patelin (qui fait en classe les éloges de l'action du Maréchal Pétain) découvre qu'il est Juif, il le chasse du village. La protection du curé n'y fait rien et Simon est envoyé dans un institut pour mineurs délinquants qui lui sert un temps de refuge.

Il y trouvera l'amitié de Tonino, un autre enfant Juif un peu plus vieux que lui qui le prend sous son aile. Mais ce répit sera de courte durée. L'antisémitisme continu de progresser et voilà Simon contraint de porter une chemise étoilée. Lui et les autres Juifs sont mis à l'écart des autres enfants et assez rapidement obligés de fuir à nouveau pour éviter une rafle.

Se retrouvant seul en pleine montagne, il est hébergé par une vieille aveugle et son maladroit de fils, en échange de quelques travaux ménagers et de l'entretien d'un pigeonnier. La passion de Simon pour les oiseaux lui sera utile à de nombreuses reprises, allant même jusqu'à le sauver plusieurs fois. Beaucoup de gens tenteront de l'aider, mais la période n'est pas propice à l'empathie et certains payeront cher leur générosité.

A chaque moment clé de son aventure Simon aperçoit une "Dame Blanche" un rapace nocturne avec lequel il discute. Que vient-elle lui annoncer ? Est-elle bienveillante ou de mauvais augure ?

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Les dessins de Arno Monin sont un peu particuliers, le trait est parfois un peu grossier mais cela n'est pas désagréable. La nature est mise en avant les albums bénéficiant d'une très jolie coloration.

La bêtise humaine, la cruauté, l'amitié, le dégoût et la joie, voilà tous les sentiments exposés dans ces deux tomes. Le scénario est convenu et n'offre pas de rebondissements spectaculaires, mais la poésie ambiante relève le tout et nous transporte aisément tout au long de l'histoire.

Cela se lit facilement et assez vite et ça a le mérite d'honorer le devoir de mémoire. Il est juste dommage que la série ne soit pas un petit peu plus longue pour approfondir certains personnages qui le mériteraient bien.



Scénario : Laurent Galandon - Dessins : Arno Monin
Editeur : Bamboo - Collection Angle de vue - Série terminée - 2 tomes.

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4.5.09

Le quartier de la lumière - Inio Asano

Le quartier de la lumière raconte la vie des habitants d’un quartier de Tokyo. Ils vivent dans une résidence construite sur une colline qui leur offre une vue et un ensoleillement exceptionnel, d’où le nom qu’ils ont donné a cet endroit.

Tasuku est amoureux de Haruko, mais elle ne le considère que comme un ami. Ils sèchent les cours ensemble tous les jours. Lui a décidé d’aider les personnes suicidaires à accomplir leur volonté et leurs derniers instants dans de bonnes conditions. Haruko s’est fait agresser il y a deux ans et depuis elle attend de retrouver celui qui a fait ça afin de se venger.

Le soleil a beau briller de toutes ses forces, il n’en rend pas le quartier plus reluisant pour autant. Nombreux sont les candidats au suicide. Tasuku récupère leurs téléphones portables une fois leur acte accompli et il en a de plus en plus. La police enquête sur cette série de morts. Quand le père de Haruko tente de l’étrangler, après avoir tué sa maitresse et sa femme pour enfin se donner la mort, cela ne fait que rallonger la liste.

Les sentiments noirs et lugubres du suicide et les raisons qui y poussent les gens, contrastent avec l’amour et les idéaux des adolescents. Ils fuient ce monde rempli d’adultes pourris, ils ne veulent pas devenir comme eux. Mais ils sont déjà si durs et si matures, ont vécus tellement de choses si moches, le point de non-retour est peut-être proche, il va bientôt pleuvoir…

Pas très loin de là Hôichi et Satoshi vivent ensemble, avec un bébé dont-ils pourraient tous les deux être le père. Hôichi a des activités liées à la mafia et est avide d’argent. La prostitution, le piratage informatique et autres magouilles, quel avenir cela apportera à la petite Momoko qu’ils élèvent à deux depuis cinq ans maintenant ?

Le rêve de Hôichi serait de détruire les résidences du quartier de la lumière, pour y retrouver le village d’antan qu’il a connu étant petit. Satoshi, lui, aspire à une vie tranquille, avec son ami et leur bébé, il se sent bien dans cette vie à trois et puis il n’a nulle-part où aller. Un jour Hôichi décide de kidnapper le directeur d’une grosse entreprise pharmaceutique afin de faire du chantage et empocher un gros paquet d‘argent, mais cela ne se passe pas comme prévu…

Tous les personnages se croisent dans ce quartier et dans leurs vies. Certains destins sont liés, plus qu’on ne pourrait en fait le penser. Ils passent tous à un moment au même endroit, devant un distributeur de boissons, témoin de plusieurs événements majeurs de leurs histoires.

Ce manga présente en one-shot une analyse sociale très réaliste, assez pessimiste, mais qui ne verse jamais dans le mélodrame. Inio Asano est un jeune mangaka prometteur en tout début de carrière, dont les œuvres sont d’une grande maturité. En soulevant les problèmes de la société moderne, au travers de ses nombreux protagonistes, il nous invite à la réflexion.

Derrière le soleil et sa lumière se cachent les nuages…



Scénario & Dessins : Inio Asano - Editeur : Kana - Collection Made in - One shot.
© by ASANO Inio / Shogakukan



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Partage de lectures bédéphile Franco-Belge, Comics et Mangas
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